Face à la mobilisation lycéenne, toujours très suivie ce mardi 6 octobre, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé devant l'Assemblée nationale la suspension des cours dans les lycées sur une demi-journée dans les jours qui viennent. La raison ? La nécessité, selon le chef du gouvernement, d'organiser un "temps de démocratie interne" avec les élèves. "Dès demain matin, dès jeudi, dès vendredi, banalisation complète des emplois du temps pour permettre à chaque équipe de direction, à chaque proviseur, d'avoir un temps de démocratie interne au sein du lycée", a lancé Sébastien Lecornu.

256 000 manifestants en France…
450 000 manifestants en France selon les organisateurs
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Pour « l’acte III » de cette mobilisation, plus de 250 000 personnes – lycéens, parents, enseignants et syndicalistes – ont manifesté à Paris et dans plusieurs villes d’après le ministère de l’intérieur, sans incident majeur, pour réclamer des moyens, sous haute surveillance des forces de sécurité dans un climat de tensions et d’affrontements ces derniers jours.
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Emmanuel Macron a présidé ce soir à l’Élysée une réunion pour faire un point sur la mobilisation lycéenne, a indiqué une source au sein de l’exécutif
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Sébastien Lecornu a annoncé la suspension des cours au lycée en fin de semaine pour organiser un « temps de démocratie interne » avec les élèves qui manifestaient à nouveau mardi pour réclamer des moyens supplémentaires pour leurs établissements.
Concrètement, il ne s'agit pas de suspendre l'ensemble des cours, mais seulement d'organiser à la place un temps d'échange. Le Premier ministre souhaite que chaque chef d'établissement annule les cours sur une demi-journée, soit mercredi, soit jeudi, soit vendredi, pour permettre ce temps de discussion. Les autres cours restent maintenus. "Les lycéens pourront exprimer leurs difficultés, partager leurs attentes et échanger sur leur quotidien", indique un rectorat relayé par La Provence.
Un temps démocratique mis en œuvre "ni demain, ni après-demain"
Problème, et pas des moindres cependant, certains lycées étaient toujours fermés ce mardi et devraient encore l'être dans les prochains jours… "Il n'y a pas deux établissements qui sont dans une situation absolument identique. Donc il faut traiter les situations établissement par établissement, voir ce qui relève de l'académique ou du national", a tempéré le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, pour qui il faudrait qu'il y ait "à la fois un temps avec les élèves et aussi un temps avec les personnels".
Mais du côté des principaux concernés, c'est la stupéfaction. Alors que la situation relève parfois du chaos pour certains chefs d'établissement dont le lycée est confronté à des blocages, voire à de sévères dégradations et violences, les principaux syndicats des chefs d'établissement ont jugé mardi que faire une telle demande dans ces circonstances était "irrespectueux" envers les proviseurs et témoignait d'une "cacophonie". "On ne le mettra pas en œuvre ni demain, ni après-demain. On ne sera pas en ordre de fonctionnement, d'autant que les établissements sont plus ou moins chahutés", a confié Christelle Kauffmann, secrétaire générale adjointe du principal syndicat de chefs d'établissement, le SNPDEN-Unsa, à l'AFP, dont La Provence se fait notamment l'écho.
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