= puis bientôt obligatoire d'aller au front
au MOYEN ORIENT ou
dans le Nord de l'Europe
via Maître Confucius

EXCLUSIF. Le chef d’état-major de l’armée de terre, le général Pierre Schill, détaille en quoi va consister le nouveau dispositif, successeur du SNU, qui se déploiera à partir de septembre. Il a déjà reçu 2 400 candidatures pour 1 800 postes à pourvoir.

Adieu le service national universel (SNU), qui n’a jamais rencontré son public, et vive le service national ! Le changement n’est pas qu’un glissement sémantique, puisque cette formation « citoyenne », qui était sous la tutelle du ministère de l’Éducation nationale, tombe dans le giron des Armées.
Totalement remanié, ce dispositif prévoit d’enrôler 3 000 jeunes pendant dix mois, à partir de septembre. Articulé autour d’une formation initiale de quatre semaines, avant qu’ils rejoignent leur régiment pour neuf mois, il vise à les aguerrir à l’esprit de défense, en

- Qui est concerné et comment y participer ?
Le service national est ouvert aux personnes majeures volontaires possédant la nationalité française. Ils seront sélectionnés par les armées en fonction de leurs besoins après une étude du dossier, un entretien, une visite médicale et un contrôle de sécurité, selon le site du ministère des Armées.
Aucun niveau d’étude n’est requis pour postuler ni aucune exigence en matière d’activité sportive. Une évaluation médicale reste nécessaire et sera effectuée par un médecin militaire, « lors des visites de sélection puis d’incorporation », précise le site. Les travailleurs handicapés n’ont pas la possibilité de candidater en dehors des postes civils dans le ministère.
Environ 80 % des sélectionnés auront entre 18 et 19 ans et seront incorporés sous l’uniforme à l’été. La période de service sera de dix mois et sera considérée comme une année de césure dans les études, selon l’exécutif.
Les 20 % restants auront des profils plus spécialisés (ingénieur, analyste de données, infirmier, etc.) et pourront faire leur service jusqu’à 25 ans avec le grade d’aspirant, le premier grade d’officier.
En cas de refus, un volontaire a la possibilité de recandidater l’année suivante.
- Comment se déroulera le service ?
Pendant le service, les participants seront logés et nourris gratuitement en caserne. Le premier mois sera consacré à la formation initiale (les classes). « Ils acquerront l’esprit de discipline, se formeront au maniement des armes, à la marche au pas, aux chants, à l’ensemble des rituels qui nourrissent la fraternité de nos armées, et concourent à la grandeur de la Nation », a expliqué Emmanuel Macron.
Les neuf mois suivants, les volontaires seront insérés dans les trois armées et les services de soutien.
Les volontaires pourront démissionner durant une période probatoire d’un mois, renouvelable une fois.
Le service national ne cherche pas à instaurer un cadre de vie trop contraignant. En fonction du « rythme opérationnel » de l’unité dans laquelle ils sont accueillis, les participants bénéficieront de week-end et de temps libre pour communiquer avec leurs proches ou pour continuer des activités de loisirs. L’usage du téléphone pourrait être « temporairement restreint » pendant la formation et certains hébergements disposeront d’une connexion wi-fi. Le ministère ajoute qu’il sera possible d’emmener des effets personnels et même de recevoir des colis.
Enfin il est rappelé qu’il est impossible de cumuler une activité professionnelle rémunérée en parallèle du service.
- Combien de recrues ?
Le ministère des Armées sélectionnera, à partir de la mi-janvier 2026, 3 000 jeunes qui débuteront leur service entre septembre et novembre (1 800 dans l’armée de Terre, 600 dans la Marine et 600 dans l’armée de l’Air et de l’Espace).
Le dispositif tiendra compte de capacités d’hébergement limitées, bon nombre de casernes ayant été vendues à l’issue de la conscription obligatoire en 1997.
Ils seront au début accueillis sur 70 sites pour leur formation initiale. « Il y aura des rénovations et, au fil des années, des constructions dans des emprises existantes » des Armées, selon le ministère.
L’objectif à terme est d’intégrer 10 000 jeunes par an en 2030, et 50 000 en 2035, en tenant compte des quelque 7 500 jeunes du service militaire adapté (SMA) et du service militaire volontaire (SMV), des dispositifs d’insertion qui perdureront.
- Combien coûtera le « service national »
Le coût prévu du « service national » (paie, équipement, habillement, hébergement) pour la période 2026-2030 est de 2,3 milliards d’euros, dont 1,4 milliard pour les infrastructures, selon l’exécutif.
Ce budget est prévu dans l’actualisation de la loi de programmation militaire qui doit être présentée prochainement au Parlement. Cent millions d’euros ont été prévus pour 2026.
- Quelles missions ?
Il n’est pas question « d’envoyer nos jeunes en Ukraine », avait rappelé le président Emmanuel Macron. Ni de les envoyer en opérations extérieures : le service se déroulera exclusivement sur le territoire national.
À l’issue de leur mois de classes, une fois insérés dans leurs unités, « ils effectueront les mêmes missions que l’armée d’active sur le territoire national », selon le chef de l’État. Ils pourront participer à l’opération Sentinelle, assurer la protection des sites militaires ou encore surveiller les approches maritimes dans les sémaphores le long du littoral.
Selon leur qualification (logisticiens, cuisiniers, ingénieurs, traducteurs…), les recrues participeront aussi au soutien des unités et des services.
Quel salaire ?
Pendant le temps sous les drapeaux, les jeunes recevront une solde mensuelle de 800 euros brut avec un alignement des primes de terrain sur celles des militaires d’active, seront nourris et hébergés. Ce salaire ne sera pas imposable, indique le site du ministère des Armées. Pour leurs déplacements, ils bénéficieront d’une carte de réduction de 75 % dans les trains.
Avec cette année de césure, ils pourront reporter leurs vœux sur Parcoursup et les jurys de l’enseignement supérieur seront « incités » à valoriser leur expérience lors des délibérations des concours, selon l’exécutif. Ils pourront également valider certains acquis, sous la forme d’environ 15 crédits de formation européens ECTS.
La solde perçue ne sera pas intégrée dans l’évaluation des ressources pour l’obtention des bourses.
- Quelle intégration à la réserve militaire après le service ?
À l’issue du service, les jeunes sont automatiquement basculés dans la réserve opérationnelle dite de second niveau. Celle-ci prévoit la mise à disposition de cinq jours par an pendant cinq ans en cas de besoin.
L’instauration du service national a pour but également de servir de « robinet de la réserve », selon le chef d’état-major de l’armée de Terre, le général Pierre Schill. Les jeunes pourront donc s’engager dans la réserve opérationnelle de premier niveau qui doit atteindre 80 000 personnes en 2030, contre 47 000 actuellement.
Il sera toujours possible de s’engager dans l’armée d’active sans passer par le service national ou la réserve.
- Que devient la Journée défense et citoyenneté (JDC) ?
Cette journée, au cours de laquelle tous les jeunes Français sont sensibilisés à la défense nationale et se voient présenter les métiers de la défense, est rebaptisée « Journée de mobilisation ».
Les jeunes recevront alors un questionnaire pour signaler leur candidature au service national. Ils pourront également se signaler sur une nouvelle application « Défense + », qui permettra à l’armée d’avoir connaissance de leurs compétences et aux jeunes de répondre au questionnaire. Cela nécessitera le vote d’une loi pour permettre l’utilisation de ces données.
#FRANCE - «l'état d'alerte de sécurité nationale» « Cette loi permet d’annuler l’élection présidentielle ! » : ça vient d’être voté !
Qu’est-ce que «l'état d'alerte de sécurité nationale», le nouveau régime d’exception adopté par les députés ?
= 62 pour, 19 contre sur 577 députés
#RAPPEL : #Macron a fait voter le 1er Août 2023 la possibilité de réquisitionner les biens et les personnes "en cas de menace", par décret en conseil des ministres. Si vous refusez, vous risquez 5 ans de prison.
Emmanuel Macron apporte sa pierre : l’article 23 de la loi de programmation militaire précise (imprudemment selon nous) le régime des réquisitions en cas de péril pour la nation. Un amendement du gouvernement a même prévu des peines d’emprisonnement pour ceux qui refuseraient d’y obéir. Cette mesure s’inscrit dans la logique générale de “l’urgence” sur laquelle Macron s’est tant appuyé.
Quelles seront les réquisitions possibles ?
/https%3A%2F%2Fwww.leparisien.fr%2Fresizer%2FISmvAiS4kHn_uabvZ5BSJYvJ3zU%3D%2F1200x675%2Fcloudfront-eu-central-1.images.arcpublishing.com%2Fleparisien%2FUC66KZWOPFBORMITR5BPTEKVV4.jpg)
/https%3A%2F%2Fi.ytimg.com%2Fvi%2Fs76_PCRQzwQ%2Fhqdefault.jpg)
/image%2F1311484%2F20240228%2Fob_b70000_ghvvqwqwgaail1y.jpg)
/image%2F1311484%2F20240228%2Fob_b70000_ghvvqwqwgaail1y.jpg)
/image%2F1311484%2F20240223%2Fob_a6c41d_ob-9e3fa0-16130562.gif)
Commenter cet article