
un monstre de près de 3 000 km menace les États-Unis
Un couloir de neige et de glace du Texas jusqu’au Nord-Est
Sur les cartes, la signature de Fern est spectaculaire. Les prévisions évoquent un système hivernal étiré sur plusieurs milliers de kilomètres, capable de relier le Texas et les Grandes Plaines aux États de la côte Est. Le National Weather Service (NWS) parle d’un épisode de froid arctique derrière un front froid, avec une dégradation progressive vers la vallée du Mississippi, la vallée de l’Ohio et le Nord-Est d’ici le week-end.
Ce type de tempête n’est pas seulement une “grosse chute de neige”. Le risque majeur, cette fois, tient au cocktail. D’un côté, de l’air très froid qui s’installe et ne lâche plus. De l’autre, des précipitations susceptibles de passer de la pluie au grésil, puis à la pluie verglaçante. Or, la glace est souvent plus destructrice que la neige. Elle alourdit les branches, arrache des câbles, et fragilise les pylônes.
À New York, la vague de froid est déjà là. Le relevé effectué à Central Park a atteint -9°C, avec un ressenti d’environ -17°C sous l’effet du vent, un niveau présenté comme le plus bas observé depuis le début de l’hiver dans la ville.
Le Texas, peu habitué à ces conditions, se prépare à l’arrivée d’un nouveau coup de froid. Crédit : Jno.skinner.
Central Park sous la neige lors d’un épisode hivernal à New York. Crédit : Anthony Quintano.
Une tempête hivernale massive s’apprête à frapper les États-Unis, des Grandes Plaines à la côte Est. Plus de 30 centimètres de neige sont attendus. Les autorités se préparent, tandis que des milliers de vols ont été annulés.
Vague de froid en Amérique du Nord : jusqu'à -35°C aux USA en fin de semaine
160 millions de personnes en alerte,
1.300 vols annulés...
Les Etats-Unis s'attendent à une des pires tempêtes de neige de leur histoire

Des dizaines de millions d’Américains se préparent vendredi à affronter une tempête hivernale massive, qui balayera les États-Unis des Grandes Plaines du centre jusqu’aux métropoles de la côte Est, accompagnée d’un cortège de conditions périlleuses.
"Neige abondante", "accumulation de glace catastrophique", ou "températures glaciales et rafales de vents dangereusement froides" : la tempête sera "importante et de longue durée" prédisent les services météo nationaux (NWS) dans leur dernier bulletin, vendredi à 02 h 14 (07 h 14 GMT). Plus de 30 centimètres de neige sont "probables" dans la vallée de l’Ohio, le milieu du littoral atlantique, et le nord-est, précise le NWS.
Pour le météorologue Ryan Maue, "les 10 prochains jours d’hiver seront les pires depuis 40 ans à travers les États-Unis". "Réfléchissez à là où vous pouvez aller, à ce que vous pouvez faire, et à ceux qui ont besoin d’être aidés encore plus pour survivre durant la semaine à venir. Ce n’est pas une exagération ou une blague", a lancé l’expert sur X. "Vous devez être prêts à de longues coupures d’électricité avec des températures extérieures inférieures à 0 degré" Fahrenheit, soit – 18 °C, a-t-il averti.

Coupures de courant
Au Texas, beaucoup se rappellent la tempête hivernale de 2021, lorsqu’une panne généralisée sur le réseau électrique de cet État du sud avait laissé des millions de foyers sans courant pendant plusieurs jours et fait plus de 200 morts. Les autorités locales se sont voulues rassurantes à l’approche de la nouvelle tempête. Le réseau électrique de l’État "n’a jamais été aussi robuste, jamais aussi préparé, et est complètement capable de tenir face à cette tempête hivernale", a déclaré jeudi le gouverneur Greg Abbott lors d’une conférence de presse, affirmant qu’il ne s’attendait "en aucune manière" à des coupures de courant venant du réseau lui-même. L’élu a cependant déjà décrété l’état d’urgence pour plus de la moitié des comtés de cet État de quelque 31 millions d’habitants et a appelé chacun à se préparer rapidement à l’arrivée de la tempête dans la soirée de vendredi.
Près de 1 500 vols prévus samedi ont déjà été annulés à travers le pays, dont plus de 1 100 avec pour origine ou destination Dallas, au Texas, selon le site spécialisé FlightAware.
De l’autre côté du pays, dans l’État de New York, la gouverneure Kathy Hochul a également appelé les quelque 20 millions d’habitants à ne pas sous-estimer le froid. "Cinq ou six minutes à l’extérieur, cela pourrait littéralement être dangereux pour votre santé", a-t-elle prévenu.
Trump sceptique
Sur sa plateforme Truth Social, Donald Trump a profité de la météo pour de nouveau exprimer son scepticisme sur l’existence du changement climatique. "Une vague de froid record doit frapper 40 États. Rarement vu quelque chose comme ça avant. Est-ce que les insurrectionnistes environnementaux pourraient m’expliquer s’il vous plaît : QU’EST-CE QUI EST ARRIVÉ AU RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE ?", a écrit le président américain.
Le rapport entre le changement climatique et les tempêtes hivernales, quand le vortex polaire d’ordinaire confiné au niveau du pôle Nord est entraîné vers le sud, ne coule pas de source. Mais les chercheurs relèvent que le nombre de ces tempêtes augmente depuis 20 ans. Cela pourrait être dû au fait que l’Arctique se réchauffe plus rapidement que la moyenne mondiale, un réchauffement inégal qui contribue selon certains scientifiques à faciliter le déversement du vortex polaire sur l’Amérique du Nord.
Les experts mettent cependant en garde contre les conclusions trop tranchées qui relieraient ce phénomène directement au changement climatique d’origine humaine. "Il est plus difficile d’établir cette connexion sur une période plus longue, simplement parce que je pense que nous n’avons pas assez de données", dit Jason Furtado, météorologue à l’Université de l’Oklahoma.
Un vortex polaire très perturbé
La situation synoptique est marquée par un vortex polaire fortement déstructuré, favorisant un décrochage massif d’air arctique depuis les hautes latitudes vers le cœur du continent nord-américain. Cette plongée polaire s’accompagne d’anomalies thermiques exceptionnelles, avec une masse d’air parfois 20°C plus froide que les normales.
Dans le même temps, des dépressions actives remontent le long de la côte est, accentuant l'intensité du phénomène.
Des températures extrêmes sur le centre du continent
Le froid le plus intense est attendu sur les Grandes Plaines. Des valeurs proches de -35°C sont envisagées dans le Dakota, notamment au Dakota du Nord.
Plus à l’est et au nord, le froid gagnera également le Québec, où les températures pourraient descendre jusqu’à -30°C, renforcées par le vent et des conditions de blizzard.
Tempêtes de neige sur la côte est
Parallèlement à cette vague de froid, l’interaction entre l’air arctique et l’air plus doux océanique alimente des tempêtes hivernales marquées sur la façade est. Des épisodes neigeux significatifs sont attendus jusqu’à New York, en lien avec les dépressions remontant le long de l’Atlantique.
Des répercussions jusqu’en Europe
Cette descente glaciale joue également un rôle à plus grande échelle : elle dynamise fortement le courant-jet, favorisant en aval un temps océanique perturbé sur l’Atlantique et l’Europe. C’est ce mécanisme qui entretient, de notre côté de l’Atlantique, des successions de perturbations et un temps agité.
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Les Etats-Unis s'attendent à une des pires tempêtes de neige de leur histoire
Dans un pays très dépendant des déplacements longue distance, l’aviation est un baromètre immédiat. Dès que le givre s’installe sur les pistes ou que la visibilité chute, les hubs ralentissent. Ensuite, l’effet domino commence. Des avions restent cloués au sol, des équipages ne rejoignent plus leur rotation, et les retards se propagent d’un État à l’autre.

Une intense vague de froid va s’abattre à partir de ce vendredi sur une grande partie du Canada, sur le centre et l'est des Etats-Unis. Selon les médias locaux, New York et Philadelphie pourraient connaître leurs plus importantes chutes de neige depuis au moins quatre ans.
La moitié des Etats-Unis concernée. Une large masse d’air froid s’abat sur l’Est des Etats-Unis et une grande partie du Canada depuis ce vendredi. De fortes chutes de neige accompagnées de grêle et de pluies verglaçantes sont attendues jusqu’à lundi.
D’après la chaîne américaine CNN, le pays «s'apprête à affronter l'une des tempêtes hivernales les plus étendues et les plus menaçantes depuis des années», pouvant entraîner «des chutes de neige et de glace historiques». Baptisée Fern, la tempête qui part du Texas pour toucher la région des Grandes Plaines jusqu’aux Etats de l'est du pays mesurerait plus de 3.000 km de long, soit bien plus de la moitié de la longueur des Etats-Unis d'est en ouest.
Son arrivée contraint au moins dix régions à décréter l’état d’urgence. Ce vendredi, au moins 46 états sont sous le coup de consignes de vigilance. Le trafic aérien et routier sera aussi fortement perturbé. Plus de 1.300 vols prévus ce samedi ont par exemple été annulés. Des coupures d’électricité prolongées sont également possibles. Plus de 160 millions de personnes seraient concernées par l’événement météorologique.
Toujours selon CNN, les grandes villes du nord-est comme New York et Philadelphie, «pourraient connaître leurs plus importantes chutes de neige depuis au moins quatre ans, tandis que les grandes villes du sud s'attendent à des quantités de glace dévastatrices».
Tempête Fern : pourquoi le ressenti peut chuter aussi bas
Les valeurs de “température ressentie” impressionnent. Dans les Grandes Plaines du Nord, des services météo évoquent un ressenti pouvant plonger sous -46°C. À ce stade, quelques minutes dehors peuvent suffire à provoquer des engelures sur une peau exposée.
Il faut comprendre ce que mesure ce chiffre. Le “wind chill” n’est pas une température réelle. Il traduit la vitesse à laquelle le corps perd sa chaleur quand l’air est froid et que le vent accélère le refroidissement de la peau. Le NWS rappelle aussi un point souvent mal compris : le vent ne “refroidit” pas les objets inertes comme il refroidit un humain. En revanche, il augmente fortement le danger pour une personne mal protégée.
Pourquoi une telle descente du froid ? Le mécanisme est classique, mais sa mise en place peut être brutale. Lorsqu’une portion d’air arctique s’enfonce vers le sud, elle peut être canalisée par une circulation atmosphérique plus ondulée. La NOAA explique que le vortex polaire, vaste zone de basses pressions et d’air froid autour du pôle, s’étend souvent en hiver et peut favoriser des “plongées” d’air glacial vers les États-Unis.
Cette situation n’implique pas, à elle seule, une “anomalie” durable. Elle décrit surtout une dynamique de saison froide. En parallèle, des travaux cherchent à améliorer la prévision de ces décrochages arctiques, précisément parce qu’ils concentrent un risque humain et économique majeur.

Un risque humain sous-estimé : hypothermie, intoxications, isolement
Les images de neige attirent toujours l’attention. Pourtant, l’impact le plus silencieux vient souvent après. D’abord, l’hypothermie. Ensuite, les intoxications au monoxyde de carbone. Elles surviennent quand des générateurs ou des chauffages d’appoint sont utilisés dans de mauvaises conditions, notamment dans des espaces clos.
Il y a aussi la question de l’isolement. Dans certaines zones rurales, un cumul important peut rendre des routes impraticables plusieurs jours. Des expériences passées l’ont montré : quand les chasse-neige ne passent plus, l’accès aux soins se complique, et une urgence médicale devient plus difficile à gérer.
Enfin, le froid extrême “fige” la situation. Quand le mercure reste bas, la neige ne fond pas. La glace non plus. Les interventions sont alors plus longues, et les réparations plus complexes, surtout si les équipes doivent travailler avec du vent et un ressenti très négatif.

Le vrai enjeu : la résilience des réseaux face aux extrêmes
Fern met en lumière une réalité structurelle : aux États-Unis, les tempêtes hivernales sont aussi des crises d’infrastructure. Routes, électricité, eau, télécoms, logistique alimentaire : tout est lié. Une panne d’électricité peut entraîner une perte de chauffage, puis une rupture de canalisations, puis une fermeture d’école, puis une difficulté à se rendre au travail. Tout s’enchaîne.
C’est aussi pour cela que l’événement est suivi de près au-delà des frontières américaines. D’un côté, il rappelle que le “risque hiver” ne concerne pas seulement le nord du continent. De l’autre, il montre qu’un pays très équipé peut rester vulnérableisé lorsque les phénomènes s’étendent sur des milliers de kilomètres.

Un épisode rare et spectaculaire
Tempête Fern n’est pas qu’un épisode de neige spectaculaire. C’est un test grandeur nature de préparation et de solidarité, sur un territoire immense. Si le scénario de verglas se confirme, les coupures et les blocages pourraient se multiplier, parfois loin des zones “habituées” à l’hiver. Dans ce type de tempête, l’information officielle et les gestes simples font souvent la différence entre un contretemps et un drame.
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