
Nous n’allons pas manquer de pétrole immédiatement, des pétroliers chargés de brut étaient partis du Golfe juste avant la guerre et mettent 3 semaines à arriver dans nos ports, il y a donc de l’inertie dans les flux de la logistique mondiale. Comme la guerre a démarré il y a 3 semaines maintenant, globalement, il n’y a plus de superpétroliers en mer. Cette source vient donc de se tarir mais nous n’en voyons pas encore totalement les effets. L’inertie je vous disais.
Nous sommes donc dans cette phase 1 où ce n’est pas encore un manque de pétrole brut, mais une panique logistique. Le marché s’adapte déjà et en fonction de la sensibilité de chaque pays, de ses réserves et de son niveau de vie les conséquences sont déjà plus ou moins marquées. Des files d’attente sont déjà signalées en Asie (Inde, Philippines) et des tensions locales apparaissent en Europe. Les prix à la pompe ont bondi de 40 % en trois semaines.
La phase 2 : le tarissement des stocks intermédiaires (30 à 45 jours)
Les raffineries hors zone de conflit consomment leurs stocks de brut actuels. Sans les 20 millions de barils/jour qui transitaient par Ormuz, le déficit net mondial est d’environ 10 à 12 millions de barils/jour. Le rôle de L’AIE (les pays membres de l’Agence Internationale de l’énergie) a libéré 426 millions de barils mi-mars. Mathématiquement, cette réserve couvre le déficit mondial pendant environ 35 à 40 jours supplémentaires. Si l’on ne change rien et que l’on tire un trait… Nous pouvons en déduire que les premières pénuries physiques réelles (pompes sèches de façon structurelle) sont anticipées pour fin avril / début mai 2026 si le blocus d’Ormuz persiste.
La phase 3 : la rupture systémique (3 à 6 mois)
Au bout de 3 à 6 mois, si la situation militaire n’est pas éclaircie et que la guerre se poursuit, alors ce sera l’épuisement total des stocks stratégiques (SPR) et l’incapacité des producteurs alternatifs (USA, Brésil, Guyana) à compenser plus de 15 % du manque de pétrole des pays du Golfe. Logiquement si la guerre continue encore on peut prévoir qu’à l’été 2026 le rationnement sera strict (tickets de rationnement, priorité aux services d’urgence) et deviendra la norme mondiale.
Je vous explique tout dans cette vidéo d’Ecorama.
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
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le chocolat va quand même continuer d'augmenter de l'ordre de 14%,
le café va augmenter de 9%,
la charcuterie de 9,45 %,
les œufs de 8,14%".
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