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Il y a deux mille ans, le Vésuve détruisit Pompéi. Aujourd’hui, un plus grand danger se cache dans la baie de Naples , un super-volcan ! bien plus mortel !. Si ce super-volcan Campi Flegrei entre en éruption, il pourrait créer un désastre en Europe. C’est pourquoi des scientifiques britanniques sont entrés « en compétition » avec les Italiens pour le droit de récupérer des éléments avec des tiges de forage.

La caldeira Campi Flegrei est un super-volcan. Alors qu’une nouvelle éruption serait susceptible d’entraîner la création d’un nouveau cône face au Vésuve, dans le pire des cas, on pourrait voir effacer une grande partie de la vie en Europe.

NAPLES, ITALIE, le futur proche
Cela commencerait par un essaim de 1.000 petits tremblements de terre qui se propagent sous les trottoirs de Naples. Des unités de climatisation, pendant l’automne, tomberaient sur les côtés des bâtiments et des carreaux antidérapants sur les murs s’en détacheraient. A l’intérieur de l’Institut national de géophysique et de volcanologie du centre de contrôle, une banque d’écrans indique que les tremblements de terre ne sont pas générés par le  Vésuve, géant qui domine la ville.
Ces tremblements de terre viendraient de quelque chose de beaucoup plus grand, d’un des volcans les plus importants et les plus dangereux au monde : la caldeira de Campi Flegrei. Le Vésuve, qui détruisit la ville romaine de Pompéi, a carbonisé avec des fumées étouffantes des milliers de personnes. Mais ici ce n’est rien de plus qu’un bouton sur le dos du dragon endormi par rapport au Campi Flegrei, un super-volcan actif de 13km de diamètre. Un appel met rapidement en communication la défense civile et le Ministère italien de l’Intérieur : la ville doit être évacuée immédiatement.

Un peu plus loin, le terrain autour de la ville antique de Pouzzoles s’étirerait, enflerait, comme un  dôme , en émettant des colonnes de vapeur d’eau riche en CO2  et des fumerolles et finirait par ouvrir le sol. 3000 mètres sous de la surface, une remontée magmatique s’est échappée du réservoir principal et remonte vers la surface . Lorsqu’elle atteint les eaux souterraines, elle est convertie en une pierre semblable à une éponge. Alors que l’eau bout, elle s’en nourrit avec des quantités critiques de gaz comme une éponge l’absorberait, faisant augmenter la pression jusqu’à ce que finalement elle n’explose comme une chaudière défectueuse.

Des centaines de milliards de m3 de roches volcaniques sont projetés dans l’atmosphère: une explosion  200 fois plus puissante que celle du volcan islandais Eyjafjallajökull, qui a amené le chaos en Europe, en clouant les avions au sol au Royaume-Uni pendant une semaine et aurait coûté à l’économie du monde plus de £ 3 milliards.
Retour dans les rues de Naples, il est trop tard pour courir. Le trafic, pare-chocs à pare-chocs, s’est arrêté. Ils regardent, impuissants, un nuage noir d’ébullition de gaz chauds qui roule comme un rocher sur l’horizon à la vitesse de l’ouragan, étouffant tout sur son passage. Dans cette région habitée par des millions de personnes, construite dans l’une des régions volcaniques les plus dangereuses sur une terre , toute vie est effacée.

La dernière fois que le sol a cédé comme ça, il y a 39.000 ans lorsque la caldeira a été formée, elle a créé les falaises que la carte postale où la ville de Sorrento se trouve en ce moment, des dépôts volcaniques sur 300 pieds de profondeur. Si le même genre d’éruption devait se passer aujourd’hui, cette partie de l’Italie pourrait cesser d’exister , les nuages ​​de cendres effacer le Soleil et les températures seraient en chute libre.

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Caldeira de Campi Flegrei en rouge qui est entrée en éruption il y a 39000 ans

Aujourd’hui

Une étude réalisée grâce au satellite Envisat en 2006 a mis en évidence une élévation du sol de 2,8 cm survenue en moins de douze mois. Ce fait prouve l’existence de flux magmatiques souterrains pouvant même, selon certains scientifiques, alimenter un super-volcan en formation. Ces structures sont particulièrement destructrices lorsqu’elles entrent en éruption. Elles peuvent en effet libérer plus de 1.000 km3 de matière en seulement quelques heures ou quelques jours, avoir un impact sur le climat et surtout tuer des milliers ou des millions de personnes.

Il s’agit d’une hypothèse, mais un projet, the Campi Flegrei Deep Drilling Project, a vu le jour pour l’étudier dans le cadre de l’International Continental Scientific Drilling Program (ICDP). Des forages à 500 puis 4.000 mètres de profondeur étaient prévu en 2009. Cependant, plusieurs avis scientifiques, soulignant notamment l’existence de risques de tremblements de terre ou d’explosions, ont poussé le maire de Naples de l’époque, Rosa Russo Iervolino, à interdire ces travaux. Près de trois ans plus tard, le responsable actuel de la ville, Luigi de Magistris, vient d’autoriser la reprise du chantier, c’est du moins ce que rapporte l’agence de presse italienne Ansa. Un forage de 500 mètres de profondeur est prévu, pour commencer…

Benedetto De Vivo, de l’université de Naples, a été le principal opposant scientifique au projet en 2009. Selon lui, le forage pourrait provoquer plusieurs tremblements de terre de petites amplitudes. Mais ce n’est pas tout, le sol de la caldeira contiendrait un liquide supercritique à 3.000 mètres de profondeur. Sa rencontre avec du magma pourrait provoquer une explosion dont l’importance est impossible à quantifier. Des études préliminaires ont localisé la roche en fusion à 7.000 mètres sous la surface, donc au-delà de la profondeur maximale du puits prévu mais dans ce domaine des erreurs ont déjà été commises dans le passé. Un forage réalisé en Islande a ainsi percé une poche magmatique en 2011.

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Par ailleurs, le réveil du Vésuve menace 700 000 Napolitains

Le réveil du Vésuve est une certitude aux yeux des scientifiques. L’éruption attendue devrait dégager une énergie colossale, détruisant tout sur son passage sur plusieurs kilomètres en quelques secondes.

Le réveil du volcan est une quasi certitude alors que le cœur de la ville ne se trouve qu’à 12 km – à vol d’oiseau – du cratère. Or, d’après les modélisations des scientifiques, l’éruption attendue devrait être d’une intensité au moins similaire à celle de 1631, une subplinienne qui a causé des dommages considérables, détruisant 500 km2 et tuant 4 000 personnes. Ses poussières volcaniques ont été dispersées à l’époque jusqu’à Constantinople (située à environ 1 200 km de distance). En effet, l’état actuel de l’édifice volcanique rend inenvisageable un réveil de moindre intensité.

Son conduit magmatique est obstrué depuis la dernière éruption, survenue en 1944, ce qui entrave la libération progressive des gaz. Aussi, lors du prochain épisode éruptif, les matériaux en provenance de la chambre magmatique s’accumuleront sous ce « bouchon » jusqu’à ce que la pression soit trop forte. Il se produira alors une éruption explosive de forte intensité, à l’image des pliniennes et subpliniennes survenues au cours des derniers millénaires qui ont, en alternance avec des phases éruptives plus douces, donné à ce stratovolcan sa forme si particulière. Plus l’intervalle de temps séparant la dernière éruption de la prochaine s’accroît, plus la quantité de matériaux disponibles dans la chambre magmatique est importante et le réveil du volcan potentiellement violent.

Paradoxalement, il n’est pas souhaitable que cette éruption se produise « demain ». L’actuel plan d’urgence dressé par la Protection civile italienne prévoit un délai de six jours pour évacuer les 700 000 personnes situées en « zone rouge », alors que les scientifiques sont incapables d’évaluer le délai qui séparera les signes précurseurs de l’éruption elle-même. Pourra-t-on éviter la survenue d’une catastrophe majeure ? Tandis que les volcanologues veillent, les Napolitains s’en remettent à leur protecteur : San Gennaro.

Un problème majeur et inéluctable de sécurité, car la survenue d’une éruption de faible ampleur paraît tout à fait improbable aux yeux des scientifiques. Naples et les communes avoisinantes sont donc sous le joug d’une épée de Damoclès : le Vésuve est trop calme, depuis trop longtemps. Cela fait plus de soixante ans qu’il n’est pas entré en éruption, et plus de trois siècles qu’aucune éruption majeure n’est à déplorer. Les fumerolles qui se dégagent en plusieurs endroits du cratère rappellent pourtant que ce calme n’est que relatif : le volcan bien qu’assoupi reste actif.

Tout le danger vient du fait qu’actuellement le conduit volcanique qui relie la chambre magmatique au cratère est obstrué. Dans ces conditions, le magma produit reste prisonnier dans la chambre magmatique (à environ 8 km de profondeur) et la pression augmente jusqu’à ce que survienne une éruption de type plinien ou subplinien, généralement accompagnée de la formation d’une caldeira. À l’inverse, l’état effusif, avec conduit « ouvert » se caractérise par une activité semi-persistante divisée en cycles d’activité strombolienne. Séparés au plus par des périodes de sept ans de repos, ces cycles allient activités effusives et explosives, entraînant une croissance de l’édifice par accumulation des dépôts pyroclastiques et des coulées de lave. Les formes de l’édifice évoluent ainsi en fonction des caractéristiques de l’activité éruptive, et la morphologie actuelle du volcan représente les conditions d’équilibre entre les effets constructifs des périodes d’activité à conduit ouvert, et ceux, destructifs, qui marquent, après plusieurs dizaines d’années de calme, la fin des périodes à conduit obstrué…

Adaptation de TDF

sources : http://www.futura-sciences.com/ / http://choix-unite.ze-forum.com/http://www.savoirs.essonne.fr/ (1)

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Tag(s) : #NATURE - ECOLOGIE

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