
Professionnel de la politique depuis 1983 (40 ans). Sénateur depuis 1986 puis président du Sénat depuis quasiment 15 ans. Payé 15.735€ par mois dont une partie non imposable. Dispose d’une voiture de fonction, d’un chauffeur, de cuisiniers, de voyages en train et en avion gratuits, plus une enveloppe pour rémunérer des assistants.
En 2010, les dépenses en personnel du cabinet de Gérard Larcher ont atteint 2.826.610 euros. Presque 3 millions, probablement beaucoup plus aujourd’hui.
En France, les contribuables n’ont pas le droit de savoir comment leur argent est utilisé au Sénat.
Si l'Assemblée nationale vote la suspension de la réforme des retraites, le Sénat la rétablira dans le cadre de l'examen du budget 2026 de la Sécurité sociale, a prévenu le président de la chambre haute du Parlement, Gérard Larcher, dans un entretien au Parisien ce samedi.

"Le Sénat rétablira la réforme des retraites. Nous la votons depuis cinq ans. Je rappelle que son abandon, c'est 30 milliards de déficit en 2035", a expliqué samedi le patron LR du Sénat dans une interview au Parisien. Gérard Larcher a également qualifié le budget présenté à l'Assemblée de "pas acceptable".
En échange d'une non-censure de leur part, le groupe socialiste à l'Assemblée nationale a obtenu du Premier ministre Sébastien Lecornu que la suspension de la réforme des retraites puisse être votée dans le cadre de l'examen du budget de la Sécurité sociale (PLFSS), qui débute lundi en commission.
S'il existe une majorité à l'Assemblée en faveur de la suspension de la controversée réforme d'Elisabeth Borne de 2023, le Sénat, contrôlé par la droite et les centristes et qui sera ensuite saisi de l'examen du budget, y sera majoritairement opposé. "Il est clair que le Premier ministre regarde surtout du côté des socialistes ! Il a abandonné le 49.3 comme un cadeau de Noël, mais les socialistes en demandent et en demanderont toujours plus", a dénoncé Gérard Larcher.

"Il n'est pas question d'accepter n'importe quoi", a-t-il appuyé, demandant, comme l'ensemble de la droite, davantage de diminution des dépenses publiques : "Depuis mai, le Sénat travaille à une proposition de budget avec 32,5 milliards d'économies."
"La droite sénatoriale fera ses choix", a réagi sur X le patron du PS Olivier Faure, qui a prévenu en retour : "Dans nos institutions, l'Assemblée nationale a le dernier mot." Les discussions autour du budget de l'État ont débuté cette semaine à l'Assemblée.
Le président de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand, le président du Sénat, Gérard Larcher, et le président de la République, Emmanuel Macron, en septembre 2018 à Paris. Photo Ludovic Marin. AFP

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