"Pesticides ni ici, ni ailleurs" : 8 000 personnes se réunissent près du site du géant de l’agrochimie Syngenta pour faire pression

Plusieurs milliers de manifestants se sont rassemblés samedi près de l’usine Syngenta, dans l’Eure, pour dénoncer l’usage des pesticides en agriculture.
Les mobilisations se multiplient après un été historique sur le plan climatique – avec des marches pour le climat partout en France dimanche – mais aussi dans le sillage de textes législatifs comme la loi d’urgence agricole et son volet pesticides, et un projet de loi sur les pesticides en discussion au niveau européen.
Dans l’Eure, la Confédération paysanne (troisième syndicat agricole) et les ONG Soulèvements de la Terre, Cancer Colère et le Collectif de Soutien aux Victimes des pesticides de l’ouest (CSVPO) ont appelé à manifester près de l’usine du fabricant de pesticides et semencier Syngenta (groupe d’origine suisse et désormais chinois) à Saint-Pierre-la-Garenne. Huit mille personnes sont présentes ce samedi, a indiqué la préfecture à l’AFP.
Des heurts avec les forces de l’ordre
« Les pesticides produits par les multinationales de l’agrochimie comme Syngenta valent-ils mieux que nos vies et celles de la biodiversité ainsi que notre santé ? », a déclaré lundi lors d’une conférence de presse Monique Savatier, du CSVPO.
Dans le cortège, comprenant des personnes de tous les âges, plusieurs pancartes proclament « Pesticides ni ici, ni ailleurs » ou encore « Le monde de demain commence dans nos assiettes ».
Cet appel est soutenu par une cinquantaine d’organisations. D’autres rassemblements sont prévus en Suisse – au siège de Syngenta – mais aussi en Angleterre, dans le cadre d’une campagne « internationale » contre « l’agrochimie et notamment contre quatre multinationales (BASF, Corteva, Bayer qui a acheté Monsanto, et Syngenta) », a ajouté Naya, militante aux Soulèvements de la Terre.
« Tous les recours démocratiques ont été épuisés ou alors sont complètement niés par le gouvernement et le législateur », a déclaré Fleur Breteau, fondatrice de Cancer Colère et figure médiatique de la pétition de 2025 contre la loi dite « Duplomb ».
Dans l’Eure, « il y aura une présence en nombre de personnes malades et donc fragiles. On ne cherchera pas à rentrer sur le site, classé Seveso, et on ne souhaite pas qu’il y ait de confrontation avec les forces de l’ordre », avait souligné Thomas Gibert, porte-parole de la Confédération paysanne. D’après nos confrères d’Ouest France, des heurts avec les forces de l’ordre ont cependant éclaté un peu avant 17 h.
Des manifestants se sont réfugiés dans un champ pour fuir les affrontements, qui s’intensifient à proximité de l’usine. Des grenades assourdissantes sont envoyées.
De son côté, Syngenta assure respecter « pleinement le droit de se rassembler et de manifester », tout en qualifiant l’événement de « mal fondé ». Concernant son usine dans l’Eure, « 70 % de la production actuelle du site est utilisable en agriculture biologique », souligne le groupe dans une réaction à l’AFP.
Il a également fait valoir que « pour produire une alimentation sûre, accessible et en quantité suffisante, les agriculteurs doivent pouvoir s’appuyer sur une diversité de solutions et de technologies ».
L’ONG Générations Futures appelle de son côté à se mobiliser les 10 et 11 octobre contre « les autorisations illimitées de pesticides en Europe ».
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Des milliers de manifestants défient un géant des pesticides en Normandie - Epoch Times
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D’autres manifestations prévues en Europe
Dans le même temps, d’autres manifestations sont prévues en Suisse ou en Angleterre, dans le cadre d’une campagne "internationale" contre "l’agrochimie", selon Nata, militante aux Soulèvements de la Terre. Les protestations visent "quatre multinationales : BASF, Corteva, Bayer qui a acheté Monsanto, et Syngenta", souligne-t-elle.
De son côté, Syngenta assure respecter "pleinement le droit de se rassembler et de manifester", tout en qualifiant l’événement de "mal fondé". Concernant son usine dans l’Eure, "70 % de la production actuelle du site est utilisable en agriculture biologique", souligne le groupe dans une réaction à l’AFP.
Il a également fait valoir que "pour produire une alimentation sûre, accessible et en quantité suffisante, les agriculteurs doivent pouvoir s’appuyer sur une diversité de solutions et de technologies".
Les mobilisations se multiplient pour réclamer une alimentation plus respectueuse de l’environnement.
L’ONG Générations Futures appelle à se mobiliser les 10 et 11 octobre contre "les autorisations illimitées de pesticides en Europe".
À Paris, une "marche pour la fermeture des abattoirs", à l’appel de l’association L214, est également prévue samedi après-midi. L’ONG, qui défend la cause animale, attend plusieurs milliers de personnes.
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