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La candidate EE-LV a détaillé ce samedi ses priorités, autour d'une économie verte capable de créer «un million d'emplois». Et a tiré à boulets rouges contre le gouvernement.


Eva Joly pose, le 06 avril 2011, à Dijon. (© AFP Jeff Pachoud)

Eva Joly, candidate d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV) à la présidentielle, a détaillé samedi ses priorités pour 2012, jugeant que "l’économie verte" peut créer jusqu’à "un million d’emplois" et y voyant le "seul chemin pour sortir de la crise".

Devant l’Agora d’EELV réunissant plus de 300 délégués et "coopérateurs", Joly a souligné que le projet du parti, qui doit être adopté dimanche, était une "boussole pour (le) mouvement", base de son "contrat écologique pour la République" qui sera présenté le 11 février prochain à Roubaix (Nord).

Toute de blanc vêtue, Joly a affirmé que sa "seule règle d’or serait de ne laisser personne au bord du chemin", avant de détailler ses "quatre priorités" dans un discours de 40 minutes.

"Dépenser moins pour vivre mieux"

Candidate de la sortie du nucléaire, Mme Joly a d’abord parlé d’un "temps d’urgence sociale et écologiste pour sortir de la récession", refusant "les logiques mortifères de l’austérité". En somme, "dépenser moins pour vivre mieux".

Très applaudie, elle s’est notamment prononcée pour le "blocage des loyers", relevant qu’"il y a même un petit pays où cela fonctionne, un petit pays exotique, l’Allemagne!" Selon elle, alors que "la France est malade du chômage", il est possible de "créer un million d’emplois" dans "l’économie verte" d’ici à 2020. Le chiffrage de cette annonce ne sera dévoilé qu’en janvier.

"C’est le seul chemin pour sortir intelligemment et efficacement de la crise", a-t-elle dit, fustigeant la "toute puissance" des marchés financiers. "Les spéculateurs ne gagneront pas", a souligné l’ex-juge, experte en "combat contre les paradis fiscaux".

L’eurodéputée a également proposé "une section au sein de la Cour pénale internationale chargée de poursuivre et réprimer sévèrement les crimes écologistes".

Deuxième idée, un "pacte de fraternité". L’occasion de s’en prendre à "Hortefeux, Besson et Guéant qui n’ont eu de cesse de caresser le Front national dans le sens du poil, avec une expression bien de chez nous: expulsons français!" "La xénophobie d’Etat made in France, ça suffit comme ça!" a-t-elle lancé.

Troisième priorité, "la République des biens communs"" pour en finir avec la Ve République", a poursuivi Joly, s’attaquant aux "pratiques claniques et aux méthodes barbouzardes comme dans l’affaire des fadettes" du quinquennat de Nicolas Sarkozy. "Takieddine, Karachi, Marseille, Hénin-Beaumont", cela "relève du même processus délétère", a-t-elle jugé, faisant allusion à l’UMP comme au PS.

"Préférence sociale et environnementale"

Enfin, elle s’est prononcée pour une Europe fédérale, persuadée que les Français "se refusent à une vision hexagonale et chauvine du monde". A ceux qui parlent d’"acheter français", elle répond que la "réindustrialisation" doit se faire par les PME innovantes et écologiques, "pas contre, ni dans le dos de l’Europe". "Ma préférence n’est pas une préférence nationale mais une préférence sociale et environnementale", a-t-elle résumé.

La candidate a indiqué qu’elle proposerait "rapidement" avec Daniel Cohn-Bendit "un autre chemin" que celui d’Angela Merkel et Nicolas Sarkozy sur le traité européen.

Sous les "Eva présidente" scandés par une salle debout, Mme Joly a appelé à "voter juste" pour un projet de société "et non pas un rafistolage du système".

source: liberation

Tag(s) : #Présidentielles 2012

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