Le président Donald Trump a averti que l’Iran serait frappé « bien plus durement » si le régime de Téhéran bloquait les exportations de pétrole du Moyen-Orient.

Bloquer les exportations de pétrole — Un porte-parole du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a déclaré, le 9 mars, que Téhéran ne permettrait à aucun pétrole du Moyen-Orient de parvenir aux États-Unis ni à leurs alliés tant que les attaques contre l’Iran se poursuivront.
Selon l’agence Tasnim, proche du CGRI, le général Ali Mohammad Naeini a affirmé que l’armée iranienne « n’autorisera pas l’exportation d’un seul litre de pétrole de la région jusqu’à nouvel ordre, en raison des agressions en cours » de la part des États-Unis et d’Israël.
Le général Naeini a estimé qu’un blocus iranien des expéditions de pétrole ferait flamber le prix du brut, précisant que toute tentative américaine ou alliée de faire baisser les prix serait « temporaire et vaine ».
Les cours du brut ont
bondi ces derniers jours, mais le 9 mars, après que Donald Trump eut
décrit la guerre contre l’Iran comme « très avancée, presque achevée », une grande part de la hausse historique du jour a été
effacée. Les actions asiatiques et européennes ont rebondi le 10 mars après de fortes pertes enregistrées plus tôt.
La menace du général iranien intervient alors que l’attention se concentre sur le détroit d’Hormuz, l’un des points de passage maritime les plus stratégiques au monde, par lequel transitent environ 20 % du pétrole mondial en provenance du Golfe persique.
Depuis le lancement, le 28 février, des frappes américaines et israéliennes sur l’Iran, le trafic maritime dans le détroit d’Hormuz – qui longe les côtes iraniennes – s’est presque arrêté. Le CGRI
a attaqué une douzaine de navires marchands dans ou à proximité du détroit à l’aide de drones et de missiles, poussant les principaux assureurs maritimes mondiaux à invoquer le risque de guerre et à annuler leurs polices, dissuadant ainsi les navires de traverser la zone.
Crainte d’un choc énergétique mondial
Aramco, la société pétrolière publique saoudienne et premier exportateur mondial, a déclaré le 10 mars qu’il y aurait des « conséquences catastrophiques » pour les marchés pétroliers mondiaux si la guerre en Iran continuait de perturber la navigation dans le détroit d’Hormuz.
« Il y aurait des conséquences catastrophiques pour les marchés pétroliers mondiaux, et plus la perturbation durera… plus les conséquences seront dramatiques pour l’économie mondiale », a déclaré le directeur général d’Aramco, Amin Nasser, lors d’une conférence téléphonique sur les résultats de l’entreprise.
« Nous avons connu des perturbations par le passé, mais celle-ci est de loin la plus grave crise que le secteur pétrolier et gazier de la région ait traversée. »
Peu auparavant, le ministre qatari de l’Énergie, Saad Sherida Al‑Kaabi, avait
déclaré au
Financial Times, le 6 mars, que le prix du baril pourrait grimper jusqu’à 150 dollars dans les deux à trois semaines si les pétroliers et autres navires marchands ne peuvent plus franchir le détroit d’Hormuz.
Pendant ce temps, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a affirmé à PBS, le 10 mars, que Téhéran n’avait pas bloqué le détroit d’Hormuz et que les frappes iraniennes contre les installations pétrolières des alliés de Washington dans le Golfe constituaient un acte légitime de légitime défense.
« La production et le transport de pétrole ont été ralentis ou interrompus non pas à cause de nous, mais à cause des attaques et des agressions menées contre nous par les Israéliens et les Américains », a-t-il déclaré.
« Ce sont eux qui ont rendu la région entière instable. C’est pourquoi les pétroliers et les navires craignent de passer par le détroit d’Hormuz. »
« Nous avons déjà averti tous les acteurs de la région : si les États‑Unis nous attaquent, puisque nous ne pouvons pas atteindre leur territoire, nous devrons frapper leurs bases, leurs installations, leurs infrastructures et leurs biens dans la région », a ajouté M. Araghchi. « En conséquence, la guerre s’étendra à toute la région. »
Trump met en garde l’Iran contre toute entrave au détroit d’Hormuz
Donald Trump, de son côté, a affirmé le 9 mars que la puissance militaire américaine serait suffisante pour assurer la continuité des livraisons de pétrole. Lors d’une conférence de presse tenue dans son complexe golfique près de Miami, le président a
prévenu que si l’Iran bloquait le détroit d’Hormuz, il serait « frappé à un niveau beaucoup, beaucoup plus dur ».
Le président a également
déclaré, dans une interview à CBS, que les États-Unis étaient « très en avance » sur le calendrier initial de quatre à cinq semaines prévu pour la guerre, ajoutant que son administration envisageait de prendre le contrôle du détroit d’Hormuz pour sécuriser les expéditions de pétrole si nécessaire.
En dépit de la rhétorique agressive des deux camps, les investisseurs ont massivement parié, le 10 mars, sur une fin prochaine du conflit, avant que les perturbations des approvisionnements énergétiques ne provoquent un choc économique majeur.
Des économistes et analystes de marché ont souligné qu’une interruption prolongée des expéditions de pétrole par le détroit d’Hormuz pourrait avoir des conséquences considérables.
Kristalina Georgieva, directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), a déclaré, lors d’un discours prononcé le 9 mars, que la résilience de l’économie mondiale était mise à l’épreuve par le conflit au Moyen‑Orient et a exhorté les responsables politiques à « imaginer l’impensable et à s’y préparer ».
Mme Georgieva a précisé que chaque hausse durable de 10 % du prix du baril réduisait la production économique mondiale de 0,1 à 0,2 point de pourcentage et faisait grimper l’inflation de 40 points de base.
Avec la contribution de Reuters.
L’administration Trump annonce la fin prochaine du conflit iranien, alors que les forces américaines mènent leur journée de frappes la plus intense
Fin prochaine du conflit iranien — Le président Donald Trump pourrait s’apprêter à déclarer la victoire de la campagne militaire contre l’Iran, après près de deux semaines de frappes américano‑israéliennes sur la République islamique.
Lors d’une conférence de presse à Doral, en Floride, le 9 mars, le président a affirmé que les forces américaines et israéliennes étaient « en train de gagner très nettement » et que l’opération militaire conjointe était « largement en avance sur le calendrier ».
Durant cette conférence, M. Trump a déclaré que le conflit avec l’Iran « allait bientôt se terminer ».
Le président a indiqué que les principales menaces posées par l’Iran au début de la campagne avaient été neutralisées dès les deux premiers jours des opérations. Il a vanté l’ampleur des frappes menées contre la marine et l’armée de l’air iraniennes.
Selon le Pentagone, les attaques de missiles iraniennes ont diminué de 90 % depuis le début des affrontements, tandis que les attaques de drones ont chuté de 83 %.
« Comme le président Trump l’a déclaré hier, nous écrasons l’ennemi dans une démonstration écrasante de compétence technique et de puissance militaire », a affirmé le 10 mars le secrétaire à la Guerre, Pete Hegseth, devant la presse.
Ce dernier s’est refusé à préciser le calendrier de fin des opérations, renvoyant à la décision du président.
« Le président a défini une mission très claire à accomplir, et notre tâche est de la mener à bien sans relâche », a expliqué M. Hegseth. « C’est lui qui contrôle la manette des gaz. C’est lui qui décide. »
Comme lors de précédents points presse, M. Hegseth a tenu à distinguer les opérations en Iran de celles menées par les États‑Unis en 2003 en Iraq.
« Ce n’est pas 2003. Il ne s’agit pas d’une reconstruction interminable comme celle que nous avons connue sous [le président George W. Bush] ou [le président Barack Obama]. On en est très loin », a‑t‑il insisté.
« Notre génération de soldats ne laissera plus jamais cela se reproduire. Et ce président non plus, lui qui a clairement rejeté ce type de missions sans fin et aux objectifs flous. »
M. Trump avait précédemment appelé à la reddition inconditionnelle de l’Iran.
Le 10 mars, la porte‑parole de la Maison‑Blanche, Karoline Leavitt, a toutefois précisé que le président ne s’attendait pas nécessairement à ce que les dirigeants iraniens proclament officiellement leur reddition.
« Quand le président Trump dit que l’Iran se trouve dans une position de reddition inconditionnelle, il ne prétend pas que le régime iranien va le déclarer publiquement », a‑t‑elle expliqué.
« Ce qu’il veut dire, c’est que les menaces de l’Iran ne seront plus soutenues par un arsenal de missiles balistiques lui permettant de se protéger pendant qu’il développe la bombe atomique. »
La journée de frappes la plus intense
Lors de son intervention du 10 mars, M. Hegseth a annoncé que les forces américaines menaient « la journée de frappes la plus intense à l’intérieur de l’Iran » depuis le début des hostilités – mobilisant le plus grand nombre de chasseurs, de bombardiers et bénéficiant d’un renseignement « plus précis et plus performant que jamais ».
Selon l’armée américaine, au cours des dix premiers jours de combat, plus de 5.000 cibles ont été frappées, dont 50 navires de guerre iraniens.
Le 10 mars, le président du Comité des chefs d’état‑major interarmées, le général Dan Caine, a indiqué que les forces américaines poursuivaient leurs frappes contre les navires poseurs de mines iraniens susceptibles d’entraver le trafic commercial dans le golfe Persique.
Lors d’un point presse le 4 mars, M. Hegseth avait précisé que les forces américaines s’employaient également à atteindre une domination totale de l’espace aérien iranien, objectif qui, selon lui, serait atteint « en moins d’une semaine ».
La semaine précédente, MM. Hegseth et Caine avaient expliqué que la diminution progressive des défenses aériennes iraniennes permettrait aux forces américaines de passer du recours à des armes à longue portée tirées depuis l’extérieur du pays à l’utilisation de bombes plus courantes, larguées directement depuis l’espace aérien iranien.
Le 10 mars, le général Caine a précisé que des bombardiers américains avaient récemment largué plusieurs dizaines de bombes gravitationnelles de 900 kg guidées par GPS sur des installations souterraines de missiles dans le sud de l’Iran.
Epoch Times a contacté le Commandement central américain pour obtenir des précisions sur l’avancement de la conquête de la supériorité aérienne, mais n’a pas reçu de réponse avant la publication.
Jusqu’à présent, sept militaires américains ont été tués au cours des hostilités contre l’Iran.
Le principal porte‑parole du Pentagone, Sean Parnell, a indiqué à Epoch Times que 140 soldats américains avaient été blessés, la plupart légèrement ; 108 d’entre eux ont déjà repris le service.
« Huit militaires sont toujours dans un état grave et reçoivent les meilleurs soins possibles », a‑t‑il précisé.
Trump consulte Netanyahu
Bien qu’il ait déclaré, le 9 mars, que les affrontements avec l’Iran touchaient à leur fin, M. Trump a averti que les forces américaines pourraient être amenées à intervenir à nouveau si les hostilités reprenaient.
« Si cela recommence, ils seront frappés encore plus durement », a‑t‑il prévenu.
Dans un entretien accordé le 8 mars au Times of Israel, M. Trump a indiqué qu’il consulterait le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, à mesure qu’il s’apprête à conclure les opérations militaires américaines contre l’Iran.
« Je pense que c’est réciproque, dans une certaine mesure », a‑t‑il confié. « Nous en discutons. Je prendrai la décision au moment opportun, mais tout sera pris en compte. »
Les combats avec l’Iran ont ravivé les affrontements entre Israël et le Hezbollah, désigné par Washington comme organisation terroriste et allié de longue date du pouvoir chiite iranien.
L’armée israélienne a annoncé avoir frappé des dizaines de cibles du Hezbollah à travers le Liban et signalé plusieurs blessés dans ses rangs.
Au 9 mars, le bureau du Premier ministre Netanyahou avait confirmé la mort de deux soldats israéliens lors des combats à la frontière libanaise.
Près de 900 millions de dollars brûlés par jour :
la facture américaine de la guerre en Iran est plus élevée que ce qui avait été budgété
(le coût des munitions explose)...
Alors que l’opération militaire américaine contre l’Iran se prolonge, la question du coût de cette intervention commence à s’imposer au cœur du débat politique à Washington.
L’opération militaire américaine contre l’Iran, baptisée "Epic Fury", est entrée dans sa sixième journée. Le président Donald Trump et le secrétaire à la Défense Pete Hegseth ont indiqué que le conflit pourrait se poursuivre encore plusieurs semaines. À Washington, une question revient désormais avec insistance dans les médias et au Congrès: combien cette guerre va-t-elle réellement coûter aux États-Unis?
Selon Kent Smetters, le directeur du Penn Wharton Budget Model et l’un des principaux analystes budgétaires du pays cité par Fortune, le coût économique total des frappes pourrait atteindre jusqu’à 210 milliards de dollars.
L’armée américaine a intensifié ses frappes contre l’Iran en utilisant pour la première fois au combat le nouveau missile balistique PrSM, appelé à remplacer les ATACMS grâce à une portée et une précision supérieures, ainsi que des drones LUCAS à bas coût, dans une offensive mêlant missiles, drones et aviation qui a déjà frappé plus de 2.000 cibles mais aussi coûté environ 3,7 milliards de dollars en 100 heures.
L’armée américaine a intensifié ses frappes contre l’Iran en déployant une combinaison de missiles balistiques, de missiles de croisière et de drones d’attaque. Selon plusieurs responsables militaires, ces opérations servent également de banc d’essai pour certaines capacités expérimentales, testées pour la première fois en conditions réelles. L’offensive marque ainsi une nouvelle étape dans l’évolution des technologies militaires américaines sur le théâtre moyen-oriental.
Selon des calculs du Center for Strategic and International Studies (CSIS), un think tank américain spécialisé dans les questions de défense, la facture est déjà élevée. D'après les estimations initiales, les 100 premières heures de l’opération ont coûté environ 3,7 milliards de dollars, soit près de 891 millions par jour. Une grande partie de cette facture -environ 3,5 milliards de dollars- n’était pas prévue dans le budget du Département de la Défense. Ces dépenses devront donc probablement être financées par un budget supplémentaire voté par le Congrès.
Les coûts se répartissent en trois grandes catégories. D’abord les opérations militaires, qui représentent environ 196 millions de dollars pour les premières heures du conflit. Ensuite la reconstitution des stocks de munitions, qui constitue de loin la plus grosse dépense avec 3,1 milliards de dollars. Enfin, les pertes matérielles et les réparations d’infrastructures, estimées à 350 millions de dollars.
Des milliards de dollars en munitions
Dans le détail, les opérations aériennes représentent la plus grande part des coûts opérationnels. Plus de 200 avions de combat américains sont actuellement engagés dans la campagne, dont des F-35, F-22, F-15 ou encore F-16. Leur activité a coûté environ 125 millions de dollars en 100 heures, et ajoute environ 30 millions supplémentaires par jour tant que les frappes se poursuivent.
La composante navale joue également un rôle majeur. Deux porte-avions américains, accompagnés de 14 destroyers et plusieurs navires de combat, opèrent dans le Golfe persique et en Méditerranée orientale. Leur déploiement a déjà coûté 64 millions de dollars sur les premières heures du conflit, avec 15 millions supplémentaires par jour pour maintenir cette flotte en opération.
Mais l’essentiel de la facture provient des munitions tirées contre l’Iran. Les forces américaines auraient utilisé plus de 2.000 munitions en moins de 100 heures. Le remplacement de ces armes –missiles de croisière, bombes guidées ou systèmes de défense– pourrait atteindre 3,1 milliards de dollars, dont 1,7 milliard pour la défense antimissile face aux attaques iraniennes de drones et de missiles balistiques.
À ce stade, les pertes matérielles restent limitées, mais non négligeables. Trois avions de chasse F-15 ont été détruits lors d’un incident de tir ami au Koweït, pour un coût d’environ 309 millions de dollars, auxquels s’ajoutent 50 millions pour réparer certaines installations militaires endommagées. Si l’intensité des opérations diminue, la facture quotidienne pourrait baisser, mais Washington devra très probablement demander des fonds supplémentaires au Congrès pour financer la poursuite de la guerre.
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