Un déplacement massif de population
Près de 1,2 million de personnes au Liban — soit environ un habitant sur cinq — ont été déplacées par l’escalade du conflit entre Israël et le Hezbollah, a déclaré un haut responsable des Nations unies le 8 avril.
Imran Riza, coordinateur spécial adjoint de l’ONU au Liban, a évoqué un déplacement « sans précédent » d’environ 1,2 million de personnes depuis le début du mois de mars, ajoutant que 1.530 personnes avaient été tuées, dont 130 enfants.
« C’est une tragédie humaine d’une ampleur énorme », a déclaré Riza. « Il n’y a absolument aucun doute là‑dessus. »
Une trêve avec l’Iran qui ne couvre pas le Liban
Alors que les États‑Unis ont négocié une trêve de deux semaines avec l’Iran, cet accord n’inclut pas le Liban, ont rappelé des responsables américains.
« Les Iraniens pensaient que le cessez‑le‑feu incluait le Liban, mais ce n’était tout simplement pas le cas », a déclaré le vice‑président JD Vance, selon le service de réaction rapide de la Maison‑Blanche sur X. « Nous n’avons jamais fait cette promesse. Nous n’avons jamais indiqué que ce serait le cas. »
La flambée des déplacements intervient alors que les combats entre Israël et le Hezbollah se sont intensifiés ces derniers jours, les frappes israéliennes visant des zones habitées au Liban.
Les États‑Unis classent le Hezbollah comme organisation terroriste.
La plus vaste vague de frappes israéliennes depuis le début de l’offensive
Israël affirme avoir lancé mercredi sa plus vaste offensive contre le Hezbollah, tirant des missiles sur des zones commerciales et résidentielles à Beyrouth et faisant 182 morts, ce qui en fait la journée la plus meurtrière depuis le début de la nouvelle phase du conflit entre Israël et le Hezbollah.
Les Forces de défense israéliennes (FDI) ont confirmé sur les réseaux sociaux une série majeure de frappes sur le territoire libanais.
« En l’espace de dix minutes, les FDI ont conduit l’opération coordonnée la plus massive sur l’ensemble du territoire libanais depuis le début de l’opération Rugissant Lion », ont‑elles annoncé sur X. « Les frappes ont visé plus de 100 quartiers généraux du Hezbollah, dispositifs militaires et centres de commandement et de contrôle à Beyrouth, dans la plaine de la Békaa et dans le sud du Liban. »
L’armée israélienne indique avoir ciblé des centres de commandement du renseignement utilisés pour planifier des attentats, ainsi que des infrastructures de lancement de missiles.
Elle affirme avoir frappé les « unités d’élite » du Hezbollah : la force Radwan, chargée des opérations spéciales, ainsi que l’unité aérienne, qui déploie des drones.
Le chef d’état‑major, le lieutenant‑général Eyal Zamir, qui dirige la vague de frappes contre le Hezbollah, a assuré que ces opérations se poursuivraient.
« Nous continuerons à frapper l’organisation terroriste Hezbollah et exploiterons chaque opportunité opérationnelle », a‑t‑il déclaré sur X. « Nous ne transigerons pas sur la sécurité des habitants du nord d’Israël. Nous continuerons à frapper avec détermination. »
Macron condamne des frappes « indiscriminées »
Le président français Emmanuel Macron a condamné les frappes israéliennes et indiqué s’être entretenu avec le président libanais Joseph Aoun et le Premier ministre Nawaf Salam.
« J’ai exprimé la pleine solidarité de la France face aux frappes indiscriminées menées aujourd’hui par Israël au Liban, qui ont fait un très grand nombre de victimes civiles », a déclaré Macron sur X. « Nous condamnons ces frappes avec la plus grande fermeté. »
Netanyahu autorise des négociations directes avec le Liban
Plus d’un million de personnes ont été déplacées au Liban depuis qu’Israël a commencé à cibler le Hezbollah au début du mois de mars.
Vers des pourparlers de paix « dès que possible »
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré, le 9 avril, qu’il souhaitait entamer des pourparlers de paix avec le Liban « dès que possible ».
« À la lumière des demandes répétées du Liban d’ouvrir des négociations directes avec Israël, j’ai ordonné hier au cabinet de lancer des négociations directes avec le Liban dans les plus brefs délais », a écrit M. Netanyahu dans un communiqué publié jeudi.
Les discussions porteraient sur le désarmement du groupe terroriste Hezbollah et sur l’établissement de relations pacifiques entre Israël et le Liban.
Un responsable du Département d’État américain a indiqué à Epoch Times, jeudi, que les États‑Unis accueilleraient une réunion consacrée aux négociations en cours sur un cessez‑le‑feu entre Israël et le Liban.
Négociations sous tension et opérations militaires
Des hauts responsables à Jérusalem ont confié à Epoch Magazine Israel que les négociations avec le Liban devraient se dérouler « sous le feu ». Ils ont ajouté qu’à ce stade, Israël n’a pas l’intention de cesser ses opérations contre le Hezbollah.
L’annonce du chef du gouvernement israélien est intervenue quelques heures après que les Forces de défense israéliennes (FDI) ont frappé des infrastructures présumées terroristes dans le sud du Liban.
Selon M. Netanyahu, ces frappes ont visé des points de passage utilisés pour acheminer des milliers d’armes, de roquettes et de lanceurs, ainsi que des dépôts d’armes et des quartiers généraux du Hezbollah.
Jeudi après‑midi, les FDI ont averti que certaines zones d’Israël risquaient « d’être prises pour cible » dans les heures suivantes, après des tirs venus du territoire libanais survenus dans la matinée.
« Les FDI soulignent qu’à ce stade, la population doit rester vigilante, alerte et agir de manière responsable, tout en continuant à suivre les consignes du Commandement du Front intérieur », indique le communiqué officiel.
Les forces israéliennes ont précisé qu’elles étaient prêtes à « agir à la fois de manière défensive et offensive ».
Beyrouth accuse, les pertes s’alourdissent
Le Premier ministre libanais Nawaf Salam a accusé, le 8 avril, Israël d’avoir intensifié ses attaques visant des zones résidentielles densément peuplées, notamment dans la capitale, Beyrouth.
Les frappes israéliennes contre le Liban, situé au nord d’Israël, ont fait près de 1.700 morts et provoqué le déplacement de plus d’un million de personnes.
L’Iran et l’ONU dénoncent une escalade
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Seyed Abbas Araghchi, a déclaré dans un message publié sur X, jeudi, que les frappes au Liban compromettaient les négociations en cours.
« Si les [États‑Unis] souhaitent ruiner leur économie en laissant Netanyahu tuer la diplomatie, ce serait finalement leur choix. Nous pensons que ce serait une erreur, mais nous nous y préparons », a affirmé M. Araghchi.
Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a condamné, le 9 avril, les frappes israéliennes ayant tué plus de 300 personnes.
« Avec l’annonce du cessez‑le‑feu entre l’Iran et les États‑Unis, l’activité militaire en cours au Liban représente un grave risque pour la trêve et pour les efforts visant à instaurer une paix globale et durable dans la région », a écrit M. Guterres dans un message publié sur X.
Le chef de l’ONU a exhorté Israël à « cesser immédiatement les hostilités ».
Avec Reuters
Pourquoi la 3e guerre mondiale aura lieu
L'Occident a un agenda (1) pour le Moyen-Orient, dicté par les Etats-Unis et surtout Israël. Si depuis Nicolas Sarkozy agent de la CIA (2), les Français sont au service des intérêts d'Israël (3) via le CRIF, et suivent en même temps les consignes américaines, la Maison Blanche exécute les consignes de l'AIPAC. Et Israël ne cherche pas seulement à dominer le Moyen-Orient (grand Israël), mais même toute la planète en relation avec les principes du Talmud (Un peuple élu, une race supérieure, dominer le monde, éliminer les goys ou les mettre en esclavage - ce qui correspond, finalement, aux plans du Nouvel Ordre Mondial). A Tel-Aviv, les dirigeants messianiques, en liaison avec les colons, préparent discrètement, mais très activement, l'avènement de la suprématie convoitée. En espérant bâtir leur royaume sur les décombres du choc de civilisations (guerre de l'Occident - avec l'UE - contre l'Orient arabe et asiatique).
Commenter cet article