Les noix ont-elles des vertus anticancer ?
D’autres bénéfices sont attribués aux oléagineux. Notamment s’agissant de la prévention des cancers, bien que le niveau de preuves soit faible – les études concernées reposant sur des observations et comportant différents biais d’interprétation.
Ainsi, d’après
l’analyse de quelque 33 études publiées avant juin 2019, une consommation élevée de noix serait associée de manière significative à une diminution du risque de cancer de 10 %. Et cet effet protecteur serait plus marqué pour les cancers digestifs, avec une baisse du risque de 17 %.
Les
forts taux d’antioxydants des fruits à coque pourraient être impliqués. Mais avant de creuser cette hypothèse, encore faudrait-il confirmer ces données observationnelles par de véritables essais cliniques contrôlés et randomisés : pour l’heure, rien ne permet d’affirmer que manger des noix nous protège du cancer.
Moins de maladies neurodégénératives ?
Les graisses sont essentielles pour le cerveau. Après le tissu adipeux, c’est en effet l’organe du corps le plus
riche en lipides – lesquels se trouvent dans les membranes de neurones et de leurs cellules de soutien, mais aussi dans la myéline grâce à laquelle l’influx nerveux se propage rapidement. Aussi, plusieurs équipes scientifiques ont-elles cherché à évaluer les
bénéfices des fruits à coques pour le système nerveux central. Que nous apprennent-elles ?
On y découvre notamment qu’
après 8 semaines d’un régime alimentaire plus ou moins enrichi en noix, les performances psychomotrices de rats de 19 mois sont modifiées : une alimentation à 2 % de noix améliore la marche sur tige, à 6 % la marche sur planche, et à ces deux taux la mémoire de travail est meilleure.
Ces résultats ont été confirmés sur une plus courte durée (28 jours), avec une amélioration significative de l’apprentissage et la mémoire des rongeurs.
Quant à l’être humain,
l’essai d’intervention diététique PREDIMED a montré qu’un régime méditerranéen enrichi en noix améliore la mémoire de travail. Il a aussi été mis en évidence, sur le plan biologique, un
risque diminué de faible taux plasmatique de BDNF – une protéine qui encourage la croissance et la différenciation de nouveaux neurones. Les noix semblent donc pouvoir se révéler bénéfiques dans la prévention du déclin cognitif lié à l’âge. Mais on manque toutefois de preuves directes pour affirmer qu’en manger régulièrement réduit le risque de maladies neurodégénératives.
Au bilan, les fruits à coque présentent à première vue tous les attributs permettant de les considérer comme des alliés de notre santé. S’ils sont riches en calories et en matières grasses, 30 g par jour semblent en effet réduire le taux de « mauvais cholestérol » et nous protéger des maladies cardiovasculaires, sans avoir d’effet sur le poids. Les arguments ne manquent pas qui suggèrent un impact positif tant sur d’autres pathologies que sur le déclin cognitif lié à l’âge.
De bonnes raisons pour recommander à chacun d’inclure chaque jour dans son régime une poignée quotidienne d’amandes, noisettes ou autres noix – évidemment sans sucre ou sel ajouté !

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