Le gouvernement de Giorgia Meloni a approuvé une exonération temporaire de la taxe automobile annuelle, le bollo auto, pour environ 14,5 millions de voitures et de motos. La mesure, intégrée à un décret adopté en Conseil des ministres, doit s’appliquer du 1er janvier au 31 décembre 2027.

La Première ministre italienne, Giorgia Meloni, sourit en attendant l'arrivée du président du Conseil européen au palais Chigi, à Rome, le 15 septembre 2026.
Photo: : Alberto PIZZOLI / AFP via Getty Images
Taxe automobile en Italie – Selon les estimations rapportées par deux grands médias, l’allégement représentera une économie moyenne d’environ 160 euros par bénéficiaire. Son montant réel dépendra toutefois de la puissance et de l’immatriculation du véhicule. Le coût total pour les finances publiques est évalué à environ 2,36 milliards d’euros, selon
Bloomberg.
Une exonération ciblée sur les véhicules du quotidien
Le dispositif vise les voitures à essence, diesel ou hybrides dont la puissance ne dépasse pas 80 kilowatts, soit près de 109 chevaux. Toutes les motos sont également concernées, selon les informations publiées par
Reuters.
Le gouvernement estime que plus de 70% des voitures de petite et moyenne puissance actuellement en circulation pourront bénéficier de l’exonération. L’objectif affiché est de réduire les dépenses liées à la détention d’un véhicule pour les ménages qui l’utilisent quotidiennement.
La mesure reste néanmoins individuelle : un même citoyen ne pourra obtenir l’avantage fiscal que pour un seul véhicule assuré. Lorsqu’une personne possède plusieurs véhicules éligibles, l’exonération doit donc être limitée à l’un d’entre eux, ce qui réduit le champ du gain pour les foyers multi-équipés.
Un gain estimé à 160 euros par automobiliste
Le chiffre de 160 euros correspond à une moyenne : il résulte du rapport entre l’enveloppe publique annoncée et le nombre approximatif de véhicules visés. Dans les faits, l’économie sera variable selon les caractéristiques du véhicule et les règles de calcul appliquées localement à la taxe automobile.
Pour certains automobilistes, la réduction pourra être inférieure à cette moyenne, tandis que d’autres pourraient économiser davantage. Reuters indique que l’exemption est circonscrite aux véhicules de 80 kW au maximum et aux motos, ce qui exclut une partie des véhicules plus puissants.
La décision intervient dans un contexte où le coût de l’énergie et des transports reste un sujet concret pour les consommateurs italiens. Bloomberg présente cette baisse de fiscalité comme un moyen pour l’exécutif d’atténuer la pression sur le budget des ménages à l’approche des élections générales prévues l’année suivante.
Une mesure limitée à l’année 2027
L’exonération ne constitue pas, à ce stade, une suppression définitive de la taxe automobile. Le projet de décret consulté par Reuters prévoit une application sur la seule année 2027, du 1er janvier au 31 décembre.
Giorgia Meloni a présenté cette décision comme la fin de « l’une des taxes les plus détestées par les Italiens ». Cette citation résume la volonté politique de rendre visible un allégement fiscal touchant une large part des propriétaires de véhicules.
Mais la durée limitée du dispositif est un élément central de son évaluation. Sa reconduction après 2027 dépendrait de futurs choix budgétaires et politiques. Le gouvernement devra alors arbitrer entre la poursuite de l’avantage accordé aux automobilistes et la nécessité de compenser un manque à gagner supérieur à 2 milliards d’euros pour les finances publiques.
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