Plusieurs dates circulent autour d’une éventuelle grande mobilisation. Sur le réseau social TikTok, celle qui revient avec le plus d’insistance est le samedi 17 octobre. Le samedi 12 septembre est aussi évoqué. Contactée par Le Figaro, la préfecture de police indique que «les manifestations sur la voie publique doivent faire l’objet d’une déclaration préalable auprès de la préfecture de police. Elle doit être effectuée entre 15 et 3 jours francs avant la date de ladite manifestation», sans donner davantage de précision.
Certaines personnalités politiques à l’instar de Fabien Roussel, candidat du Parti communiste à l’élection présidentielle, ont appelé de leurs vœux un retour du mouvement social. «Si le gouvernement n’agit pas dans les jours qui viennent, j’appelle les Français à se mobiliser comme nous avons su le faire en 2018 avec les gilets jaunes (...) sur les ronds-points, devant les sous-préfectures, devant les préfectures, devant tous les lieux de pouvoir, devant l’Élysée, devant Matignon», a-t-il lancé ce vendredi. Du côté des Insoumis, Mathilde Panot, la présidente du groupe à l’Assemblée nationale a annoncé que les membres de son parti participeraient «à l’ensemble des mobilisations contre ce gouvernement».
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Un retour des Gilets jaunes le samedi 17 octobre ? Des appels à manifester contre la flambée des prix des carburants repérés sur les réseaux sociaux : "Macron, tiens-toi prêt"
INFO BFMTV. Un retour des Gilets jaunes? Le renseignement territorial invite à une "vigilance particulière" en raison de possibles troubles à l'ordre public
Le renseignement territorial invite à une "vigilance particulière" en raison de possibles troubles à l'ordre public, selon des informations de BFMTV ce samedi 12 septembre.
Les policiers notent notamment que des appels à se rassembler "s’intensifient depuis plusieurs heures sur les réseaux sociaux", pour protester contre la hausse du prix de l’énergie et la baisse du pouvoir d’achat.
• De qui émanent les appels?
Selon les policiers, ces appels proviennent de "Gilets jaunes annonçant leur grand retour" mais aussi de simples citoyens n'appartenant pas au mouvement.
Par exemple, un canal sur la messagerie cryptée Telegram pour organiser des rassemblements a été identifié par le renseignement. Il se nomme "GJ2026" et ne compte que 800 abonnés. Dans la charte de ce groupe, il est écrit que l'administrateur souhaite un mouvement purement citoyen et aucune récupération politique.
"Zéro récupération: aucun parti politique, groupe d'extrême ni candidat à la présidentielle ne doit s'approprier le mouvement. Le mouvement appartient exclusivement aux citoyens, sans représentant autoproclamé ni porte-parole politique", est-il écrit.
D'abord, la peur de la violence. Les policiers, en citant des commentaires, écrivent que certains ont peur de "se faire casser la gueule par des CRS" ou "par les black blocs que l'État va encore envoyer pour discréditer le mouvement". Ensuite, le manque de moyens financiers et l'impossibilité de rater une journée de travail sont invoqués. Il y en a aussi beaucoup qui pensent que ces manifestations ne servent à rien. "Un nouveau flop", "quoi que vous fassiez, ils n'en ont rien à foutre de vous", écrivent des internautes.
Le refus des partis politiques joue aussi, certains assurant que le mouvement sera récupéré et disent, au choix, qu'ils ne veulent pas défiler aux côtés de LFI ou que le mouvement des Gilets jaunes est "gangrené par le RN". Enfin, l'élection présidentielle prochaine démobilise. "L'échéance proche réduisant les risques de mobilisation massive" notent-ils en voyant beaucoup d'internautes écrire qu'ils préfèrent attendre l'élection pour "faire le bon choix".
• Des menaces de blocage, voire de "prendre l'Élysée"
Selon notre source, les mots d’ordre reflètent majoritairement une volonté de manifester pacifiquement, à l'image du groupe cité plus haut.
Cependant, certaines voix semblent préconiser des solutions plus radicales, et appellent au "blocage des pompes à essence ou prendre l’Élysée, seule chose qui peut faire fléchir le système" ou encore "un arrêt global qui seul peut déstabiliser l'État".
Ainsi, selon nos informations, le renseignement territorial incite à une "vigilance particulière à tout autre rassemblement planifié ou spontané se revendiquant des Gilets jaunes, au regard des risques de troubles à l’ordre public inhérents à ce type de mobilisation".
• Le 17 octobre en ligne de mire
La même source soutient que différents rassemblements semblent s’organiser un peu partout en France les samedis qui arrivent donc les 19 et 26 septembre prochains. Deux appels à des manifestations nationales sont aussi relayés sur les réseaux sociaux, le 12 septembre et le 17 octobre.
Ce samedi 12 septembre, un appel à des rassemblements devant chaque préfecture est massivement relayé, analyse notre source policière. Il s'agit toutefois de rassemblements sans "mot d’ordre soit clairement défini". D'ailleurs, les policiers disent même ne pas avoir identifié l'origine exacte de cet appel à se rassembler.
#FRANCE - «l'état d'alerte de sécurité nationale» « Cette loi permet d’annuler l’élection présidentielle ! » : ça vient d’être voté !
Qu’est-ce que «l'état d'alerte de sécurité nationale», le nouveau régime d’exception adopté par les députés ?
Il devra répondre à trois catégories de dangers.
La première concerne une menace sur «la continuité des activités essentielles à la vie de la Nation et la protection de la population»,
la deuxième une menace de nature à «justifier la mise en œuvre des engagements internationaux de l'État en matière de défense»
alors que la dernière vise une menace justifiant un déploiement des forces françaises ou alliées.
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