Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

брикс Бразилия Россия Индия Китай Южно-Африканская Республика флаг саммит дурбан

Selon le rapport de la Banque mondiale « Perspectives économiques mondiales », les pays en développement, et notamment les Etats émergents du BRICS restent des locomotives de l'économie mondiale. Des experts notent que les économies du BRICS gagnent en maturité et cesseront bientôt d'être qualifiées d'émergentes pour se hisser au rang des pays industrialisés.

Selon les prévisions de la BM, le taux de croissance en Russie sera cette année supérieur à la moyenne mondiale (2,3 % contre 2,2 %). Ces deux prochaines années la croissance du PIB russe sera encore plus importante. D'autres pays émergents, en tout premier lieu les pays du BRICS, afficheront également une bonne dynamique. Selon les experts, depuis 2008 les pays du BRICS jouent le rôle de locomotive de l'économie mondiale. Par contre, la situation des Etats industrialisés tels que les Etats-Unis, le Japon et les pays de l'Union européenne, n'est pas brillante. Le PIB américain sera inférieur à la moyenne mondiale. La croissance au Japon ne dépassera pas 1,5 %. Pour ce qui est de la zone euro, la BM prévoit une récession de plus de 0,5 %. Vladimir Rojankovski, directeur du département analytique du groupe d'investissement Nord-Kapital, évoque les perspectives des économies « classiques » :

« Les économies classiques se sont ralenties assez sérieusement, notamment les économies de la zone euro. La raison principale réside dans le « serrage de vis » excessif. Les économies « classiques » ne disposent pas de sources de croissance : elles n'ont pas de pilote, d’industrie novatrice, de nouvelle tendance économique susceptible de générer une croissance ne serait-ce que de 3,5 % dans trois ou cinq années à venir. »

Les Etats du BRICS, eux aussi, connaissent de nombreux problèmes. Ils sont poursuivis de près par les pays en développement de la « nouvelle vague », l'Indonésie et le Vietnam. Les Etats d'Afrique ont également de bonnes perspectives. Ils disposent de facteurs qui ont permis, à l'époque, à la Chine et à l'Inde de réaliser leur percée. Alexandre Abramov, professeur au Haut Collège d’Economie, souligne qu'à l'heure actuelle le BRICS est dans une situation plus avantageuse que les pays industrialisés et les pays en développement :

« Cet avantage tient au premier lieu à une stabilité financière dans la plupart des pays du BRICS. C'est, aussi, la présence d'importantes ressources financières accumulées depuis le début des années 2000. C'est, enfin, une riche base de matières premières et des ressources humaines bon marché. Je pense que les pays du BRICS accuseront une croissance plus importante que les pays industrialisés et qu'ils soutiendront les rythmes de croissance de l'économie mondiale. »

Les experts de la Banque mondiale soulignent que les pays en développement, les pays du BRICS compris, doivent chercher des stimulants nouveaux pour poursuivre leur croissance économique. Il faut notamment investir dans l'infrastructure. Les modèles actuels s'épuisent, notent les experts. Les économies de la Chine, de l'Inde, de la Russie sont orientées vers les exportations, en tout premier lieu dans les pays d'Europe et aux Etats-Unis. Mais la demande solvable y diminue et les flux d'exportation décroissent. C'est pourquoi l’heure de vérité arrive pour les pays du BRICS

 

SOURCE


à lire aussi :

Brics: est-ce les prémisses d’un divorce de la finance mondiale ?

Les brics lâchent le dollar

Scoop. Le brics veut créer une banque pour contrer la banque mondiale

 


note Alexandre Rojankovski :

« Ces trois prochaines années les marchés en développement subiront de forts changements. Ils se diviseront en marchés capables ou incapables d'encourager la demande intérieure. Le taux de croissance dans la première catégorie de pays sera de l'ordre de 5-5,5 % par an, tandis que celui de la deuxième catégorie ne dépassera pas 1,5 %. »

De l'avis de nombreux experts, les Etats du BRICS devraient concentrer leurs efforts en vue d'encourager la demande intérieure par le biais d'une meilleure productivité du travail, d'une hausse des salaires et du nivellement des revenus. T

Tag(s) : #ECONOMIE - FINANCE

Partager cet article