
Nous nous opposons fermement aux NGT.
Luttez à nos côtés, contre la dérégulation des Organismes Génétiquement Modifiés, en signant notre lettre ouverte aux Eurodéputés (nous irons nous-mêmes la leur porter !)

En ce jour, le Conseil de l’UE vient de donner son feu vert à la déréglementation des OGM/NGT.
Les États membres ont officiellement donné leur avis favorable lors du Conseil des Affaires étrangères. C'est un coup dur pour la transparence alimentaire et l'agriculture paysanne.
Ce vote est en faveur de l'absence d'étiquetage obligatoire – vous ne saurez plus si vous mangez des OGM–, d'aucune évaluation sanitaire et environnementale strictes pour ces nouvelles plantes NTG et d'une porte ouverte accrue des brevets sur au brevetage accru du vivant pour nos agriculteurs.
La bataille est-elle perdue ? NON !
La décision est maintenant entre les mains des eurodéputés au Parlement européen.
Nous avons moins d'un mois pour faire entendre notre voix avant le vote final en séance plénière prévu le 19 mai.
- Partagez ce post : le silence est le meilleur allié de cette déréglementation. C'est maintenant qu'il faut faire du bruit !
- Signez notre lettre ouverte
- Interpellez nos eurodéputés
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Les NGT, un danger pour notre autonomie agricole

Nous nous opposons fermement aux NGT.
Luttez à nos côtés, contre la dérégulation des Organismes Génétiquement Modifiés, en signant notre lettre ouverte aux Eurodéputés (nous irons nous-mêmes la leur porter !)
Voilà maintenant près de 30 ans que l’Association Kokopelli se bat activement – sur le terrain, dans les hémicycles et dans les médias – pour préserver les droits des paysans et des jardiniers à utiliser des variétés libres de droits et reproductibles. Le combat contre les Organismes génétiquement modifiés fait partie intégrante de l’ADN de Kokopelli : dès 1992, dans son premier livre « La Rose et la Passiflore », Dominique Guillet – le fondateur de Kokopelli – dénonçait déjà les dangers des techniques de génie génétique végétal dans son article intitulé « Semences de Paix ».

Tout comme aujourd’hui avec les NGTs (New Genomic Technics), les discours productivistes et scientistes de l’époque vantaient les bienfaits de ces nouvelles manipulations génétiques. Plus décomplexés qu’à présent, leurs promoteurs parlaient ouvertement de gènes de poisson (flétan arctique) insérés dans les tomates pour les rendre résistantes au gel.
Aujourd’hui, face aux multiples crises écologiques – instabilité climatique, érosion des sols, perte massive de biodiversité, pollution généralisée des écosystèmes – l’agro-industrie tente de forcer l’acceptation des nouveaux OGM avec un argumentaire plus édulcoré et dans l’air du temps : résistance au réchauffement climatique, aux maladies, à la sécheresse, augmentation des rendements et de la nutritivité, et surtout nécessaire compétitivité pour garantir notre « souveraineté agricole européenne ».
Pourtant, invoquer la souveraineté relève du pur cynisme !
Loin de la renforcer, autoriser les NGT en dérégulant les OGM revient à céder notre autonomie agricole à des puissances étrangères : la très grande majorité des brevets, sur ces techniques nouvelles et les variétés qui en sont issues, est déjà détenue par des multinationales, majoritairement américaines (Bayer, Corteva, Syngenta). Les NGTs ne feront donc qu’aggraver notre dépendance.
Sur le plan écologique, les NGT représentent un danger majeur – dont les contours sont encore inconnus aujourd’hui faute d’évaluation et d’un recul suffisant – pour la biodiversité cultivée et sauvage.
Sur le plan sanitaire et social, il est intolérable que les consommateurs perdent leur liberté de choisir des produits sans OGM (via la suppression de l’étiquetage et de la traçabilité).
Sur le plan économique, nos paysans se retrouveront encore plus pieds et poings liés à l’agro-industrie.
Pour toutes ces raisons, nous refusons les NGT et menons cette campagne de sensibilisation auprès de nos Eurodéputés avec détermination !
Pour toutes ces raisons, nous espérons une mobilisation massive, rapide et engagée des citoyens, pour nous aider et aider les diverses organisations européennes, soucieuses de préserver notre autonomie alimentaire, à lutter contre cette nouvelle tentative d’imposer les OGM en Europe.
Mieux comprendre les NGT

Les nouvelles techniques génomiques (NGT pour New genomic technics) sont des techniques permettant de modifier le matériel génétique d'un organisme qui ont émergé, ou se sont principalement développées depuis 2001 (année d’adoption de la directive 2001/18 relative aux OGM).
Les techniques de modification ciblée du génome utilisent des méthodes très précises, parmi lesquelles CRISPR-Cas9, pour modifier les séquences d'ADN et le génome. Ces techniques étant apparues après l'adoption de la réglementation européenne sur les OGM, leur statut juridique vis-à-vis de cette réglementation est au cœur des débats politiques européens.
Quelle est la différence entre NGT et OGM conventionnel ?
Les OGM « classiques » impliquent souvent l’insertion de gènes provenant d’autres espèces (transgénèse). Les NGT, quant à elles, reposent majoritairement sur des approches cisgéniques ou intragéniques (modifications au sein de la même espèce, ou d’espèces sexuellement compatibles), ainsi que sur des techniques d’édition ciblée du génome.
Depuis l’accord politique de 2025, l’Union européenne distingue deux catégories :
- NGT-1 : Dans cette catégorie, particulièrement problématique, se trouvent des organismes ayant subi des modifications dites « légères » de leur génome. Sur la base de critères obscurs et largement arbitraires, des OGM peuvent ainsi être requalifiés en plantes strictement conventionnelles, sans mesures de prévention contre les contaminations génétiques, sans encadrement spécifique, sans évaluation des risques, ni exigences de traçabilité ou d’étiquetage.
- NGT-2 : Cette catégorie regroupe les organismes ayant subi des modifications génétiques plus importantes et qui resteront, en principe, considérés et encadrés comme des OGM « classiques », avec les obligations réglementaires associées.
Où en est la réglementation européenne sur les NGT en 2026 ?
Un accord provisoire a été trouvé en trilogue en décembre 2025. La commission ENVI (Commission de l'environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire) du Parlement l'a approuvé le 28 janvier 2026 (vote 47-31). Alors que la confirmation du Conseil est attendue en février/mars 2026, l'adoption finale en seconde lecture par le Parlement, réuni en plénière, aura probablement lieu en Avril 2026. En l'état du texte issu des trilogues, les NGT-1 seront exemptées de la plupart des règles OGM (pas d'évaluation risques systématique, pas d'étiquetage produits finaux, sauf semences), tandis que les NGT-2 restent sous cadre OGM.
Les NGT seront-elles considérées comme des OGM en Europe ?
Pas toutes : les NGT-1 (environ 90 à 95 % des cas attendus) seront traitées comme des plantes conventionnelles dès lors qu’elles respectent certains critères largement arbitraires : modifications jugées « limitées », absence de traits tels que la tolérance aux herbicides ou la production d’insecticides.
Les NGT-2, en revanche, resteront considérées comme des OGM, avec autorisation préalable, traçabilité et étiquetage obligatoires.
Enfin, les plantes transgéniques (impliquant l’introduction de gènes étrangers provenant d’espèces non sexuellement compatibles) demeurent pleinement soumises à la réglementation OGM.
Quels sont les avantages promis par les promoteurs des NGT ?
Résistance accrue au changement climatique (sécheresse, chaleur), réduction des pesticides et fongicides, augmentation des rendements et de la valeur nutritive, meilleure adaptation aux sols pauvres : autant de promesses mises en avant pour soutenir une agriculture européenne prétendument plus durable et plus compétitive.
Mais si les partisans des NGT veulent y voir un outil pour préserver notre souveraineté alimentaire, renforcer notre compétitivité sur le marché mondial et accélérer la transition écologique, nous y voyons, au contraire, l’exact opposé sur chacun de ces points.
Y a-t-il des risques pour la santé humaine avec les NGT ?

À ce jour, il n’existe pas de consensus scientifique clair permettant d’affirmer que les NGT ne présentent pas, par nature, un danger spécifique pour la santé humaine. L’ANSES et d'autres agences soulignent de fortes incertitudes à moyen/long terme alors que ces techniques modifient directement le génome des plantes et peuvent, évidemment, entraîner des effets non intentionnels (modifications imprévues, nouveaux allergènes, changements métaboliques) qui justifient, sans aucun doute, une évaluation au cas par cas.
Ainsi, le risque principal aujourd’hui tient moins à une toxicité démontrée à court terme qu’à la suppression ou l’allègement des obligations de contrôle, de traçabilité et d’étiquetage pour certaines catégories (NGT-1). Sans ces garde-fous, il devient impossible pour les autorités sanitaires, les agriculteurs et les consommateurs de détecter, surveiller ou encore choisir en connaissance de cause.
Quel impact sur la biodiversité et l'environnement ?
Les NGT génèrent des effets imprévus sur le génome des plantes (mutations, interactions génétiques et conséquences métaboliques inattendues, contamination, etc.). Ces traits génétiques nouveaux, sans aucune évaluation, menacent les écosystèmes sauvages, les pollinisateurs, mais aussi la diversité génétique des semences paysannes et traditionnelles. Sans évaluation rigoureuse, nous courons le risque d’une uniformisation, et d’un appauvrissement irréversible de la biodiversité sauvage et cultivée.
Les NGT seront-elles brevetables ? Et quelles conséquences ?
Le texte issu des trilogues n’interdit pas les brevets qui accompagnent ces nouvelles technologies, contrairement à la position initiale du Parlement, et ces brevets toucheront toutes les semences commercialisées. La plupart des brevets déjà existants sont entre les mains de géants américains (CORTEVA notamment) et nos sélectionneurs seront contraints de signer avec eux de coûteux contrats de licence. La liberté d’action de nos agriculteurs sera également gravement réduite. Nous abandonnerons ainsi toute souveraineté alimentaire !
Les NGT seront-elles autorisées en agriculture biologique ?
Si l’accord exclut explicitement les NGT (catégories 1 et 2) de l’agriculture biologique afin de préserver, sur le papier, le principe du « sans OGM », le texte ne prévoit en réalité aucune solution concrète pour mettre en œuvre cette exclusion ni pour contrôler spécifiquement les NGT-1. Et pour cause : en l’absence de traçabilité et d’étiquetage obligatoire, ces NGT-1 pourront, directement ou par contamination génétique, se retrouver dans l’ensemble des productions agricoles, biologiques comme conventionnelles.
Pourquoi tant de débats et d'oppositions aux NGT ?
Non seulement nous dénonçons un vaste « greenwashing » agro-industriel, mais nous alertons surtout sur une dérégulation massive, opérée sans preuve suffisante de sécurité à long terme. Cette évolution entraînerait une perte majeure du libre choix des consommateurs, notamment en raison de l’absence d’étiquetage obligatoire pour les produits issus de NGT-1. Elle renforcerait également la dépendance semencière des agriculteurs envers quelques multinationales, tout en sous-estimant des risques écologiques et sanitaires potentiellement irréversibles : contaminations génétiques, érosion de la biodiversité cultivée, et effets non intentionnels insuffisamment évalués.
Notre lettre ouverte aux Eurodéputés
Voici la lettre ouverte que nous adresserons prochainement aux eurodéputés français, de différents groupes politiques, afin de les sensibiliser aux dangers majeurs que cette réforme fait peser sur notre agriculture, notre santé, notre économie et notre environnement.
-> Visionner la Lettre ouverte en plein écran.
-> Télécharger la Lettre ouverte au format PDF
Signez la lettre ouverte et participez à lutter contre la dérégulation des OGM
Les informations que nous récoltons ne seront pas utilisées – sauf si vous demandez à vous inscrire à notre lettre d'information – en dehors de cette campagne. Vous n'êtes pas non plus dans l'obligation de renseigner un e-mail pour signer la lettre ouverte !
Ils soutiennent notre lettre ouverte :
Nous avons pour ambition de réunir, pour mener cette bataille contre l’appropriation du vivant, de nombreuses personnalités publiques issues de tous horizons politiques et idéologiques, afin d’apporter encore davantage de légitimité à ce combat.
Nous sommes toutes et tous, sans distinction, opposés aux OGM. C’est pourquoi vous verrez, côte à côte, des personnes qui ne le sont pas habituellement : c’est précisément l’objectif.
Les personnalités publiques, chercheurs, journalistes, scientifiques, artistes, responsables politiques, etc., sont ajoutés au fur et à mesure.
Les Semenciers
Association Kokopelli
Semencier Français
Sativa
Semencier Suisse
Germinance
Semencier Français
Conservatoire des Mille Variétés Anciennes
Semencier Français
Les Organisations
FNAB
La Fédération Nationale d'Agriculture Biologique
Les Scientifiques
Pr Gille-Éric Séralini
Biologiste moléculaire
Pierre-Henri Gouyon
Pr. Émérite au MNHN
Isabelle Goldringer
Chercheuse, biodiversité cultivée et agroécologie
Olivier Hamant
Dir. Institut Michel Serres
Philippe Grandcolas
Directeur de recherche au CNRS
Gerald Jungers
Chercheur Toxicologue
Les Activistes
Étienne Chouard
Activiste Démocrate
Philippe Piard

Paysan & Co-président de la coalition Secrets Toxiques
François Veillerette

Porte Parole de Générations Futures
Les Reporters & Journalistes
Marie-Monique Robin
Journaliste, Documentariste & Écrivaine
Yann Arthus-Bertrand
Photographe, reporter, réalisateur et militant écologiste
Alexandre Sattler
Photographe • Gaïa Image
Les Artistes
Thomas Séraphine
Acteur
Nicolas Meyrieux
Réalisateur, Humoriste et Paysan
Vincent PAX
Artiste Ragga Hip-Hop • ILLEGAL ZARBA
Audrey Vernon
Actrice
Ami des lobbies
Artistes engagés sur les questions écologiques
Les Paysans
Kyria et Manu Gay
Paysans restaurateur • La Table de Gaya
Charles Hervé-Gruyer
Paysans • La Ferme du Bec Hellouin
Les Chefs
Mauro Colagreco
Chef du restaurant Mirazur***
Ambassadeur pour la biodiversité (UNESCO)
Les Entrepreneurs
Maxime de Rostolan
Entrepreneur militant
Louis Albert de Broglie
Maison Deyrolle & Conservatoire Nationale de la Tomate
Les Créateur de Contenus & Vidéastes
Alessandro Vitale
@spicymoustache
Goran
@le.permacultueur
Patrick Vernuccio
@thefrenchiegardener
Charles Dowding
@charles_dowding
Jigmé Théaux
@jigme
Denis Broyer
@retour.a.la.terre
Les Médias & Maisons d'Éditions
La Brèche
Journal d'enquête sur les thématiques de l'environnement, la santé et l'impact des nouvelles technologies.
Scop Terre Vivante
Editeur écologique depuis 1979
Les 4 Saisons du Jardinage
N°1 des magazines du potager
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Association Kokopelli - Les NGT, un danger pour notre autonomie agricole
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