
Plan de gestion des pandémies – Le Plan d’action en cas de crise pandémique (PanCap) demeure le document non classifié en vigueur. À ce jour, il reste le document de référence. Il n’est qu’un parmi d’autres. Aucun de ces documents n’a évolué malgré les enseignements tirés de la Covid-19.
Cette approche est sans précédent dans la longue histoire de la santé publique. Auparavant, il fallait garder son calme, comprendre la maladie, soigner les personnes atteintes et utiliser des approches rationnelles pour en atténuer les impacts. La nouvelle approche, inventée en 2005, repose sur le commandement et le contrôle, prétendant gérer le règne microbien comme un projet d’ingénierie.
Ce mode opératoire reste inchangé. Si un agent pathogène venait à se propager et que le système se met en marche, voici ce qui se produira. Ce sera profondément inquiétant pour la société civile. Comme la dernière fois, les conséquences seront désastreuses. Le remède sera pire que le mal. L’expérience de 2020 à 2023 le confirme. Et pourtant, le plan persiste.
Le cas des États-Unis
Le plan actuel, adapté du modèle pangouvernemental, n’est toujours pas publié – sur aucun site web gouvernemental. Il a fuité dans le New York Times et, à ce jour, il constitue toujours l’architecture de contrôle. Les raisons de cette absence de publication restent obscures. Le peuple américain ne mérite-t-il pas de savoir ce que son gouvernement lui réserve ?
Ce plan est complété par des dizaines d’autres documents concernant la quasi-totalité des agences fédérales américaines et qui devraient être relayés par les agences locales au niveau des États, des comtés, des villes et des communes. C’est ce qu’on appelle une réponse pangouvernementale.
On y trouve notamment une prévision de fermetures d’entreprises, de restrictions et de perturbations des transports, de stockage massif de produits de première nécessité, de mesures de confinement, de passage au télétravail, de fermetures d’écoles, de garderies, de restaurants, d’hôtels et d’usines.
Le problème de la souveraineté nationale
Le traité de l' #OMS sur les #pandémies "est lié à un système mondial de passeports et de cartes d'identité numériques" - (Zerohedge) = avec des plans pour relier chaque personne sur la planète à un identifiant numérique de type QR code.
Ce plan existe toujours, attendant d’être mis en œuvre dans les circonstances adéquates. La Constitution américaine n’a aucune pertinence. Les conceptions américaines de la liberté n’ont aucune pertinence. La loi n’a aucune pertinence. Même aujourd’hui, l’idée qu’une situation d’urgence exige la fin de toute notion de liberté est inscrite dans tous les protocoles sanitaires.
À ce stade, vous vous posez peut-être déjà la question qui s’impose : comment cela est-il possible au vu de la dernière expérience ? La réponse met en lumière le problème fondamental. Nous n’avons jamais fait face à une véritable évaluation de la gestion de la crise du Covid.
Quid de l’évaluation de la gestion de la crise du Covid
Il n’y a eu ni commission, ni incitation à modifier les protocoles de base, ni changements fondamentaux au sommet de l’État, hormis de nouvelles nominations politiques, et aucune déclaration nationale officielle reconnaissant que ce qui s’est passé était injuste et destructeur.
En bref, rien n’a changé, si ce n’est l’opinion publique. Et celle-ci est extrêmement malléable. De nos jours, on entend souvent dire que les gens refuseront de se conformer aux règles.
Ce qu’ils veulent dire, c’est que dans des circonstances similaires, ils refuseraient également. Mais les circonstances ne seront pas similaires. Une souche d’Ebola, par exemple, pourrait présenter un taux de mortalité extrêmement élevé, sans distinction d’âge.
Avec une période d’incubation de 21 jours, n’importe qui pourrait être infecté. C’est le genre de propagation d’un agent pathogène qui sème la terreur même chez les plus courageux.
Retour sur l’évolution des plans d’urgence aux États-Unis
En ce qui concerne les États-Unis, le Centre américain pour le contrôle et la prévention des maladies, le CDC, héberge actuellement tous les documents suivants :
Le véritable problème remonte à plus de vingt ans, à 2005, lorsque les autorités fédérales ont commencé à envisager des plans d’urgence pour gérer toute forme de pandémie. Le premier document fut la Stratégie nationale de lutte contre la grippe pandémique, annoncée par le président George W. Bush le 1er novembre 2005.
Ce document de haut niveau, émanant de la Maison-Blanche et du Conseil de sécurité intérieure, faisait suite aux inquiétudes suscitées par l’épidémie de grippe aviaire H5N1 en Asie. Il définissait une stratégie globale mobilisant l’ensemble de la société, articulée autour de trois axes principaux : stopper ou ralentir la propagation du virus aux États-Unis, limiter son impact sur le territoire national, maintenir les infrastructures et l’économie, et assurer la production de vaccins.
Ce document laisse entrevoir certaines possibilités. On y trouve notamment les mesures à prendre : « être prêt à suivre les recommandations de santé publique, qui peuvent inclure la limitation du nombre de participants aux rassemblements publics et l’interdiction des déplacements non essentiels pendant plusieurs jours ou semaines ». Parallèlement, le gouvernement mettra en place des « dispositifs de continuité d’activité pour assurer la fourniture des biens et services essentiels en cas d’absentéisme important et prolongé des travailleurs ».
Ces propos remontent à plus de vingt ans. Le ton inquiétant de ce document laisse présager un confinement éventuel, au moins comme une éventualité.
Simultanément (novembre 2005), le Département de la Santé et des Services sociaux (HHS) a publié son Plan détaillé de lutte contre la grippe pandémique, servant de feuille de route pour la réponse sanitaire et médicale, incluant la surveillance, la vaccination et des directives étatiques et locales appuyées par des mesures coercitives.
Puis, en 2006, le Plan national de mise en œuvre de la stratégie, comprenant plus de 300 actions spécifiques impliquant les agences fédérales, les États et le secteur privé. Ce plan a été suivi, en 2008, par l’Annexe relative aux incidents biologiques au Cadre national de réponse, intégrant les menaces biologiques dans la réponse globale aux catastrophes.
Des protocoles désormais modifiés ? Le cas de la Suède pendant la crise Covid
De 2013 à 2018, la FEMA (l’Agence fédérale pour la gestion des situations d’urgence (Federal emergency management agency) – a élaboré le Plan d’action en cas de crise pandémique (PanCAP), un guide de coordination fédérale, désormais appelé « PanCAP adapté ». Ce document a servi de manuel opérationnel pour la réponse politique à la Covid-19.
Il s’appuyait sur une Annexe relative aux incidents biologiques mise à jour en 2017 et sur le Plan de lutte contre la grippe pandémique du HHS. Ce plan a été mis à jour une nouvelle fois en 2023, intégrant l’ensemble des dispositifs habituels. Aujourd’hui, nous disposons du Bureau des politiques de préparation et de réponse aux pandémies (OPPR), créé pour assurer une coordination continue. Les personnes qui y travaillent sont différentes de celles d’il y a quelques années. Elles sont moins favorables au recours à la force et possèdent une compréhension plus approfondie des maladies infectieuses et de l’immunité naturelle. Mais ont-elles modifié les protocoles ? Nous l’ignorons.
Par ailleurs, il est largement admis que les confinements généralisés ont engendré d’importants dommages collatéraux : surmortalité non liée à la Covid-19 (retards de prise en charge, problèmes de santé mentale, surdoses), retards d’apprentissage (surtout chez les enfants), perturbations économiques, ruptures des chaînes d’approvisionnement et érosion de la confiance. L’approche plus souple de la Suède (ni fermeture complète des écoles, ni confinement strict) a donné des résultats comparables, voire meilleurs, en matière de mortalité, une fois les facteurs démographiques pris en compte, et ce, avec des perturbations bien moindres.
Des protocoles de 20 ans toujours en vigueur
Le problème, c’est que ces protocoles vieux de 20 ans sont toujours en vigueur. Si l’on comprend le fonctionnement d’un gouvernement, on sait qu’une fois un document et un protocole mis en place, il est impossible de revenir en arrière. Les fonctionnaires sont réticents au risque et obéissent aux ordres. C’est ainsi que fonctionne le système.
Si l’on part du principe que la force, le pouvoir de mise en quarantaine, les restrictions aux libertés civiles, la censure et les contre-mesures médicales sont la voie à suivre – en somme, un confinement jusqu’à la vaccination –, cela se produira indépendamment de la volonté de tout responsable politique nommé.
Le plan de lutte contre la pandémie doit être entièrement revu
Tous ces documents doivent être abrogés. Nous devons repenser entièrement la planification des pandémies et revenir à ce qu’elle était avant 2005, avant la peur, la frénésie, les plans de confinement insensés et l’ambition de sortir d’une pandémie par la vaccination. Ce pays a géré d’innombrables épidémies sans détruire la société civile. L’idée que la société puisse être gérée comme un laboratoire s’est avérée extrêmement néfaste. Nous avons un besoin urgent d’intégrer les connaissances les plus récentes dans les protocoles.
Cela exige une remise en question publique et complète de l’ensemble de la situation, avec pour objectif des déclarations claires du Congrès et une initiative de la Maison-Blanche visant à définir des principes simples et une nouvelle approche.
Besoin d’une commission nationale sur le sujet
Ceci ne peut se faire qu’avec la création d’une commission nationale sur le sujet, réunie au plus haut niveau et soutenue par la presse nationale, avec des témoignages publics et une réelle volonté de changement.
Le moment est venu. Avec autant de laboratoires de biologie à travers le monde travaillant sur les maladies infectieuses, non seulement en étudiant les virus mais aussi en les créant, ainsi que les contre-mesures, nous sommes certains de faire face à une fuite à l’avenir, probablement plus terrifiante que la précédente.
Oui, les contre-mesures seront certainement basées sur la technologie de l’ARNm modifié, malgré le désastre considérable qu’elle a engendré la dernière fois.
Le problème des intérêts particuliers
À la base de tout cela se trouve le problème des intérêts particuliers. Les responsables politiques aiment exercer le pouvoir et distribuer de l’argent. Les entreprises pharmaceutiques aiment fabriquer et distribuer des produits et dépendent de l’immunité que leur accorde l’État. Les entreprises technologiques apprécient les mesures de confinement pour des raisons évidentes. Les médias nationaux raffolent des situations d’urgence car elles génèrent une forte audience. Même les églises et les organisations à but non lucratif ont célébré leurs importants fonds de sauvetage.
La bureaucratie maintient les mêmes plans
Il est alarmant pour chaque Américain de constater que, malgré les meilleures intentions du changement de direction à la Maison-Blanche, la bureaucratie, au cœur même du système, maintient les mêmes plans pour la prochaine épidémie.
De plus, un rapport du Bureau de la responsabilité gouvernementale (GAO) de juillet 2024 documente comment les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) renforcent et systématisent leurs protocoles d’isolement, de quarantaine et de pré-distribution des médicaments, les rendant ainsi plus stricts, et non moins, la prochaine fois.
Il est trop tard pour changer les choses en pleine crise. La planification et la refonte des réglementations doivent commencer dès maintenant.
L’expérience de la Covid-19 exige un rejet catégorique. Autrement, les
plans de pandémie actuellement en vigueur constituent une véritable menace pour la sécurité nationale.
Coda : J’ai demandé à Claude AI de concevoir un plan alternatif de pandémie, basé sur les enseignements de la dernière expérience. Voici les résultats. Ce plan est perfectible, mais il démontre qu’il est possible de ne pas détruire la société au nom de la lutte contre les maladies infectieuses.
Le plus intéressant n'est pas ce qu'ils nous montrent
mais ce qu'ils nous cachent...
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