Supprimer 50000 postes supplémentaires et fermer quatre usines : pourquoi le traitement de choc pour remettre Volkswagen sur pied ne sera pas si facile à mettre en oeuvre
Volkswagen, deuxième constructeur automobile mondial en volume, réunit son conseil de surveillance jeudi 9 juillet. A l’ordre du jour, un plan stratégique devant acter des fermetures d’usines et la suppression de 50000 postes supplémentaires - soit près de 100000 au total. Face à un modèle économique bouleversé, le géant de Wolfsburg veut se couper un bras, mais pourra-t-il le faire ?

Les négociations s’annoncent serrées. Le conseil de surveillance de Volkswagen se réunit jeudi 9 juillet lors d’un rendez-vous très attendu, à l’ordre du jour explosif : le grand dirigeant, Oliver Blume, doit y présenter son plan stratégique pour 2030. Il pourrait comporter un nouveau tour de vis sur les coûts, selon des informations que le constructeur automobile a laissé échapper dans la presse allemande.
Les rumeurs, relayées initialement par Manager Magazin, indiquent que l’entreprise souhaite fermer quatres usines en Allemagne : celles de Emden et Zwickau (qui fabriquent des voitures), Hanovre (véhicules utilitaires légers) et Neckarsulm (marque Audi). Surtout, le groupe voudrait accélérer les suppressions d’effectifs en doublant le plan d’élimination de 50000 postes déjà acté en 2024. Par ailleurs, une filiale dédiée à la marque phare du groupe pourrait être mise sur pied.
«Nous devons évoluer»
«Les nouveaux droits de douane, le renforcement de la concurrence et la stagnation, voire le recul, de certains marchés pèsent aujourd’hui sur l’entreprise à hauteur de plusieurs dizaines de milliards d’euros par an», commente l’entreprise dans une déclaration écrite, sans confirmer les informations de presse. «Pour continuer à réussir dans ce contexte, nous devons évoluer.»
Le tollé outre-Rhin n’a pas tardé. Les représentants du personnel...
Le plus intéressant n'est pas ce qu'ils nous montrent
mais ce qu'ils nous cachent...
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