
Au-delà des 3 façons différentes de traiter la même information, des lunettes roses de l’AFP qui nous explique doctement que si nos chers enfants sont nuls à l’école c’est parce qu’ils sont bons en écologie… Excuse éculée de ceux qui ne veulent surtout pas voir. Ils sont également bons en reproduction, en théorie du genre, en enfilage de capotes sur des bananes et tout un tas d’autres savoirs que notre éducation nationale diffuse en mettant de gros moyens et en détournant du temps de professeurs pour des choses qui, en réalité, ne relèvent pas de l’instruction publique.
Nous connaissons tous les causes qui conduisent à ces résultats désastreux, mais aucune, je dis bien, aucune cause n’est le manque de moyen ou d’argent. L’Education nationale a ce qu’il faut.
Le problème ce sont les méthodes, l’idéologie, la permissivité, l’absence d’ambition, de rigueur, d’autorité et oui, disons-le, de discipline. Le problème c’est l’école « inclusive » qui à force d’être inclusive rend l’enseignement pour tous impossibles et le niveau s’effondre. Les mauvais restent mauvais, les bons plongent.
Plus l’Education nationale veut faire de l’égalité et de l’inclusivité, plus en réalité elle devient inégalitaire et non-inclusive.
A titre personnel, faites tout ce qu’il faut pour ne pas sacrifier vos enfants sur l’autel de l’éducativement correct, ne cédez pas à la mode du tout numérique. Maintenez l’exigence, l’ambition, et un niveau de culture générale le plus élevé possible.
Nous nous dirigeons vers idiocratie. Empêchez vos enfants de devenir les idiots du système.
Un pays sans culture avec des enfants incultes n’aura aucune chance de réussite dans les années qui viennent.
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
#FRANCE - Pourquoi l’Éducation nationale envisage de simplifier l’accord du participe passé
Il n’y a pas de pensée sans mots
La disparition progressive des temps (subjonctif, passé simple, imparfait, formes composées du futur, participe passé…) donne lieu à une pensée au présent, limitée à l’instant, incapable de projections dans le temps. La généralisation du tutoiement, la disparition des majuscules et de la ponctuation sont autant de coups mortels portés à la subtilité de l’expression.
Supprimer le mot « mademoiselle » est non seulement renoncer à l’esthétique d’un mot, mais également promouvoir l’idée qu’entre une petite fille et une femme il n’y a rien. Moins de mots et moins de verbes conjugués c’est moins de capacités à exprimer les émotions et moins de possibilité d’élaborer une pensée.
Des études ont montré qu’une partie de la violence dans la sphère publique et privée provient directement de l’incapacité à mettre des mots sur les émotions. Sans mot pour construire un raisonnement, la pensée complexe chère à Edgar Morin est entravée, rendue impossible. Plus le langage est pauvre, moins la pensée existe.
L’histoire est riche d’exemples et les écrits sont nombreux de Georges Orwell dans 1984 à Ray Bradbury dans Fahrenheit 451 qui ont relaté comment les dictatures de toutes obédiences entravaient la pensée en réduisant et tordant le nombre et le sens des mots. Il n’y a pas de pensée critique sans pensée. Et il n’y a pas de pensée sans mots.
Comment construire une pensée hypothético-déductive sans maîtrise du conditionnel ? Comment envisager l’avenir sans conjugaison au futur ? Comment appréhender une temporalité, une succession d’éléments dans le temps, qu’ils soient passés ou à venir, ainsi que leur durée relative, sans une langue qui fait la différence entre ce qui aurait pu être, ce qui a été, ce qui est, ce qui pourrait advenir, et ce qui sera après que ce qui pourrait advenir soit advenu ?
Si un cri de ralliement devait se faire entendre aujourd’hui, ce serait celui, adressé aux parents et aux enseignants : faites parler, lire et écrire vos enfants, vos élèves, vos étudiants. Enseignez et pratiquez la langue dans ses formes les plus variées, même si elle semble compliquée, surtout si elle est compliquée. Parce que dans cet effort se trouve la liberté.
Ceux qui expliquent à longueur de temps qu’il faut simplifier l’orthographe, purger la langue de ses « défauts », abolir les genres, les temps, les nuances, tout ce qui crée de la complexité, sont les fossoyeurs de l’esprit humain. Il n’est pas de liberté sans exigences. Il n’est pas de beauté sans la pensée de la beauté.
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