
Le Premier Ministre vient d’écrire aux entrepreneurs pour les rassurer.
Il a raison le premier ministre de les rassurer, étant un modeste petit entrepreneur normand, je peux vous dire que la vie est dure pour le petit entrepreneur de base.
C’est quoi la réalité Monsieur le Premier Ministre normand aussi alors je vous aime bien entre amateur de pommes, de cidre et de camembert on se comprend plus facilement.
C’est qu’on se paye toujours en dernier quand on peut se payer.
On paye d’abord les salaires des gars (et des gattes).
On paye les taxes, les charges, les cotisations.
On paye des CFE, des CVAE, … on paye même ce qui s’appelle la « taxe sur les salaire » qui n’a rien à voir avec les cotisation sociales. Nous sommes taxés pour avoir des salariés…
On paye les impôts sur les sociétés mais en avance. Chaque année nous versons l’impôt de l’année en cours calculés sur le bénéfice de l’année d’avant. Quand le chiffre d’affaires baisse, nous payons sur l’IS de l’année précédente et tant pis pour notre trésorerie.
On paye les amendes suite aux contrôles car quelle que soit notre profession, nous avons toujours des trous dans la raquette et l’état, lui nous rackette.
Et puis, quand par miracle il reste un peu de sous… on se paye, nous, le petit entrepreneur.
Nombreux sont mes camarades petits entrepreneurs de base qui ne touchent pas de salaire, en réalité ils vivent du salaire du conjoint quand ils ont la chance d’en avoir un ou une.
Alors votre courrier Monsieur le premier ministre, il est bien. C’est aimable, c’est gentil, on sent que vous voulez bien faire et nous dire « je vous ai compris ».
Le problème c’est que le compte n’y est pas. Mais alors pas du tout.
D’ailleurs même les charges des petits auto-entrepreneurs sont en pleine augmentation. Ce n’est pas des milliardaires. La majorité ne gagne même pas le smic.
Alors nous rassurer c’est mieux que rien et c’est déjà ça, mais cela ne fera pas tourner les entreprises.
Nous avons besoin d’une baisse drastique des contraintes. Toutes les contraintes.
Il faut tout simplement rendre de la liberté.
Rendre LA liberté aux gens.
Partout. Pour tout.
Nous ne mourrons pas que des impôts et des taxes. Nous crevons des interdictions.
Dans ce pays tout est devenu interdit.
Tout.
Il faut une permission pour tout.
C’est un effondrement sous la complexité et votre courrier ne changera rien à l’affaire.
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Le plus intéressant n'est pas ce qu'ils nous montrent
mais ce qu'ils nous cachent...
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