Plus de télétravail, limitation de vitesse, transports publics et autorisations de conduire attribuées selon des « systèmes de rotation des plaques d’immatriculation » : voilà ce que l’Agence internationale de l’énergie a proposé pour réduire la pression sur les prix du pétrole. Ces propositions trouvent un écho favorable au sein du ministère allemand de l’Économie.
Davantage de télétravail, des limitations de vitesse, le développement des transports en commun et la délivrance de permis de conduire basés sur la plaque d’immatriculation : telles sont quelques-unes des mesures proposées par l’Agence internationale de l’énergie pour réduire la pression sur les prix du pétrole. Les recommandations de l’Agence internationale de l’énergie visant à réduire la pression sur les prix du pétrole sont bien accueillies au ministère allemand de l’Économie et de l’Énergie.
Dans un document intitulé « Scénarios alternatifs des impacts macroéconomiques possibles sur la zone euro et sur l’Allemagne », obtenu par l’agence de presse dts, des représentants ministériels évaluent les mesures envisageables en pesant le pour et le contre. L’AIE, avec ses « recommandations axées sur la demande », obtient de bons résultats dans cette analyse.
AIE : limiter les déplacements privés
L’AIE avait notamment proposé davantage de télétravail, des limitations de vitesse plus strictes sur les autoroutes, la promotion des transports publics et du covoiturage, ou encore des « systèmes de rotation des plaques d’immatriculation », selon lesquels les voitures particulières ne seraient autorisées à circuler dans les grandes villes que certains jours.
Une réduction des vols d’affaires pourrait également alléger rapidement la pression sur le marché du kérosène, selon l’Agence internationale de l’énergie.
Des problèmes d’acceptation au sein de la population sont à prévoir
Dans son document interne, dont la dernière révision date d’aujourd’hui, le ministère des Affaires économiques place les propositions de l’AIE en tête de liste des mesures et avance plusieurs arguments en leur faveur.
Il y aurait ainsi un « effet d’allègement ciblé pour les personnes dans le besoin », même si un « changement de comportement » serait nécessaire. En outre, la « stratégie visant à s’affranchir des importations d’énergies fossiles » serait soutenue. Et dans la plupart des cas, il n’y aurait « pratiquement pas d’impact fiscal ».
Toutefois, on peut s’attendre à un problème d’acceptation au sein du public. Selon une évaluation du ministère des Affaires économiques, les mesures de l’IEA présentent un inconvénient : la question de « l’acceptation par les bénéficiaires en raison de l’intrusion dans leur vie privée et leurs habitudes » est citée comme le seul contre-argument.
Système d’émissions carbone SEQE-UE : libération de nouveaux certificats
Parmi les nombreuses autres mesures débattues publiquement, seules deux autres sont perçues de manière aussi positive en termes de rapport entre arguments pour et contre. Dans le système d’échange de quotas d’émission de l’Union européenne (SEQE‑UE), l’extension de la réserve de stabilité du marché et la suppression de l’annulation anticipée des quotas bénéficient d’un soutien unanime.
Du point de vue du ministère, il n’y a aucun argument contre ces mesures ; au contraire, elles renforcent la flexibilité du mécanisme et envoient au marché un signal d’incitation pour émettre davantage de quotas en cas de pénurie afin de faire baisser les prix. « Nous saluons cette initiative », ont déclaré les représentants du ministère.
Produire encore plus de gaz
Du point de vue du ministère allemand de l’Économie, il existe également une autre mesure pour laquelle les arguments en faveur l’emportent : l’exploitation des gisements de gaz nationaux, par exemple par la fracturation hydraulique.
Les « gisements non conventionnels » concernés permettraient « une production substantielle à moyen terme », ce qui se traduirait par « un renforcement substantiel de la sécurité d’approvisionnement » et, surtout, par « des recettes supplémentaires pour les Länder ».
Le document du ministère de l’Économie souligne toutefois que l’interdiction de la fracturation hydraulique devrait d’abord être levée et que cette mesure n’aurait probablement qu’un effet « à moyen terme ».
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