Moscou a testé une arme nucléaire cent fois plus puissante que les bombes atomiques larguées sur Hiroshima et Nagasaki. Les experts hésitent sur sa capacité destructrice réelle, mais les raz-de-marée nucléaires inquiètent.

= rejoint IRLMAiER
Les prophéties d'Alois Irlmaier :
Alois Irlmaier (1894-1959)
Des visions apocalyptiques
« Je vois un avion en provenance de l’Est qui bombarde une côte. Les eaux se soulèvent à la hauteur des tours et tombent, inondant tout sur leur passage, Il y a un tremblement de terre et la moitié de la grande île va sombrer et disparaître à jamais. Je crois reconnaître l’Angleterre… Toute ceci ne durera pas longtemps, je vois trois lignes - trois jours, trois semaines, trois mois, je ne sais pas exactement, mais la catastrophe sera soudaine. »
« Trois grandes villes proches d’un océan seront détruites par un phénomène inexpliqué: ce qu’est cette arme, je ne sais pas... les eaux sont troubles, les vagues hautes comme des maisons, la mer entre en ébullition, des îles disparaissent, et des changements climatiques surviennent brutalement. »
« Pendant la guerre, une obscurité totale durera 72 heures, et débutera au midi d’une journée de guerre. Puis il y aura un immense impact, des éclairs et du tonnerre, et un tremblement de terre. Il ne faudra pas sortir de chez soi. Celui qui inhalera la poussière mourra. Il ne faut pas ouvrir les fenêtres, il faut les couvrir complètement avec du papier noir. Toutes les eaux constitueront un poison permanent . Après 72 heures, tout sera fini. Mais encore une fois: Ne sortez pas de la maison, ne pas regarder par les fenêtres. En une nuit, il mourra plus d'êtres humains que dans les deux guerres mondiales précédentes.»
Irlmaier semble ici décrire les conséquences d’une attaque atomique ; il continue le récit de sa vision apocalyptique : « La grande ville avec la tour de fer est en feu. Mais la tour sera prise par le peuple, et non par les étrangers venus de l’Est. »
« En Italie, des sauvages vont massacrer la population, le Pape réussira à fuir, mais de nombreux membres du clergé seront tués, de nombreuses églises seront détruites. En Russie, une révolution va éclater, suivie d’une guerre civile sanglante. Le peuple russe s’en remettra à nouveau au Dieu chrétien. »
LES PIONS SE PLACENT SUR L'ÉCHIQUIER MONDIAL Alois Irlmaier était sourcier et puisatier; il vivait à Freislassing, en Bavière. Il était réputé pour ses capacités psychiques. On raconte que ...
Il ne porte pas le nom du dieu grec de la mer pour rien. Poséidon, la prochaine arme nucléaire russe, promet de décimer les villes côtières. Officiellement un UUV (pour unmanned underwater vehicle, autrement dit un drone sous-marin) dans le jargon, il s'agit d'un croisement entre une torpille et un drone. Une fois muni d'ogives nucléaires, Poséidon serait capable de générer des vagues radioactives aux effets catastrophiques, explique Popular Mechanics.
Les analystes estiment que ce drone sous-marin pourrait porter une ogive de deux mégatonnes. Ce qui le rendrait cent fois plus destructeur que les bombes atomiques larguées sur Hiroshima et Nagasaki en 1945, qui faisaient respectivement 0,015 et 0,021 mégatonnes. Le président russe Vladimir Poutine avance que Poséidon pourra créer des tsunamis radioactifs. Les experts restent quant à eux divisés sur la puissance réelle de ces vagues.
Poséidon a en tout cas franchi une étape majeure en ce mois d'octobre 2025. Comme le rapporte Reuters, c'est la première fois que le drone-torpille a pu être projeté, dans le cadre d'un test, depuis un sous-marin lanceur d'engins. Vladimir Poutine s'en est vanté lors d'une visite au chevet de soldats russes blessés sur le front ukrainien: il n'y a aucun moyen d'arrêter Poséidon. Cet UUV serait aussi «plus rapide que tous les navires modernes». Selon les experts, il peut atteindre 185 km/h.
Des premiers plans de Poséidon avaient fuité dès 2015 à la télévision russe. Les essais durent depuis 2018. On prête à ce drone une longueur de 20 mètres et une portée de 10.000 kilomètres, ce qui le classe parmi les armes intercontinentales, d'après les spécialistes. San Francisco est par exemple largement à la portée de Poséidon, puisque seuls 6.000 kilomètres séparent l'est de la Russie et la Californie.
Qu'elle accouche d'une «simple» vague ou d'un tsunami, une détonation de Poséidon serait particulièrement dévastatrice pour toutes les formes de vies présentes le long de la côte. «Quand les armes nucléaires explosent au niveau de la mer et en dessous, elles aspirent et contaminent les particules dans la terre et l'eau, indique à Business Insider Stephen Schwartz, spécialiste des armes nucléaires et coauteur du livre Atomic Audit. Et les radiations ont tendance à rester très longtemps dans l'eau.»
Une course à l'armement globale et «politique»
Les États-Unis ont procédé à vingt-quatre essais nucléaires sur l'atoll de Bikini, dans les îles Marshall, après la Seconde Guerre mondiale. Aujourd'hui, plus de soixante ans après la dernière explosion, l'atoll reste très radioactif: y pêcher ou même y vivre est dangereux.
La Russie ne travaille pas que sur Poséidon. Quelques jours à peine avant l'essai du drone, le 21 octobre, l'armée russe glosait de l'essai réussi du «Burevestnik», un missile nucléaire à la portée si longue qu'il aurait réussi à couvrir 14.000 kilomètres en 15 heures, selon Valery Gerasimov, chef de l'État-major russe. Un autre essai nucléaire, plus classique cette fois, a eu lieu le 22 octobre.
Si Poséidon et Burevestnik peuvent devenir des armes totalement inédites, cette course à l'armement n'inquiète pas tous les experts. Pavel Podvig, chercheur aux Nations unies pour l'Institut de recherche sur le désarmement, estime ainsi, auprès de NBC News, que le nouveau missile nucléaire est «un message politique».
Vladimir Poutine dit lui-même que ces innovations ne devraient surprendre personne. «La Russie, comme toutes les puissances nucléaires, développe son arsenal atomique et son potentiel stratégique, a-t-il précisé dans un discours en novembre. Toutes ces nouvelles armes sont annoncées de longue date.»
Zuzanna Gwadera, chercheuse sur les domaines militaires, décrypte: «En développant ces nouvelles armes, la Russie veut prouver aux États-Unis qu'elle reste une puissance majeure, puisque les Américains accélèrent leur initiative de défense avec le “dôme d'or” [inspiré du “dôme de fer“ israélien, ndlr].» Un message adressé à Donald Trump, donc, qui a qualifié en septembre la Russie de «tigre de papier» en raison de son embourbement en Ukraine.
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