« Nous serons là » : pour Emmanuel Macron, la clause d’assistance mutuelle de l’UE en cas d’attaque, « c’est du béton »
Le président français Emmanuel Macron a assuré samedi à Athènes que la clause d’assistance mutuelle entre pays de l’Union européenne, en cas d’attaque, « c’est du béton » et ne souffre d’aucune « ambiguïté ».
« Pour la Grèce et la France, l’article 42.7 » des traités de l’UE, « c’est du béton, c’est-à-dire que c’est une obligation », a dit le président français lors d’une conférence de presse. Du « béton armé », a complété à ses côtés le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis.
Sous l’impulsion de Chypre, qui préside l’UE ce semestre, les 27 réfléchissent à un renforcement de cette clause, qui prévoit que, si un Etat membre est « l’objet d’une agression armée sur son territoire », les autres « lui doivent aide et assistance par tous les moyens en leur pouvoir ».
« Je ne crois pas qu’il y a un besoin aujourd’hui de changer les traités ou de les modifier. Ils sont très clairs », a estimé Emmanuel Macron au second jour de sa visite en Grèce.
« Il y a simplement un besoin d’abord de continuer de renforcer la défense et la sécurité de tous nos pays » puis d’avancer vers « l’Europe plus souveraine que nous appelons de nos voeux ».
« Plus fort que l’article 5 de l’Otan »
Selon Emmanuel Macron, l’article 42.7 est « dans sa substance plus fort que l’article 5 » du traité de l’Otan, c’est-à-dire la clause d’assistance mutuelle au coeur de l’alliance militaire américano-européenne mais régulièrement remise en doute par Donald Trump. « Il prévoit une solidarité entre les États membres mais il ne laisse pas l’option », a-t-il insisté au sujet du traité européen.
Lui emboîtant le pas, Kyriakos Mitsotakis a fait valoir que « personne ne parlait de cet article (42.7) auparavant alors qu’il existe dans les traités et qu’il est juridiquement plus fort, au moins dans sa formulation, que l’article 5 de l’Otan ».
Le président français a estimé que la France et la Grèce avaient « montré » par les actes que « l’article 42.7, c’étaient pas des mots » en envoyant début mars des navires militaires près de Chypre lorsque l’île de l’UE a été touchée par une frappe au début de la guerre au Moyen-Orient.
Il a souligné que le partenariat de défense franco-grec renouvelé samedi prévoyait lui-même une telle clause encore renforcée.
« Elle est intangible »,« il n’y a pas de point d’interrogation à avoir, il n’y a pas de doute à nourrir. Et, pour tous nos ennemis, potentiels ou réels, il faut qu’ils le sachent très clairement », que la France viendra en aide à la Grèce en cas de besoin, a-t-il martelé.
La veille, interrogé en public sur ce que ferait la France si la souveraineté de la Grèce était défiée en mer Egée, le chef de l’Etat avait répondu sans hésitation : « Nous serons là ».
De crise en crise: comment ils construisent un empire sur votre dos. L’ #UE fédérale avec votre épargne.
ETATS UNIS EUROPE - MOINS de BIENS PLUS de LIENS
L'esprit est comme un parapluie = il ne sert que s'il est ouvert ....Faire face à la désinformation
Le but de #Macron, Von der Leyen etc... n'est pas de sauver le peuple ukrainien du méchant #Poutine !
Mais de créer une crise afin d'abolir la souveraineté des Nations et construire leur #Europe fédérale !
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