#FRANCE « On n’achètera pas ces produits-là » : la grande distribution française refuse les produits du #Mercosur
Publié par Brujitafr
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14 Janvier 2026, 06:11am
Catégories :
#ACTUALITES, #POLITIQUE, #ECONOMIE - FINANCE
Alors que l’Union européenne s’apprête à signer, le 17 janvier prochain au Paraguay, le traité de libre-échange avec les pays d’Amérique latine, les géants français du secteur rejettent massivement l'importation des denrées sud-américaines. Les enseignes s'engagent à privilégier la « Ferme France » au détriment de produits ne respectant pas les normes nationales.
Les patrons des principales enseignes multiplient les déclarations pour rassurer le monde agricole et les consommateurs. Invité sur le plateau des « 4 Vérités » de France 2 ce lundi 12 janvier, Thierry Cotillard, président du groupement Les Mousquetaires, a affiché une position sans équivoque. « On a pris position il y a un an : on n’achètera pas ces produits-là. On ne le fera pas pour le poulet et on ne le fera pas pour notre poulet de notre paella de marque distributeur », a-t-il affirmé. Selon lui, ses concurrents Carrefour, Système U et Leclerc partagent cette ligne de conduite, certifiant de leur part un « engagement ferme ».
Chez Carrefour, Alexandre Bompard mise déjà sur une stratégie d’approvisionnement nationale très ancrée. Le PDG du groupe a souligné, ce mercredi 7 janvier sur BFMTV, que « 100 % de la volaille est française, 97 % du bœuf est français et 100 % du porc est français ». Il assure ainsi qu’« il n’y aura pas de changement » dans sa politique d’achat. De son côté, Dominique Schelcher, patron de Coopérative U, refuse d’importer des denrées produites dans des conditions sanitaires ou sociales inférieures aux exigences tricolores.

Thierry Cotillard, PDG d'Intermarché et président des Mousquetaires.
Photo: STEPHANE DE SAKUTIN/AFP via Getty Images

« Mais que vont faire les industriels ? »
Toutefois, si les étals des supermarchés semblent préservés, des zones d’ombre subsistent. Les distributeurs redoutent toutefois le manque de transparence des industriels dans la composition des plats préparés ou les menus des cantines. Comme le relate Le Parisien, Dominique Schelcher admet une certaine difficulté : « Je ne peux pas être derrière chaque ingrédient utilisé par les industriels. » De même, Thierry Cotillard s’est interrogé : « On n’achètera pas ces produits à l’étranger mais que vont faire les industriels ? »
Thierry Cotillard appelle d’ailleurs à une cohérence globale de l’État. Il suggère de rendre obligatoire la mention « Origin’Info » pour garantir la transparence. Philippe Goetzmann, expert du secteur, rappelle que la grande distribution ne représente que 40 % des débouchés.
Le véritable défi concerne désormais les cantines et les restaurants, où la provenance des protéines animales reste souvent plus opaque. Thierry Cotillard a ainsi appelé à une cohérence nationale : « Ce serait bien qu’il y ait une cohérence entre le discours de la souveraineté alimentaire et que les appels d’offres privilégient la Ferme France comme nous on est en train de le faire parce que la réalité, quand vous allez dans une cantine, vos enfants demain mangeront peut-être du poulet brésilien. »
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