Mercosur – Le Département du Loiret veut interdire les produits alimentaires originaires d’Amérique du Sud pour la restauration scolaire des collèges publics. Les chefs de cuisine scolaire seront désormais invités « à ne pas acheter » les produits issus d’Amérique du Sud, indique le département du Loiret
dans un communiqué.
Par cette décision, le Département souhaite « soutenir les agriculteurs locaux et français, défendre une agriculture durable et rémunératrice, garantir aux collégiens une alimentation saine, traçable et de qualité et réduire l’empreinte carbone liée aux importations lointaines ».
La décision soumise au vote
La mesure s’appliquera aux 68 collèges publics du département et concerne « un peu plus de 24.000 repas journaliers », a précisé Marc Gaudet, président (UDI) du conseil départemental, qui soumettra la motion à un vote lors de la session de l’assemblée départementale du 30 janvier.
Si la part de produits sud-américains est « résiduelle » dans les cantines du Loiret, M. Gaudet a évoqué la présence de « produits transformés et de viande surgelée hors-UE ».
Cette annonce intervient à quelques jours de la signature de l’accord UE-Mercosur qui cristallise la colère d’une partie du monde agricole.
Ses détracteurs lui imputent de contribuer à l’importation de produits sud-américains, moins chers et peu respectueux des normes européennes, faute de contrôles suffisants.
Un coût du repas un « peu plus cher »
Dans le département du Loiret, la part de produits locaux dans les assiettes atteint environ 25%, loin de l’objectif de 50% érigé par la loi Egalim qui impose une part minimale de produits locaux et durables, selon M. Gaudet.
Avec cette réorientation, le coût du repas, qui s’élève en moyenne à 3,75 euros, sera « un peu plus cher », a concédé M. Gaudet, assurant que ce surcoût serait supporté par les établissements et, in fine, par le département.
« La question est désormais de voir si les producteurs locaux sont en capacité de nous fournir de grandes quantités, et si les chaînes d’approvisionnement sont assez structurées », a ajouté le président du Loiret.
L’élu a dit espérer que cette initiative fasse « boule de neige » et soit suivie par les communes pour les écoles primaires et par la région pour les lycées, voire par les Ehpad.
Commenter cet article