Dans le cadre de la troisième canicule qui touche le pays en deux mois, le gouvernement a annoncé le déclenchement d'un « plan Orsec chaleurs extrêmes », dans les départements placés par Météo France en vigilance rouge. Ce dispositif inédit vise notamment à protéger les personnes vulnérables.
Une nouvelle canicule va sévir sur l’Hexagone cette semaine. Entre une chaleur étouffante en journée et des températures qui ne redescendent pas la nuit, voici ce qui est prévu entre lundi 6 et dimanche 12 juillet 2026.
Au vu de cette situation, Maud Bregeon insiste : l’activation du plan Orsec est inédite dans le cadre de « chaleurs extrêmes ». « L’objectif de ce plan […] qui n’existait pas par le passé, c’est de tenir compte du retour d’expérience des dernières vagues », notamment que « les personnes les plus vulnérables, celles qui sont seules, souvent en ville, souvent âgées, subissent davantage de surmortalité que le reste de la population », assure la porte-parole du gouvernement.
Une « réponse coordonnée » de tous les acteurs
Selon le site du gouvernement, une première version de ce nouveau plan a été présentée le 2 juillet dernier lors d’une cellule interministérielle de crise. Bien que l’acronyme « Orsec » soit conservé, il ne signifie plus simplement « Organisation des Secours » mais de manière plus large « Organisation de la Réponse de Sécurité Civile ». Il s’inscrit « dans le dispositif général de la planification de défense et de sécurité civiles », peut-on lire dans le Code de la sécurité intérieure.
Le but étant d’« organiser une réponse coordonnée de tous les acteurs publics face à des épisodes de chaleur aussi intenses » que ceux que nous avons connus ces dernières semaines, est-il précisé. Ainsi, des centres de « protection, de rafraîchissement » vont ouvrir dans les départements concernés pour les personnes les plus vulnérables.
Dans le détail, chaque préfet devra s’appuyer sur un registre « précis et à jour » de ces publics fragiles, construit avec les communes, les centres communaux d’action sociale (CCAS), les services sociaux et la Caisse d’allocations familiales (CAF). Quant aux centres de protection, ils seront identifiés et équipés (avec des lits, de l’eau, des kits de secours, des sanitaires) dans chaque territoire concerné.
Le gouvernement accusé d'« inaction »
Pour le gouvernement, il était urgent de réagir, notamment face au lourd bilan humain qui commence à se dessiner après ces vagues de chaleur successives, mais également à la pression politique qui s’accentue. Ces dernières semaines, l’exécutif est régulièrement accusé d'« impréparation et d'« inaction ».
« Il faudra faire toute la lumière sur le bilan humain très lourd qui s’annonce pour déterminer les responsabilités politiques », a par exemple fustigé la cheffe des Écologistes, Marine Tondelier, le 5 juillet. De son côté, l’ex-Première ministre Élisabeth Borne n’a pas non plus épargné l’équipe de Sébastien Lecornu : « Après mon départ de Matignon, je ne suis pas sûre que la planification écologique et énergétique ait été portée avec la même énergie. »
Ce jeudi 9 juillet, le Premier ministre s’est pourtant défendu : « L’ensemble de la chaîne de prévision, et ensuite de réaction, des agents de Météo-France jusqu’aux agents hospitaliers à l’entrée des urgences de nos hôpitaux, en passant par les forces de sécurité civile […] a tenu », a-t-il ainsi assuré, en introduisant une nouvelle cellule interministérielle de crise destinée à établir le bilan de ce qui a « fonctionné » ou pas.
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