de réserves suffisantes permettant de faire face si une situation difficile venait à survenir. »
les événements imprévus,
Une éventuelle interruption des services essentiels
d’une lampe de poche avec des piles, ainsi que d’une radio FM à manivelle.
les vulnérabilités des systèmes financiers, des réseaux énergétiques et des chaînes d’approvisionnement du pays.
Les propos de Wes Streeting interviennent dans le sillage d’une campagne gouvernementale incitant les Britanniques à constituer des réserves de produits de première nécessité.
Le ministre britannique de la Défense, Wes Streeting, à g., et le secrétaire américain à la Guerre, Pete Hegseth, se serrent la main au Pentagone, à Arlington (Virginie), aux États-Unis, le 15 octobre 2026.
Photo: : Finn Gomez/Getty Images
Le Royaume-Uni doit être prêt pour la guerre d’ici 1 000 jours – Le ministre britannique de la Défense, Wes Streeting, a affirmé que le pays devait être prêt à faire face à une guerre d’ici 1 000 jours, alors que le gouvernement a conseillé aux citoyens de constituer des stocks de produits essentiels.
Dans une tribune publiée ce week-end dans le Telegraph, M. Streeting a averti que les ennemis du Royaume-Uni pourraient être en mesure de lancer une attaque contre le pays d’ici 2030.
Il a écrit : « La volonté de nos adversaires de nous nuire n’est pas nouvelle. Ce qui a changé, c’est leur capacité. D’ici 2030, la puissance de leurs forces et leur économie de guerre pourraient les placer en position de lancer une attaque. »
« Cela nous laisse un peu plus de 1 000 jours pour accomplir notre mission : être prêts, avec nos alliés, à combattre et à l’emporter. »
M. Streeting a souligné que le danger pourrait ne pas prendre la forme d’une action militaire conventionnelle, avertissant que les tactiques de guerre hybride — telles que la perturbation des technologies et les campagnes de désinformation — constituent également une menace.
« Sabotages et actes hostiles »
« Les plus grands périls du XXe siècle resurgissent, dotés des technologies du XXIe siècle », a-t-il déclaré. « Mais la menace qui pèse sur la Grande-Bretagne ne se limite pas à une guerre conventionnelle, ou à des chars russes franchissant nos frontières. Il s’agit aussi de la menace croissante du terrorisme parrainé par des États, de sabotages et d’actes hostiles visant à perturber notre quotidien, à saper notre sécurité et à semer la peur au sein de nos communautés. »
M. Streeting, nommé ministre de la Défense en juillet par le Premier ministre travailliste Andy Burnham, a ajouté : « Pour éviter le pire, nous devons nous y préparer. Cela passe, en premier lieu, par le renforcement de nos capacités, afin que nos adversaires y réfléchissent à deux fois avant de nous attaquer. Si cela ne suffit pas, nous devons nous assurer que la Grande-Bretagne est prête à la guerre. »
Le 19 octobre, le ministre de la Défense a déclaré devant le Parlement : « Des termes comme « menaces hybrides » ou « zone grise » ne rendent pas suffisamment compte de la gravité de la vaste campagne menée par la Russie — une campagne que je préfère qualifier de terrorisme parrainé par l’État — et qu’elle fait subir à l’ensemble de notre continent. »
Wes Streeting, qui n’est pas issu du milieu militaire, a également affirmé : « Nous ne sommes pas en guerre contre la Russie et nous ne cherchons pas la confrontation ; mais la Russie doit bien comprendre que nous sommes prêts à défendre chaque centimètre du territoire de l’OTAN et que rien ne nous dissuadera de maintenir notre soutien indéfectible à l’Ukraine. »
Une éventuelle interruption des services essentiels
Ces propos, tenus par au journal The Telegraph, interviennent alors que le gouvernement a lancé, le 22 octobre, une campagne visant à préparer le pays à une éventuelle interruption des services essentiels.
Le Premier ministre britannique Andy Burnham aux côtés du président ukrainien Volodymyr Zelensky, dans une base navale à Portsmouth, en Angleterre, le 27 juillet 2026.Photo: : Aaron Chown/POOL/AFP/Getty Images
Les Britanniques sont invités à constituer des réserves comprenant neuf litres d’eau en bouteille et trois jours de nourriture, afin de pouvoir faire face à une situation d’urgence — qu’elle soit liée aux conditions météorologiques, à une cyberattaque ou à toute autre crise majeure.
Il est conseillé aux parents ayant des nourrissons de prévoir un stock de produits de première nécessité. Par ailleurs, chaque foyer est encouragé à disposer de couvertures, d’argent liquide, d’une trousse de premiers secours, d’une lampe de poche avec des piles, ainsi que d’une radio FM à manivelle.
« Il ne s’agit pas de céder à la panique »
Lors d’un entretien sur BBC Radio 5, le Premier ministre Burnham a été interrogé sur le fait que certains membres de son propre gouvernement — notamment la ministre du Logement, Angela Rayner — semblaient ne pas prendre très au sérieux ces recommandations de préparation aux situations d’urgence.
Dans une interview accordée à Times Radio, cette dernière a plaisanté en affirmant que son « kit d’urgence » contiendrait du mascara, de l’anti-cernes, une bouteille de vin blanc, des haricots blancs en sauce (« baked beans« ) et une boîte de crème dessert.
Le Premier ministre a confié à la BBC qu’il comptait, pour sa part, faire des réserves de conserves — notamment des haricots blancs en sauce et de la soupe — ainsi que des Twiglets, des en-cas croustillants.
Andy Burnham a déclaré : « Il ne s’agit pas de céder à la panique. » « […] Il s’agit simplement de prendre des mesures raisonnables pour disposer, chez soi, de réserves suffisantes permettant de faire face si une situation difficile venait à survenir. »
Il a ajouté que les événements imprévus, « malheureusement, dans le monde où nous vivons, deviennent de plus en plus probables. »
Sir Ken McCallum, directeur général du MI5, s’exprime à Thames House, siège du service de renseignement intérieur britannique à Londres, le 13 octobre 2026.Photo: : Jonathan Brady/Getty Images
Plus tôt ce mois-ci, Sir Ken McCallum, directeur général du MI5 — le service de renseignement intérieur britannique —, a appelé à une « mobilisation de toute la société » pour protéger le Royaume-Uni contre les menaces pesant sur ses infrastructures nationales.
Il a averti que des États hostiles pourraient exploiter les vulnérabilités des systèmes financiers, des réseaux énergétiques et des chaînes d’approvisionnement du pays.
La Russie, « agresseur numéro un »
S’exprimant le 13 octobre, M. McCallum a déclaré que ces risques allaient probablement perdurer dans un environnement géopolitique plus conflictuel, contrastant avec la relative stabilité qui a suivi la fin de la guerre froide.
Il a affirmé que la Russie « demeure l’agresseur numéro un » et que le Kremlin « continue de s’en prendre au Royaume-Uni et à ses alliés ».
Le chef du MI5 a souligné que l’armée et les services de renseignement russes « intensifient à nouveau leurs tentatives de guerre hybride, tout en veillant à rester en deçà du seuil de l’article 5 de l’OTAN — un seuil qu’il serait imprudent de leur part de franchir ».
« Cela signifie que la Russie emploie des tactiques qui ne vont pas jusqu’au conflit conventionnel — bien qu’elles en soient parfois très proches », a-t-il précisé.
« Mobilisation de toute la société »
« Pour résister à la pression que nos adversaires tentent d’exercer sur nous, nous devons former une « équipe d’équipes » ; il ne s’agit pas seulement de faire collaborer les différentes composantes de l’État, mais bien de mener une véritable mobilisation de toute la société. »
M. McCallum a averti que les infrastructures conçues pour privilégier l’efficacité pouvaient être vulnérables à des perturbations malveillantes. Il a cité, à titre d’exemples, le piratage d’une application bancaire qui empêcherait les utilisateurs d’accéder à leurs comptes, une attaque par drone contre la piste d’un aéroport qui bloquerait les voyageurs, ou encore une cyberattaque visant un hôpital local, retardant ainsi la prise en charge des patients.
Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a rejeté à plusieurs reprises les accusations selon lesquelles la Russie chercherait à déstabiliser le Royaume-Uni ou l’Union européenne. Le 23 septembre, à la suite d’un discours prononcé aux Nations unies dans lequel il accusait Moscou de diffuser de la désinformation, M. Peskov a reproché au gouvernement britannique de « nourrir un sentiment antirusse et de favoriser un climat de russophobie totale ».
Comment les éruptions solaires et les CME menacent la technologie moderne
Une éjection de masse coronale (EMC) est un gigantesque nuage de plasma solaire, imprégné de ligne de champ magnétique qui sont expulsées du Soleil lors de fortes éruptions solaires ou d’éruptions de filaments solaires.
Une éruption solaire est un éclair de lumière. Une éjection de masse coronale est quelque chose qui possède une masse réelle — jusqu'à 10 milliards de tonnes de plasma solaire magnétisé, littéralement projeté du Soleil à des vitesses pouvant dépasser mille kilomètres par seconde. Si une éruption solaire est le Soleil qui élève la voix, une CME est le Soleil qui lance quelque chose. C'est aussi le principal moteur des tempêtes géomagnétiques traitées ailleurs dans ce wiki.
Ce qu'est une éjection de masse coronale
Une CME est une éruption à grande échelle de plasma et de champ magnétique provenant de la couronne solaire, son atmosphère externe. Cela se produit lorsque le champ magnétique du Soleil, tordu dans une configuration instable au-dessus d'une région active, se brise et se reconfigure — non seulement en libérant des radiations, comme dans une éruption, mais en propulsant physiquement la structure magnétique emmêlée et le plasma piégé à l'intérieur dans l'espace. Les CME et les grandes éruptions se produisent fréquemment ensemble, déclenchées par la même instabilité magnétique, mais une éruption peut se produire sans CME, et une CME peut se produire sans éruption notable.
Conséquences pour les réseaux électriques et l'électronique
Quelles sont les conséquences pour nous les Terriens ?
Par exemple, d'une part, la lumière qui est émise par le Soleil et cet excès de lumière, ce sont des ultraviolets supplémentaires et au niveau de l'atmosphère, cela va augmenter la production d'ozone. Et tout d'un coup, la couche d'ozone va être un peu plus dense et en étant plus dense, les satellites qui sont en orbite basse en particulier vont être freinés un peu plus. Donc, il y a certains satellites qui risquent de perdre un peu d'altitude. Il y a quelques années, lors d'un lancement des satellites Starlink, environ 300 nanosatellites devaient être lancés dans l'orbite basse. Le lancement est arrivé au moment où justement la densité de l'atmosphère a augmenté tout d'un coup brutalement et de manière non prévue, et ces 300 satellites sont retombés sur Terre.
Un deuxième phénomène, une éruption peut envoyer aussi la lumière radio. Cela peut perturber donc les communications radio, ce qui est arrivé par exemple au printemps 2015. Une éruption a produit beaucoup d'émissions radio et dans toute la Scandinavie, le Soleil était assez bas dans l'horizon et l'émission radio du Soleil saturait complètement les radars d'approche des avions. Les radars, dans les aéroports scandinaves, n’arrivaient plus à voir les avions approcher, parce que le Soleil faisait trop de radio. Et pour assurer la sécurité, ils ont fermé entièrement l'espace aérien de la Scandinavie pendant une demi-heure.
En outre, le fait que la densité augmente, par exemple, ça va changer un petit peu la trajectoire de satellites, en particulier des satellites qui donnent du positionnement GPS. De ce fait, il va y avoir des changements de coordonnées. Le GPS va être moins précis.
Le phénomène peut provoquer aussi des blackouts électriques ?
La matière qui est éjectée, il faut l’imaginer comme d'énormes tubes qui, une fois arrivés au niveau de la Terre, ont presque la même taille que la distance Terre - Soleil et notre planète est baignée dedans. Ces immenses structures vont influencer le champ magnétique de la Terre, elles vont créer des courants électriques dans la haute atmosphère. Et ces courants électriques vont induire des courants au niveau du sol, donc ce courant électrique va vouloir passer, comme si on branchait une immense batterie au niveau de la terre. Ces courants vont essayer de trouver n'importe quel câble ou n'importe quel tuyau qui permet de faire passer le courant. S’ils trouvent des oléoducs ou des gazoducs, ils vont passer dedans, ce qui peut réduire un peu leur durée de vie ou les abîmer. Et s'ils trouvent des câbles électriques dans lequel ils peuvent passer, ils vont s'engouffrer dedans et générer des modifications de la tension et parfois des surcharges. L'éruption solaire qui a eu le plus d'impact, c'était en mars 1989 dans la province de Québec : l’éruption a complètement fait disjoncter et surcharger un transformateur et des immenses coupures de courant ont touché toute la province de Québec et une partie du nord des États-Unis pendant vingt-quatre heures.
On peut citer aussi un risque très important de ces éruptions solaires pour des personnels, pour des astronautes, dans la Station spatiale internationale, qui est à 400 km de distance. Quatre cents kilomètres, c'est à peu près la distance Paris-Lyon, donc elle n'est pas si loin que ça. Ces astronautes, lorsqu'il y a des éruptions, vont dormir dans des zones plus protégées de la station. Dans l'optique de retourner sur la Lune ou d'aller sur Mars, la protection des astronautes au moment des éruptions devient essentielle.
Notre société change, on envoie de plus en plus d’astronautes dans l'espace, on tire des câbles et des tuyaux de plus en plus gros et notre société finalement devient de plus en vulnérable par cette activité solaire. On voit se développer une discipline qui cherche à prédire l'activité du Soleil. On parle de la météorologie de l'espace, qui émerge et qui est basée sur la relation entre le Soleil et la Terre, dans laquelle l'objectif est d'arriver à prédire les effets quantitatifs lors d'un événement de l'activité de notre étoile, de notre Soleil, sur l'ensemble des activités humaines.
Le plus intéressant n'est pas ce qu'ils nous montrent
mais ce qu'ils nous cachent...
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