L’Espagne ne lâche rien face à Donald Trump. Mardi, elle avait refusé de participer à la guerre en Iran mais aussi de soutenir l’armée américaine. Le Premier ministre Pedro Sánchez avait ordonné que les bases américaines de Rota et de Morón, en Espagne, ne soient pas utilisées pour des opérations en Iran.
La décision espagnole avait contraint l’armée américaine à évacuer une douzaine d’avions ravitailleurs KC-135 « Stratotanker » des bases aériennes de Morón et de Rota. Ces appareils servaient à ravitailler en vol des bombardiers. Vexé, Donald Trump avait ordonné, mardi, la cessation de « toutes les négociations » avec le pays.
Mercredi, le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a à nouveau dit « non à la guerre » à Donald Trump. Il s’est aussi opposé « à ce désastre » dans une allocution. Une position, selon lui, partagée par de « nombreux autres gouvernements » et « des millions de citoyens et de citoyennes qui, dans toute l’Europe, en Amérique du Nord et au Moyen-Orient, ne demandent pas pour demain plus de guerre ou plus d’incertitude ».
Une dispute diplomatique entre les États-Unis et l'Espagne au sujet de la guerre en Iran s'est intensifiée mercredi lorsque les gouvernements ont échangé des déclarations contradictoires sur l'utilisation éventuelle de bases militaires espagnoles par les forces armées américaines pour leurs opérations au Moyen-Orient.
Quelques instants après qu'une porte-parole de la Maison-Blanche a déclaré que le gouvernement espagnol avait accepté d'aider les États-Unis, le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a démenti catégoriquement ces affirmations.
«Je peux réfuter (les propos de la porte-parole de la Maison-Blanche), a affirmé M. Albares à la radio espagnole Cadena Ser. La position du gouvernement espagnol concernant la guerre au Moyen-Orient, le bombardement de l'Iran et l'utilisation de nos bases n'a pas changé d'un iota.»
Guerre au Moyen-Orient : « opposée à ce désastre », l’Espagne se lève à nouveau contre Trump et refuse d’être « complice »
Le désaccord a éclaté mardi lorsque le président américain Donald Trump a menacé de rompre ses relations commerciales avec Madrid, quelques heures après que le premier ministre espagnol a déclaré que son gouvernement ne serait «pas complice de quelque chose qui est mauvais pour le monde».
M. Albares s'est exprimé mercredi soir à Madrid, peu après que la porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, a déclaré: «En ce qui concerne l'Espagne, je pense qu'ils ont entendu haut et fort le message du président hier.»
«D'après ce que j'ai compris au cours des dernières heures, ils ont accepté de coopérer avec l'armée américaine, avait continué Mme Leavitt. Je sais donc que l'armée américaine coordonne ses actions avec ses homologues espagnols.»
Désaccord sur l'Iran
Mardi, M. Trump a menacé de mettre fin au commerce de son pays avec l'Espagne en raison du refus de Madrid d'autoriser les États-Unis à utiliser des bases militaires communes dans le sud de l'Espagne pour toute frappe non couverte par la charte des Nations unies.
« Nous ne serons pas complices de quelque chose qui est mauvais pour le monde et qui est également contraire à nos valeurs et à nos intérêts, simplement par peur des représailles », a-t-il poursuivi, une référence directe aux menaces de Donald Trump exprimées mardi, qui reproche aussi à l’Espagne, depuis plusieurs mois, de ne pas avoir augmenté à 5 % du PIB ses dépenses militaires, en accord avec le nouvel objectif de l’Otan poussé par Washington.
Le Premier ministre espagnol a une nouvelle fois appelé à « la cessation des hostilités et une résolution diplomatique » entre toutes les puissances impliquées. En réponse à ces menaces, l’Union européenne a dit qu’elle était « prête à réagir » pour défendre ses intérêts.
Le plus intéressant n'est pas ce qu'ils nous montrent
mais ce qu'ils nous cachent...
📤 Partage cet article — chaque vue brise un silence.
Partager cet article
Puisque vous êtes là…
|
Abonnez-vous à notre newsletter
Rester libre !
N'oubliez pas de partager.
/https%3A%2F%2Fi.ytimg.com%2Fvi%2Fws-6tY1UXSM%2Fhqdefault.jpg)
Commenter cet article