
Après la spectaculaire victoire du Parti Populaire en Espagne, les gouvernements européens conduits ou dominés par le centre-droit et la droite sont désormais dix-huit.
Et il ne reste que cinq pays que l'on peut classer au centre-gauche : Danemark, Slovaquie, Slovénie, Chypre, Irlande.
Encore faut-il relativiser le nombre déjà faible de gouvernements "roses".
En Irlande, le nouveau gouvernement irlandais issu des élections du 25 février 2011 devrait plutôt être qualifié de centriste puisqu'une coalition Fine Gaël (centre droit) et travaillistes (centre gauche) a remplacé un gouvernement dominé par le Fianna Fail (centre droit).
En Slovénie, le gouvernement de centre-gauche encore en place a été mis en minorité en septembre et il devrait être battu par la droite lors des élections législatives anticipées prévues début décembre.
Dans le collimateur des marchés
- Un troisième pays, la Finlande, a connu également une poussée de la droite, et surtout des "Vrais Finlandais", lors des législatives du 17 avril. Pourtant, afin d'isoler ce parti nationaliste et populiste, le nouveau premier ministre de centre-droit, Jiri Katainer, a choisi de faire entrer les socio-démocrates dans la coalition et donc de "rosir" finalement le gouvernement.
- A l'inverse, deux autres pays, le Danemark et l'Irlande (avec les réserves précitées pour l'Irlande) ont porté au pouvoir des coalitions plus à gauche (ou moins à droite...) que les précédentes.
- Enfin, malgré la politique d'austérité menée par les gouvernements conservateurs sortants, trois pays d'Europe du nord est - Pologne, Estonie et Lettonie - ont choisi de les reconduire en 2011.
Vote par dépit
- Reste les deux nations dans le collimateur des marchés: la Grèce et l'Italie. En l'absence d'élection, les deux gouvernements sont tombés pour faire place à des cabinets d'union nationale (Grèce) ou de techniciens (Italie). Bilan: une victime pour la gauche (Papandréou); une victime pour la droite (Berlusconi).
Source vu sur au "Au bout de la route"
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