- Plus de la moitié des départements de France sont dans une situation financière critique.
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Ils sont notamment confrontés à des dépenses nouvelles imposées par l'État, et à la chute de leurs recettes.
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Pour y faire face, les élus restreignent massivement leurs dépenses, notamment dans la culture.
L'Elysée a tenté de faire disparaître les infos sur l'"état de faillite aggravée" de la France -
à lire aussi : La France dans un ‘état de faillite aggravée’ selon la porte-parole du gouvernement

Situation critique ou "intenable"
, "quasi-faillite"
, "asphyxie"
… Les termes angoissants ne manquent pas pour définir la situation financière difficile des départements(nouvelle fenêtre), qui restreignent massivement leurs dépenses. Alors que les 94e Assises des départements de France, ouvertes mercredi à Albi, dans le Tarn, se sont terminées ce vendredi 14 novembre par un discours du Premier ministre Sébastien Lecornu(nouvelle fenêtre), les responsables politiques de cette association d'élus s'inquiètent fortement.
Plus de la moitié des départements de France sont dans une situation financière critique, pris en tenailles entre l'envolée de leurs dépenses sociales(nouvelle fenêtre), les dépenses nouvelles imposées par l'État et la chute de leurs recettes issues notamment des transactions immobilières. Quelque "54 départements sont en situation de quasi-faillite"
, a affirmé ce vendredi sur franceinfo(nouvelle fenêtre) le président de l'Assemblée des départements de France (ADF), François Sauvadet. "On va droit dans le mur"
, avertit ce dernier, appelant les parlementaires à "être responsables"
. "La situation financière des départements continue de se dégrader à vitesse grand V. Cette situation est intenable"
, a alerté celui qui est aussi président du Conseil départemental de la Côte-d'Or, en clôture des Assises.
Un déficit de 97 millions d'euros en Gironde
"Si rien ne change dans cette situation, ce sont les Français qui vont être directement impactés prochainement"
, a alerté François Sauvadet. Subventions au Planning familial et aides à la culture amputées, départs non remplacés, collèges regroupés sur fond de baisse démographique… Les conséquences sont déjà concrètes dans les territoires. Depuis un an, certaines coupes font déjà parler, comme le relate l'AFP. Sept centres de santé sexuelle ont ainsi été fermés dans la Drôme. Des subventions au Planning familial ont été rabotées dans le Loiret, tandis que des aides à la culture ont été fortement diminuées en Ille-et-Vilaine comme dans l'Hérault, un département où une coupe de 100% du budget alloué à la culture a été décidée. Selon le baromètre sur les budgets culturels des collectivités publié en octobre, 64% des départements interrogés font état de coupes dans la culture.
La Gironde a annoncé en octobre dernier un budget présentant un déficit de 97 millions d'euros, ce qui est interdit, et frise la mise sous tutelle. Les conséquences de ce déficit vont être multiples, liste Le Monde
(nouvelle fenêtre). La construction de deux collèges est ainsi abandonnée, et un troisième est en suspens. Ensuite, le département terminera l'année 2025 avec 232 emplois de moins, des contrats qui ne seront pas renouvelés, ou des départs à la retraite non remplacés. La Gironde supprime aussi son aide d'investissement aux communes. Celle-ci représentait 30 millions d’euros en 2023 et 15 millions en 2024.
En Seine-Maritime, "compte tenu de la situation financière",
Bertrand Bellanger (Divers droite), qui préside la Seine-Maritime, a divisé par deux le montant du Pass Jeunes, précise Le Monde
(nouvelle fenêtre). Cette aide pour s’inscrire en club ou dans une association a été réduite bien que son département, très endetté il y a encore dix ans, a réduit sa dette.
En août dernier, la Fondation des femmes alertait, elle, sur la baisse des subventions aux associations de lutte contre les violences faites aux femmes. Elle dénonçait "le recul majeur du financement par les départements, dont l'impact est d'autant plus fort qu’ils en sont aujourd’hui l’un des principaux financeurs"
.
Dans l'Aisne, département rural qui cumule les fragilités, le centriste Nicolas Fricoteaux indique à l'AFP avoir "réduit considérablement la voilure dans les compétences partagées que sont le sport, l'environnement, la culture"
. Le cœur des compétences n'est pas épargné. "On réduit les investissements sur nos collèges et nos routes. C'est un peu une bombe à retardement car vous accumulez des dégradations qui vont nécessiter des coûts supplémentaires"
, admet Nicolas Fricoteaux, qui a aussi réduit la participation du département à l'aide à domicile pour les personnes âgées.
15 départements en "grande difficulté"
La totalité des départements, fortement sollicités sur le financement des politiques sociales, dénoncent une explosion de leurs charges. En un peu moins de trois ans, l'État a imposé à ces collectivités 6 milliards d'euros de dépenses supplémentaires, tout en coupant dans le même temps 8,5 milliards de leurs recettes. Par conséquent, les Départements de France demandent à l'État "de s'assurer du financement de toutes nouvelles dépenses"
ainsi qu'un "fonds de soutien de l'ordre de 600 millions d'euros"
pour sauver ceux en difficulté, comme l'a redit François Sauvadet ce vendredi.
Selon un rapport de la Cour des comptes datant de l'été 2025, 15 départements sont en "grande difficulté financière"
comme le Pas-de-Calais, le Nord, la Loire-Atlantique, le Gard ou l'Yonne. Pour sa part, la Charente a déjà été mise sous tutelle préfectorale, une situation rarissime pour une collectivité de cette taille, faute d'avoir voté son budget, en l'absence de majorité politique. Symbole de cette crise, le président du conseil départemental, Philippe Bouty (Divers gauche) a démissionné en septembre dernier.
Pour tenter de limiter les dégâts, Sébastien Lecornu a annoncé ce vendredi que le gouvernement propose de porter à 600 millions d'euros le fonds de sauvegarde des départements, créé pour soutenir les collectivités les plus en difficulté.
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"Grenoble va vers la faillite", s'alarme son maire Éric Piolle - MOINS de BIENS PLUS de LIENS
Le maire EELV de Grenoble estime que ce sont les baisses successives des dotations de l'État qui conduisent la ville à l'asphyxie financière. C'est un message de détresse que lance Éric Piolle...
https://www.brujitafr.fr/2015/11/grenoble-va-vers-la-faillite-s-alarme-son-maire-eric-piolle.html
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17 millions de retraités à crédit
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6 millions fonctionnaires & assimilés à crédit + toutes PME/commerce qui dépendent de l'ETAT/collectivité locales
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10 millions de chômeurs visibles/invisibles
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5 millions de SMICARDS et juste au dessus
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7 millions aux minimas sociaux en 2022

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Puisque vous êtes là…
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