L’ordre d’évacuation publié de l’armée israélienne avant des frappes contre des installations du Hezbollah a provoqué la panique des Libanais qui ont tenté de fuir.
INTERNATIONAL - Des scènes de panique dans les rues de la capitale libanaise. La banlieue sud de Beyrouth a été visée par au moins trois frappes aériennes israéliennes ce jeudi 5 juin au soir. Un peu plus tôt, Tsahal avait appelé à évacuer quatre zones de l’agglomération, en prévision de frappes imminentes sur ce qu’elle a présenté comme des installations du Hezbollah.
Des panaches de fumée noire se dégageaient de la banlieue sud, d’après les images en direct diffusées par l’AFP. Le colonel Avichay Adraee, porte-parole de l’armée israélienne pour le public arabophone, a déclaré sur X que l’armée israélienne « attaquait actuellement des cibles terroristes appartenant à l’unité aérienne du Hezbollah (Unité 127) dans la banlieue sud de Beyrouth ». Il a également émis un appel à évacuer le village de Aïn Qana, dans le sud du Liban, en prévision de frappes imminentes, là aussi censées viser des installations du Hezbollah.
Vers 20 heures (heure de Paris), ce même porte-parole avait semé la panique avec son ordre d’évacuation de la banlieue sud de Beyrouth. « Pour votre sécurité et celle de vos familles, vous êtes tenus d’évacuer immédiatement ces bâtiments » dans un rayon d’au moins 300 mètres, avait-il écrit dans un message sur le réseau social Telegram accompagné de cartes montrant quatre bâtiments dans les quartiers d’Al-Hadath, Haret Hreik et Bourj el-Barajneh.
Dans un communiqué séparé, l’armée israélienne a annoncé qu’elle allait « bientôt mener une frappe sur des sites de production souterrains de drones qui ont été délibérément établis au cœur de la population civile ».
Embouteillages monstres
« Ces activités constituent une violation flagrante des accords entre Israël et le Liban », ajoute l’armée en référence au cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah entré en vigueur fin novembre à la suite d’une médiation de Washington et de Paris. Ce cessez-le-feu a mis fin à plus d’un an d’hostilités, dont deux mois de guerre ouverte entre l’armée israélienne et le mouvement islamiste libanais.
Après l’ordre d’évacuation, les habitants ont quitté en urgence les zones résidentielles de Beyrouth. Ils étaient des centaines à fuire, provoquant d’importants embouteillages.
Un photographe de l’AFP sur place a constaté un déplacement massif des habitants après des tirs en l’air de la part de certains habitants pour évacuer, ajoutant que le secteur avait été bouclé et presque entièrement vidé de ses habitants. L’agence nationale d’Information Ani a de son côté rapporté des « frappes de sommation » de l’armée israélienne dans la banlieue sud.
Ce mouvement de panique intervient la veille de l’Aïd al-Adha (« fête du Sacrifice » en arabe), une importante fête musulmane qui débute vendredi. Israël continue de mener régulièrement des frappes à travers le Liban contre ce qu’elle présente comme des cibles ou des combattants du Hezbollah en dépit du cessez-le-feu, affirmant avoir pour cela le soutien des États-Unis.
Au moins huit frappes aériennes israéliennes ont visé ce jeudi 5 juin la banlieue sud de Beyrouth, où l'armée israélienne a déclaré avoir eu pour objectifs des cibles appartenant à "l'unité aérienne" du Hezbollah pro-iranien après un appel à évacuer la zone.
C'est la quatrième fois qu'Israël cible la banlieue sud, bastion du Hezbollah, depuis le cessez-le-feu entre Israël et le mouvement islamiste entré en vigueur fin novembre. Il s'agit des frappes les plus violentes depuis lors.
Le président libanais Joseph Aoun a dénoncé une "violation flagrante" du cessez-le-feu et le Premier ministre Nawaf Salam a appelé la communauté internationale à "assumer ses responsabilités pour dissuader Israël de poursuivre ses attaques et l'obliger à se retirer complètement des territoires libanais".
Des panaches de fumée noire se dégageaient de la banlieue sud, d'après les images en direct diffusées par l'AFPTV, tandis que l'agence nationale d'information Ani a recensé près d'une dizaine de frappes, dont deux "très violentes". Des journalistes de l'AFP dans la capitale ont entendu au moins deux fortes détonations.
Un mouvement de panique à la veille de l'Aïd
Le colonel Avichay Adraee, porte-parole de l'armée israélienne pour le public arabophone, a déclaré sur X que l'armée israélienne "attaquait actuellement des cibles terroristes appartenant à l'unité aérienne du Hezbollah (Unité 127) dans la banlieue sud de Beyrouth".
Peu avant les frappes, les rues de la banlieue sud de Beyrouth étaient paralysées par d'importants embouteillages, selon un photographe de l'AFP, qui a fait état d'un déplacement massif de milliers habitants après des tirs en l'air de la part de certains habitants pour évacuer, ajoutant que le secteur avait été bouclé et presque entièrement vidé.
Ce mouvement de panique intervient la veille de l'Aïd al-Adha, la plus importante fête musulmane, qui débute vendredi.
"Les frappes (..) ont ravivé la panique et la peur à la veille de l'Aïd al-Adha", a déclaré le bureau de la coordinatrice spéciale des Nations unies pour le Liban (UNSCOL) sur X
Environ une heure avant les premières frappes, Avichay Adraee avait exhorté les habitants à évacuer un rayon d'au moins 300 mètres autour de quatre bâtiments situés dans les quartiers d'Al-Hadath, Haret Hreik et Bourj el-Barajneh, via un message publié sur X accompagné de cartes.
Il a également émis un appel à évacuer le village de Aïn Qana, situé dans le sud du Liban, à une vingtaine de kilomètres de la frontière israélienne, en prévision de frappes imminentes sur ce qu'il a présenté comme d'autres installations du Hezbollah.
Dans un communiqué séparé, l'armée israélienne avait annoncé qu'elle allait "bientôt mener une frappe sur des sites de production souterrains de drones qui ont été délibérément établis au coeur de la population civile" dans la banlieue sud de la capitale libanaise.
Des centaines de positions du Hezbollah démantelées
"Suite à l'utilisation extensive de drones par le Hezbollah comme élément central de ses attaques terroristes contre l'État d'Israël, l'organisation terroriste oeuvre à accroître la production de drones pour la prochaine guerre", indique le communiqué. "Ces activités constituent une violation flagrante des accords entre Israël et le Liban", ajoute l'armée en référence au cessez-le-feu.
Ce cessez-le-feu a mis fin à plus d'un an d'hostilités, dont deux mois de guerre ouverte avec le mouvement islamiste libanais, sorti très affaibli de son engagement en soutien au Hamas dans la guerre déclenchée par ce dernier en attaquant le sud d'Israël le 7 octobre 2023 à partir de Gaza. Le Hezbollah avait ouvert un front dès le 8 octobre 2023 en tirant des roquettes à partir du sud du Liban sur le nord d'Israël.
Selon les dispositions du cessez-le-feu, la formation pro-iranienne devait retirer ses forces et démanteler toute infrastructure militaire au sud du fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres de la frontière israélienne.
Peu avant ces frappes, le Premier ministre du Liban Nawaf Salam avait affirmé dans un discours télévisé que l'armée libanaise avait démantelé "plus de 500 positions militaires et dépôts d'armes" du Hezbollah dans le sud du pays depuis le 27 novembre. Mais en dépit du cessez-le-feu, Israël s'est maintenu dans cinq points stratégiques à la frontière et continue de mener des frappes au Liban contre ce qu'elle présente comme des cibles ou des combattants du Hezbollah.

En coulisses, la panique grandit ...
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