
Après des heurts jeudi soir entre CRS et agriculteurs dans un élevage d'Ariège où un cas de dermatose bovine a été détecté, la Confédération paysanne appelle à "des blocages partout en France" à la suite des déclarations de la ministre de l'Agriculture sur l'abattage.
Dermatose bovine : les syndicats agricoles appellent "des blocages partout en France"
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Colère des agriculteurs : des blocages "partout en France" ? La crise monte d'un cran
Après des heurts jeudi soir entre CRS et agriculteurs dans un élevage d'Ariège où un cas de dermatose bovine a été détecté, la Confédération paysanne appelle à "des blocages partout en F...
Les agriculteurs en colère
Coordination Rurale juge la politique gouvernementale disproportionnée et inefficace : "Il est clair que la stratégie de l'État n'est pas efficace, malgré l’abattage systématique effectué par précaution dès qu’un bovin infecté est détecté dans un troupeau", a déclaré le syndicat, qui appelle à "des blocages partout en France" pour obtenir "la fin de l’abattage total".
La Confédération paysanne, également mobilisée en Ariège ces derniers jours, relaie cet appel national à la mobilisation. Les deux organisations dénoncent la brutalité d’une mesure qui provoque la détresse des éleveurs.
Si la FNSEA appelle à la retenue, son président Arnaud Rousseau soutient la ligne gouvernementale.
Dans une vidéo publiée sur X, il insiste sur la nécessité de limiter la propagation du virus afin d’éviter de nouvelles restrictions qui pourraient peser sur les prix de la viande et des produits laitiers.
La colère s’étend en France
En parallèle de la situation tendue en Ariège, les agriculteurs ont fait entendre leur colère dans le reste de la France. En Haute-Garonne, à cause de manifestations, deux autoroutes étaient coupées à la circulation jeudi soir, ainsi qu’en Lozère, dans l’Aude ou encore dans le Tarn-et-Garonne.
Les agriculteurs se sont également mobilisés en Charente-Maritime avec plusieurs actions coup-de-poing, ainsi qu’en Dordogne, en soutien à la situation de leur confrère en Ariège. « Malgré les indemnisations des cheptels abattus, les agriculteurs sont quasiment incapables de repartir, notamment à cause de la difficulté à trouver des animaux qui sont à des tarifs d’achat très élevés. C’est un travail de sélection des bovins réalisé parfois depuis plusieurs générations qui part en fumée », a déploré Eric Botter, représentant de la CR 24, auprès de Réussir le Périgord, qui était sur place.
En Gironde, la Coordination rurale a pendu une carcasse de sanglier devant la Direction départementale de la protection des populations à Bruges, pour dénoncer ce processus d’abattage systématique des élevages bovins touchés par la maladie.
C’est une réponse à la merde (sic) que la ministre de l’Agriculture a pondue. La gestion de l’État face à la dermatose nodulaire, c’est de faire disparaître les élevages et les agriculteurs alors que d’autres solutions sanitaires sont possibles.

Les tensions se poursuivent ce vendredi
Ce vendredi 12 décembre, il n’y avait plus qu’une dizaine de manifestants à la ferme de Les-Bordes-sur-Arize (Ariège), où l’abattage a débuté dans la matinée.
Plus tôt dans la nuit, des affrontements ont eu lieu à Agen (Lot-et-Garonne), des remorques remplies de lisiers et de pneus ont été déversées puis incendiées, relate Le Républicain Lot-et-Garonne. Peu après 10 heures, les agriculteurs ont décidé de quitter leur rassemblement, après que des montagnes de déchets ont été accumulées çà et là, témoigne notre média local.
De nouveaux blocages sont par ailleurs en cours autour de Toulouse, où actu Toulouse suit la situation en direct.
À Saint-Lô (Manche), des agriculteurs de la Coordination rurale manifestent aussi ce vendredi contre les abattages de troupeaux, et ont attaché un cadavre de veau à la grille de la préfecture de la Manche. La Presse de la Manche suit la situation en direct également.
La Confédération paysanne a par ailleurs appelé ce vendredi à se mobiliser et à organiser des blocages partout en France, après la prise de parole de la ministre de l’Agriculture à la mi-journée, défendant l’abattage des troupeaux contaminés. « Il faut éradiquer cette maladie, sans quoi elle peut causer la mort de 10 % du cheptel français », a justifié Annie Genevard, en direct du ministère de l’Agriculture. Pas vraiment de quoi calmer le jeu.

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