Un amendement du député de La République en marche Aurélien Taché, soutenu par une cinquantaine de ses collègues, propose d'introduire dans le Budget 2019 "un crédit d'impôt pour les Français qui acceptent d'héberger des réfugiés". Cette déduction pourrait aller jusqu'à 1.500 euros par an.
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C'est le "monsieur intégration" de la majorité. Après un rapport remis en début d'année sur le sujet, le député La République en marche (LREM) Aurélien Taché entend profiter de l'examen du Budget 2019 pour améliorer les conditions d'accueil des personnes ayant reçu un titre de séjour. Cela passerait selon lui par une baisse de la fiscalité. "Je vais proposer dans le projet de loi de finances un crédit d'impôt pour les Français qui acceptent d'héberger des réfugiés. Je pense que l'affaire de l'accueil et de l'intégration, c'est l'affaire de toute la société", a déclaré samedi à France Inter l'élu du Val d'Oise.
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L'élu macroniste, qui avait déjà avancé cette proposition en début d'année dans son ambitieux rapport au gouvernement, va ainsi porter un amendement au projet de budget, cosigné par 58 députés de son groupe. Aurélien Taché y détaille ce "crédit d'impôt solidarité" sous forme d'une "incitation financière" de 5 euros par nuitée, dans la limite de 1.500 euros par an et avec un encadrement par des associations agréées. "L'idée serait de dire - on a déjà beaucoup de Français qui font ça - que les Français qui hébergent des réfugiés qui ont été protégés par la France, qui ont un titre de séjour, peuvent déduire (de leurs impôts) jusqu'à 1.500 euros par an pour les frais que cela peut occasionner d'avoir cet acte de solidarité", a détaillé le député de 34 ans, issu de la gauche et membre de la jeune garde de fidèles au chef de l'Etat.
Un dispositif lancé en 2016
Selon lui, cette mesure serait "un bon signal qu'on enverrait dans des moments un peu troublés". "L'immigration peut être une chance pour ceux qui viennent comme pour le pays qui accueille", a-t-il ajouté. Fin 2016 lors du quinquennat Hollande, un programme expérimental d'hébergement des réfugiés chez les particuliers avait déjà été lancé en novembre 2016, via un appel à projets pour les associations lancé par la ministre du Logement d'alors, Emmanuelle Cosse, dont Aurélien Taché fut le conseiller. Les associations participantes pouvaient toucher une aide allant jusqu'à 1.500 euros par personne prise en charge et par an.
Emmanuel Macron a fait de l'intégration des réfugiés l'un des deux piliers de sa politique migratoire, à côté d'une plus grande fermeté affichée dans la lutte contre l'immigration irrégulière. Cette intégration passe notamment par l'hébergement, un point délicat alors que le foncier manque dans de nombreuses régions, avec une difficulté particulière pour les jeunes hommes isolés.

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