Balance commerciale dans le rouge – Le déficit commercial de la France s’est aggravé en juillet pour atteindre 6,7 milliards d’euros, selon les chiffres publiés mardi par les douanes. La progression des importations a largement dépassé celle des exportations au cours du mois.
Cette dégradation intervient alors que les achats de matériels de transport ont fortement augmenté. Dans le même temps, les exportations ont progressé plus modestement, malgré une hausse des ventes d’électricité sur fond de fortes tensions sur le marché de l’énergie.
Une hausse marquée des importations
Les douanes indiquent que le déficit commercial s’est creusé de 900 millions d’euros par rapport à juin. Les importations ont atteint 61,3 milliards d’euros en juillet, soit une hausse de 1,1 milliard d’euros sur un mois.
Cette progression provient en grande partie des approvisionnements en matériels de transport. Les achats dans ce secteur ont augmenté de 700 millions d’euros, sous l’effet notamment des importations de produits liés à l’industrie automobile ainsi que, dans une moindre mesure, à l’industrie aéronautique et spatiale.
La dynamique des importations a donc largement pesé sur le solde commercial français. Elle explique l’essentiel de la dégradation observée au cours du mois de juillet.
Des exportations en progression plus limitée
Les exportations françaises ont atteint 54,7 milliards d’euros. Elles n’ont progressé que de 200 millions d’euros sur un mois, une évolution qualifiée de « hausse modérée » par les douanes.
Cette augmentation a été soutenue principalement « par la progression des livraisons de produits de l’électricité », qui ont représenté 300 millions d’euros supplémentaires.
Les douanes expliquent cette évolution par la hausse des prix de l’électricité sur les marchés de gros. La canicule et la sécheresse ont réduit l’offre disponible, notamment en raison d’une baisse de la production nucléaire, tout en stimulant la demande liée aux besoins de climatisation.
Le déficit des transactions courantes se détériore également
De son côté, la Banque de France a indiqué que le déficit des transactions courantes avait atteint 4,7 milliards d’euros en juillet. Ce solde, qui regroupe les échanges de biens, les services et les revenus, était de 1,6 milliard d’euros le mois précédent.
Le déficit des échanges de biens s’est lui aussi aggravé. Il est passé de 5,2 milliards d’euros en juin à 6,8 milliards d’euros en juillet, principalement en raison de la détérioration du solde des biens hors énergie.
Le déficit énergétique est resté stable à 3,7 milliards d’euros. Cette stabilité n’a toutefois pas suffi à compenser la dégradation enregistrée dans les autres catégories de biens.
Le recul de l’excédent des services pèse sur les comptes
Autre facteur de dégradation, l’excédent des échanges de services s’est nettement réduit au cours du mois. Il est passé de 5,3 milliards d’euros en juin à 3,8 milliards d’euros en juillet.
Selon la Banque de France, cette évolution s’explique notamment par le recul de l’excédent dégagé par les services aux entreprises. Cette baisse a contribué à creuser davantage le déficit des transactions courantes.
Malgré cette dégradation mensuelle, les données sur douze mois montrent une amélioration de la situation par rapport à l’année précédente.
Une amélioration sur un an malgré le recul de juillet
En cumul sur les douze derniers mois, le déficit des transactions courantes s’établit à 12 milliards d’euros. Un an plus tôt, il atteignait 18,2 milliards d’euros.
Ces chiffres traduisent une amélioration de la situation extérieure française sur le long terme. Toutefois, les données de juillet illustrent la sensibilité des comptes extérieurs à l’évolution des importations, aux prix de l’énergie et à la dynamique des échanges de services.
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