Dans la foulée de l’épisode de canicule historique toujours en cours, la France s’apprête à vivre un week-end très orageux. Des intempéries violentes sont attendues sur une bonne partie du pays, parfois avec de la grêle et des rafales dépassant 90 km/h.
Après une dizaine de jours passés sous une température suffocante, le mercure devrait redescendre à partir de ce week-end partout en France. Problème, ce rafraîchissement s’accompagnera d’une dépression orageuse de forte intensité.

Selon l’observatoire français des tornades et des orages violents Keraunos, de forts orages, constitués, au-delà de la foudre, de « pluies intenses et/ou fortes chutes de grêle et/ou rafales de vent supérieures à 90 km/h » devraient s’abattre sur une grande partie du pays entre samedi et dimanche.

L’observatoire estime qu’il y a au moins 70 % de chances que ces forts orages touchent une diagonale partant du nord de la France, entre Lille et Metz, jusqu’au Sud-Ouest, de La Rochelle à Hendaye. Les Alpes et les Alpes du Sud seront également concernées par ces intempéries.
Dès ce vendredi, des orages pourraient se déclencher dans la moitié haute du pays, principalement dans le Nord-Est.
Décalage progressif
Samedi, des orages « parfois virulents » seront « possibles en deuxième partie de journée et nuit suivante sur un axe Aquitaine - Centre - Hauts-de-France/Ardennes », d’après le bulletin de Keraunos.
Tandis que dimanche, les perturbations devraient se décaler légèrement vers l’est du pays et concerner une zone allant « des Pyrénées aux régions de l’est ». L’institut développe : « En cours de journée, une activité orageuse fréquente et parfois forte est dès lors attendue sur ces régions, avec un risque persistant de fortes pluies et de grêle. »
Conséquence directe des fortes chaleurs
Comme dans le cas présent, les épisodes orageux se déclenchent la plupart du temps après des phases, plus ou moins longues, de fortes températures.
Au cours de ces périodes, le soleil réchauffe la surface de la Terre. La chaleur remonte ensuite dans l’air faisant grimper la température atmosphérique. Or, l’air étant moins dense lorsqu’il est chaud que froid, il s’élève en altitude. En parallèle, l’évaporation des plans d’eaux est aussi accentuée ce qui renforce l’humidité en haute atmosphère. Au contact de l’air chaud, cette eau se transforme en vapeur. Par un phénomène de condensation, ces courants forment alors des nuages.
Lorsque ce phénomène se produit à grande échelle, comme ici sur toute la France voire une partie de l’Europe, les nuages massifs formés sont des cumulonimbus, propices aux orages.
Dans ce type de nuage, eau et cristaux de glace se regroupent pour former des grosses gouttes ou même des grêlons. Les courants d’air ascendants et descendants au sein même du cumulonimbus peuvent, eux, devenir très puissants. Ils amènent des conditions propices aux phénomènes météorologiques violents, notamment de la tension électrique. Quand celle-ci devient trop grande pour être contenue, elle est libérée sous forme de tonnerre, d’éclairs et de grêle.
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