
Dans une volte-face judiciaire aussi inattendue que savoureuse, la cour d’appel de Paris a prononcé ce jeudi une relaxe totale pour Natacha Rey et Amandine Roy, accusées de diffamation par celle que nous appelons, avec une pointe de scepticisme assumé, « Brigitte Macron ». Ou serait-ce Jean-Michel Trogneux, selon la thèse défendue avec une obstination presque héroïque par les deux femmes ?
Si la condamnation prouvait, pour le narratif des médias mainstream, que Brigitte Macron n’est pas un homme, que signifie cette relaxe pour la vérité officielle ?
L’avocat de Natacha Rey, François Danglehant – qui se présente avec une toque de capitaine, symbole peut-être d’une croisade contre les eaux troubles de l’information officielle – a célébré une « victoire éclatante ». La cour a estimé que les 18 passages incriminés de la vidéo, où Natacha Rey avançait que la « Première dame » serait en réalité son frère travesti, ne relevaient ni de la diffamation, ni d’une mauvaise foi flagrante. Une décision qui, osons le dire, ouvre la porte à toutes les spéculations. Amandine Roy et sa collègue Natacha Rey sortent donc blanchies d’un procès qui aura tenu en haleine les amateurs de scandales.
L’Élysée dans la tourmente
Pour Brigitte Macron – ou son alter ego supposé –, c’est un revers cuisant. Condamnée en première instance en 2024, Natacha Rey voyait en cet appel une chance de clore une affaire qui, depuis la diffusion de la vidéo en 2022, a pris des proportions internationales. Soutenue par le livre « Becoming Brigitte » de Xavier Poussard, et des relais outre-Atlantique comme Candace Owens, la « rumeur » a prospéré, au grand dam de l’Élysée. Jean Ennochi, son avocat, promet une cassation, mais le mal est fait : l’image de la « Première dame », jusque-là irréprochable, vacille sous les assauts d’une justice qui, ironie du sort, lui échappe.
Une contre-attaque en vue
Plus audacieux encore, Natacha Rey envisage une citation directe contre « Brigitte et Jean-Michel Trogneux » pour « escroquerie au jugement ». Une accusation qui, si elle prospère, pourrait transformer cette saga en véritable feuilleton judiciaire.
L'avocat de Brigitte Macron, Jean Ennochi, a fait part de sa surprise mais aussi de son agacement à BFM2. L'homme de droit ne s'attendait pas à ce que les individus soient relaxés, et sa cliente déboutée. "La Cour a considéré que certains propos étaient diffamatoires, mais que les prévenus devaient bénéficier de l'excuse de bonne foi. Je vais voir avec mes Clients ce que nous allons faire, mais bien évidemment (...) je ne suis pas d'accord avec cette argumentation et cette décision" a ainsi déclaré Jean Ennochi.
Cette décision de justice est une très mauvaise nouvelle pour Brigitte Macron, qui n’en finit pas de tenter de sortir d’une histoire qui ne cesse de rebondir et de prendre de l’ampleur, y compris au niveau international, notamment à cause d’un livre, « Becoming Brigitte », écrit par un journaliste d’extrême droite, Xavier Poussard, et des vidéos de l’influenceuse américaine trumpiste Candace Owen.
Jean Ennochi, l’avocat de Brigitte Macron, a indiqué que celle-ci allait se pourvoir en cassation. A noter que Brigitte Macron a aussi lancé une deuxième procédure pour « cyberharcèlement » contre une dizaine de personnes, dont Aurélien Poirson Atlan, qui tenait le très actif compte « Zoe Sagan » sur Twitter (désormais X).
Par Emmanuelle Anizon
/image%2F1311484%2F20220219%2Fob_cff7cb_screenshot-2022-02-19-at-05-57-08-phot.png)

/image%2F1311484%2F20230903%2Fob_429207_sans-titre.jpg)
Puisque vous êtes là…
|
Abonnez-vous à notre newsletter
Rester libre !
N'oubliez pas de partager.
/image%2F1311484%2F20220312%2Fob_eec533_robeb.png)
/image%2F1311484%2F20220330%2Fob_f80b5c_szkyfvb7sviffqq3renahz4fei.jpg)
/image%2F1311484%2F20240310%2Fob_3a3967_277682hh447.jpg)
Commenter cet article