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MOINS de BIENS PLUS de LIENS

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L'esprit est comme un parapluie = il ne sert que s'il est ouvert ....Faire face à la désinformation


Sous pres­sion amé­ri­caine, l’ #euro numé­rique entre dans sa der­nière ligne droite

Publié par Brujitafr sur 11 Janvier 2026, 06:43am

Catégories : #ACTUALITES, #EUROPE, #POLITIQUE, #ECONOMIE - FINANCE, #USA

La BCE prévoit une première phase pilote en 2027 pour un lancement de l’euro numérique fin 2029.

Le Par­le­ment euro­péen doit voter sur le pro­jet de l’euro numé­rique le 4 mai pro­chain, alors que la Com­mis­sion euro­péenne et le Conseil de l’Europe ont déjà don­née leur feu vert. Des oppo­si­tions existent mais le chan­ge­ment de pos­ture des Etat­sU­nis pour­rait faci­li­ter son adop­tion pour une mise en place d'ici 2029.

La sou­ve­rai­neté éco­no­mique euro­péenne est mena­cée. Il fau­drait même « faire son deuil des États-Unis », selon l’expres­sion d’une per­son­na­lité de la place finan­cière de Paris. Cette sou­ve­rai­neté sera d’autant plus mena­cée si l’Europe n’adopte pas rapi­de­ment l’euro numé­rique. C’est le cri d’alerte lancé par le gou­ver­neur de la Banque de France François Vil­le­roy de Gal­hau, lors de la conférence du G7-SMI à Paris le 6 jan­vier.

« Lancé il y a plus de 25 ans, l’euro consti­tue le plus grand pas en avant de l’Europe vers la sou­ve­rai­neté et un énorme suc­cès popu­laire. Mais aujourd’hui, cette réus­site dure­ment acquise pour­rait être mena­cée si nous ne sécu­ri­sons pas le rôle pivot de la mon­naie de banque cen­trale « sou­ve­raine » dans le monde numé­rique », a rap­pelé le ban­quier cen­tral.

L’euro numé­rique vise à adap­ter les sys­tèmes de paie­ment à la numé­ri­sa­tion du monde et à créer un moyen de paie­ment unique pour tous les usages, sans dépendre de solu­tions étran­gères, en l’occur­rence amé­ri­caines. Le chiffre est connu : deux tiers des paie­ments par carte en Europe sont trai­tés par des acteurs non-euro­péens. « Chaque jour qui passe aggrave notre dépen­dance vis-à-vis de four­nis­seurs non euro­péens », avance un consul­tant spé­cia­lisé dans les paie­ments.

Un Par­le­ment euro­péen par­tagé

L’euro numé­rique a d’abord été une réponse à la volonté d’un acteur privé (Face­book) de lan­cer sa propre mon­naie (libra) en 2019. Il est main­te­nant ardem­ment sou­tenu par la Banque cen­trale euro­péenne (BCE). La Com­mis­sion euro­péenne a pré­senté sa pro­po­si­tion de régle­men­ta­tion en juin 2023 et le Conseil de l’Europe a donné son feu vert, sur un texte très proche, le 18 décembre der­nier.

Il ne manque donc que le troi­sième élé­ment, l’aval du Par­le­ment euro­péen. Les débats ont déjà com­mencé et un vote final est attendu d’ici au 4 mai 2026. Selon le calen­drier prévu, les pre­mières expé­ri­men­ta­tions pilotes devraient débu­ter en 2027 pour une mise en oeuvre d’ici à la fin 2029.

Le Par­le­ment est divisé sur l’euro numé­rique. La pro­po­si­tion du rap­por­teur Fer­nando Navar­rete est même assez éloi­gnée des posi­tions de la Com­mis­sion et du Conseil. « L’euro numé­rique est peut-être une solu­tion mais je ne pense pas que ce soit la meilleure solu­tion », a-t-il déclaré en décembre lors d’une confé­rence à Paris orga­ni­sée par France Pay­ments Forum, un think tank de la moné­tique.

Le rap­por­teur pré­fère encou­ra­ger les ini­tia­tives pri­vées, quitte à reve­nir vers l’euro numé­rique en cas d’échec. Cette posi­tion sus­cite de nom­breuses oppo­si­tions au Par­le­ment : elle ne semble sou­te­nue que par une par­tie du PPE (centre droit), quelques membres du ECR (conser­va­teurs euros­cep­tiques) et des Patriotes (extrême droite).

Des banques hos­tiles

L’hos­ti­lité des banques euro­péennes, sur­tout des banques françaises et alle­mandes, joue aussi, même si la pro­fes­sion ban­caire com­mence à accep­ter « de faire avec ». « Les ban­quiers cen­traux veulent le faire et ils le feront », nous confiait récem­ment un grand ban­quier à Paris. La mon­naie, numé­rique ou non, doit res­ter un sujet de la banque cen­trale, dans le cadre d’un par­te­na­riat public/privé qui a tou­jours fonc­tionné.

Les rai­sons d’une telle oppo­si­tion sont nom­breuses. Le risque de siphon­ner les dépôts ban­caires au pro­fit des euros numé­riques en fait par­tie. Mais le risque est très faible pour la sta­bi­lité finan­cière, rétorque la BCE, dans une étude publiée en octobre der­nier.

Coût exor­bi­tant

Le coût du pro­jet serait éga­le­ment exor­bi­tant, selon cer­tains. Un docu­ment de l’ins­ti­tut Copen­ha­gen Eco­no­mics pré­voyait déjà la fin du monde en 2023 et une étude plus récente du PwC, com­man­di­tée par la Fédé­ra­tion ban­caire euro­péenne, table sur un coût com­pris entre 18… et 30 mil­liards d’euros. « Pas cré­dible ! », balayent les ban­quiers cen­traux.

La Com­mis­sion euro­péenne chiffre le coût ini­tial du pro­jet entre 3 et 5,5 mil­liards d’euros pour l’ensemble de la zone euro. « La dif­fé­rence vient de la prise en compte des syner­gies au sein même des groupes ban­caires, notam­ment mutua­listes », explique un expert. L’inves­tis­se­ment pour le sys­tème ban­caire serait donc plu­tôt com­pris entre 1 et 1,4 mil­liard d’euros par an pour les banques, selon la BCE, soit moins de 5 % des inves­tis­se­ments annuels dans les sys­tèmes d’infor­ma­tion.

Com­mis­sion inter­change main­te­nue

« Il y a un cer­tain déca­lage entre le dis­cours offi­ciel et les aspects tech­niques du dos­sier », glisse un proche des dis­cus­sions. De fait, de dis­cus­sions, il en existe beau­coup. Un groupe de tra­vail a été lancé au sein du Conseil euro­péen regrou­pant les par­ties pre­nantes, banques, com­merces et consom­ma­teurs, pour étu­dier les moda­li­tés d’inté­gra­tion de l’euro numé­rique.

Un rap­port de la BCE, publié en octobre et signé par les banques, sou­ligne les avan­tages d’un euro numé­rique. Il per­met d’offrir un vrai moyen de paie­ment paneu­ro­péen, sans pas­ser par les réseaux Cartes amé­ri­cains, Visa et Mas­ter­card, qui pré­lèvent sur les banques la moi­tié de la com­mis­sion d’inter­change (fixée par la Com­mis­sion à 0,2 % à 0,3 % par tran­sac­tion). Les mon­tants éco­no­mi­sés par les banques peuvent donc être consi­dé­rables. De fait, les com­mis­sions d’inter­change (payées par le com­merçant) res­te­ront inchan­gées en cas d’uti­li­sa­tion de l’euro numé­rique : c’est même ins­crit dans la loi. Ce volet reste cepen­dant méconnu des états-majors ban­caires.

Craintes sur wero

L’autre avan­tage avancé par la BCE est celui de la mise en place d’une norme unique et ouverte pour les paie­ments euro­péens. Il existe actuel­le­ment une ini­tia­tive pri­vée, EPI et sa solu­tion paneu­ro­péenne wero, for­te­ment sou­te­nue par un pool de banques euro­péennes, avec les banques françaises en pre­mière ligne.

La crainte est bien évi­dem­ment que l’euro numé­rique, dont la dis­tri­bu­tion serait obli­ga­toire, écrase dans l’oeuf le déve­lop­pe­ment de wero. La BCE et le gou­ver­neur de la Banque de France l’ont pour­tant rap­pelé à maintes reprises : « nous ne sommes pas concur­rents de wero et au contraire, l’euro numé­rique per­met­tra de le déve­lop­per plus rapi­de­ment à l’échelle euro­péenne en lui four­nis­sant une infra­struc­ture publique ».

Mais l’argu­ment peine tou­jours à convaincre. D’autant que les banques estiment ne pas avoir les res­sources suf­fi­santes pour gérer plu­sieurs gros chan­tiers moné­tiques et numé­riques à la fois. La BCE sou­haite néan­moins enga­ger des dis­cus­sions et éta­blir une feuille de route pour évi­ter d’éven­tuels dou­blons.

Nou­veau défi amé­ri­cain

Reste à savoir si l’euro numé­rique reste per­ti­nent à l’heure où les États-Unis ont décidé d’aban­don­ner le dol­lar numé­rique au pro­fit des sta­ble­coins (jeton numé­rique adossé à une devise) en dol­lars. Ce chan­ge­ment radi­cal de pos­ture de la finance amé­ri­caine en faveur des cryp­toac­tifs pour asseoir la domi­na­tion du dol­lar (et acces­soi­re­ment finan­cer la dette amé­ri­caine) oblige les banques euro­péennes, mais aussi la BCE, à nuan­cer leurs posi­tions, jusqu’ici très réser­vées, sur les sta­ble­coins.

A la BCE, pas de remise en ques­tion de l’euro numé­rique pour autant. Bien au contraire : « L’élec­tion de Donald Trump a ren­forcé la per­ti­nence de l’euro numé­rique », estime un proche des dis­cus­sions.

Certes, les usages des sta­ble­coins sont encore très limi­tés, mais ils pour­raient se déve­lop­per dans le domaine des paie­ments trans­fron­ta­liers. Des annonces émergent pour une uti­li­sa­tion dans le com­merce de détail, les points de vente. Les banques risquent alors de voir une par­tie des tran­sac­tions de paie­ment leur échap­per au pro­fit d’un sta­ble­coin géré par un réseau comme Visa, sans pas­ser par le compte ban­caire. Des expé­ri­men­ta­tions de ce type ont déjà cours en Alle­magne.

La BCE veut convaincre les banques que l’euro numé­rique peut cou­vrir tous les usages, sans pas­ser par des four­nis­seurs étran­gers, en uti­li­sant une carte ban­caire ou le wal­let wero. Dans cette guerre au long cours qui s’annonce avec les Etats-Unis, l’argu­ment peut désor­mais por­ter.

source

 
L’ #UE reconduit l’importation de tous les produits agricoles ukrainiens sans aucun droit de douane !
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U
BONJOUR À TOUS .<br /> SI LA MONNAIE NUMÉRIQUE EST ACCEPTÉ PAR LES POPULATIONS, ALORS IL EN SERA DÉFINITIVEMENT FINI DE LEUR POUVOIR D'ACHAT, LEUR MONNAIE SERA SOUS PRÉEMPTION, LES POPULATIONS NE POURRONT PLUS UTILISER LEUR MONNAIE PASSÉE UN DÉLAI DONNÉ, DONC PLUS AUCUN MOYEN D'ÉPARGNER POUR LE FUTUR.
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