On ne peut rédiger une liste de ce genre sans rendre hommage au plus grand oratorio de tous les temps, le Messie de Georg Friedrich Haendel.
Bien que la première partie du Messie traite de la naissance de Jésus, ce qui en fait un élément approprié pour l’Avent, elle fut d’abord interprétée pendant le Carême. C’est durant la période victorienne qu’elle commença à être présentée au moment de Noël.
Si vous assistez aujourd’hui à une représentation en direct de l’œuvre, il est d’usage que le public se lève pendant le célèbre chœur Alléluia. Cette tradition aurait pris naissance lors de la première londonienne de l’œuvre en 1743, lorsque le roi George II fut suffisamment ému pour se lever, incitant la foule à faire de même.
Malgré l’enthousiasme de George II, le Messie fut initialement un échec. L’œuvre suivit une longue période de difficultés personnelles pour Haendel, durant laquelle il lutta contre une dépression nerveuse et la ruine financière. Elle fut toutefois relancée avec grand succès, et du vivant de Haendel, l’œuvre devint célèbre.
Cette renommée était en grande partie due au patronage du plus grand mécène de Haendel, la Maison de Hanovre. Le roi George III était un fan encore plus fervent du compositeur que ses prédécesseurs, George Iᵉʳ et II. Peu avant sa propre mort, Haendel déclara que « tant que ce garçon vivra, ma musique ne manquera jamais d’un protecteur ». Le roi ne déçut pas, et lors du 25ᵉ anniversaire de la mort de Haendel en 1784, George III organisa une somptueuse représentation du Messie avec 525 musiciens à l’abbaye de Westminster.
L’enthousiasme se poursuit aujourd’hui. Le Messie est l’une des œuvres musicales les plus fréquemment interprétées au monde, particulièrement pendant les fêtes.
Quelle œuvre préférez-vous : le Messie ou Casse-Noisette ? À bien des égards, bien sûr, elles sont incomparables. Pourquoi ne pas les voir ou les écouter toutes les deux ?
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