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Rions avec la politique en nous penchant sur les plus grands fails et les moments les plus drôles de l’élection présidentielle américaine !

La campagne présidentielle américaine touche à sa fin alors que des millions de citoyens se rendent actuellement dans les bureaux de vote. Après de longs mois de débats, de primaires républicaines pour désigner le candidat du Grand Old Party et de sondages divergents, nous saurons dans la nuit du 6 au 7 novembre 2012 qui présidera les États-Unis pendant un mandat de quatre ans. Barack Obama sera-t-il réélu ou Mitt Romney le battra-t-il ? C’est la question que tou-te-s se posent.

En attendant de connaître l’identité du prochain président des États-Unis, prenons donc le temps de revenir sur les plus grands fails de la campagne histoire de rire un peu d’un sujet aussi sérieux que la politique. Et autant vous dire qu’en plusieurs mois, des fails, il y en a eu : entre célébrités qui veulent absolument placer leur avis alors qu’elles n’ont pas forcément suffisamment de connaissances sur le sujet et candidats fatigués par le rythme effréné d’une course à la présidentielle, on ne peut que comprendre les lapsus et les petites boulettes en tout genre.

Grosse promotion surprise pour Paul Ryan (août 2012)

Début août, Mitt Romney a choisi Paul Ryan pour colistier – ce qui signifie que si le premier est élu président des États-Unis, le second deviendra vice-président. En le présentant officiellement, il a commis une petite bourde puisqu’il l’a accueilli sur scène avec un enthousiaste « Accueillez avec moi le prochain président des États-Unis ! ».

Ceci dit, ne blâmons point Mitt Romney pour ce petit lapsus qu’on espère pas trop révélateur (s’agirait pas qu’il dise « Bon, vraiment, non, je veux plus » s’il était élu président cette nuit, y a des limites au changement d’avis) : Barack Obama avait fait la même chose en présentant son futur vice-président Joe Biden en 2008.

Mitt Romney veut ouvrir les hublots dans les avions (25 septembre 2012)

Peut-être était-ce un trait d’humour un peu raté, ou peut-être est-ce une méconnaissance évidente des notions aéronautiques de base, mais lors d’un meeting fin septembre 2012, Mitt Romney s’est illustré par une bien belle gaffe. Racontant que l’avion qu’avait récemment pris sa femme avait dû atterrir d’urgence, il s’est fendu d’une critique à l’encontre de ces véhicules des airs :

« Quand vous avez un feu dans un avion, vous n’avez nulle part où aller, et absolument aucune possibilité de prendre de l’oxygène de l’extérieur. Je ne sais pas pourquoi [les fenêtres] ne s’ouvrent pas. C’est un réel problème. Et c’est très dangereux. »

J’aimerais que les trajets en avion de Mitt Romney soient désormais publiquement mentionnés à l’avance car il est hors de question que je monte un jour dans le même que lui : je ne me sentirais que moyennement en sécurité le cas échéant. Car à l’altitude à laquelle volent les avions, l’air est irrespirable et c’est bien pour ça qu’on en pressurise à l’intérieur de la carlingue. Si on ouvre les fenêtres pour faire un courant d’air, bon, on meurt. Et mourir, c’est triste.

Joe Biden, jamais mieux servi que par lui-même (2 octobre 2012)

L’actuel vice-président, une nouvelle fois colistier du président sortant, a légèrement gaffé lors d’un meeting en Caroline du Nord. Pourtant connu pour son aisance à l’oral, il a fauté : « Comment [les républicains] peuvent-ils justifier l’augmentation des impôts sur une classe moyenne américaine qui a été dévastée ces quatre dernières années ? », demandait-il alors.

Bien. Bien bien bien, tout ceci est formidable : Barack Obama est le président des États-Unis depuis 2008, date à laquelle Joe Biden a pris ses fonctions en tant que vice-président. Après un bref calcul (nous sommes en 2012 ils sont au pouvoir depuis 2008 alors 2012-2008, je retiens 5 je rajoute 1,5 et je calcule avec un quotient multiplicateur convexe de 6,8), nous réalisons donc que Joe Biden se tire une balle dans le pied, retire la balle avec une pince à épiler rouillée, la trempe dans le jus de citron, la saupoudre de sel et se la remet dans la blessure en frappant fort avec un marteau car il est en train de dire que la classe moyenne a été malmenée depuis 4 ans. Soit depuis que lui et Barack sont à la tête du pays. Alors certes, il s’est tout de suite rattrapé, mais il n’empêche que cette petite sortie a été du pain de mie béni pour les opposants républicains.

Snoop Dogg et Madonna : les bons supporters (24 septembre et 6 octobre 2012)

Dans cet article, j’avoue, il y a plus de fails dans le camp Romney que de boulettes issues de celui d’Obama. On peut mettre ça sur la coolitude du président sortant, mais aussi sur l’efficacité de son équipe de communication. Toutefois, pour tacler un peu les démocrates, on peut toujours compter sur les supporters d’Obama chez les célébrités, forcément moins rodées à l’exercice politique. Ainsi, lors d’un concert donné à Washington, Madonna avait laissé son enthousiasme parler à sa place et avait félicité son pays pour avoir à sa tête un président « musulman noir ». Ça partait d’une bonne intention, mais c’est raté : Barack Obama n’est pas musulman (contrairement à ce qu’un Américain sur trois pensait dans un sondage réalisé l’été dernier), mais bel et bien chrétien.

Autre exemple dans la catégorie « cet argument n’est que moyennement recevable » en la personne de Snoop Dogg. Le rappeur a décidé d’instagramer une liste des 10 raisons pour lesquelles il ne voterait pas pour RomneyCe fils de pute s’appelle Mitt » ; « Il me rappelle tous les patrons que j’ai toujours détestés ») et des 10 arguments qui le feront voter pour Obama (« Il est super pote avec Jay-Z » ; « Il a pris Beyoncé dans ses bras et a reniflé son cou » ; « Ce nigga a l’air de savoir se battre » ; « Michelle a un gros cul »). Humour. Lol. Hilarant :

 

Présidentielle américaine : les plus grands fails snoop dogg obama2

La politique, c’est un peu comme l’humour : c’est pas donné à tout le monde.

Mitt Romney, passion classeurs (17 octobre 2012)

Lors d’un débat l’opposant à Barack Obama, Mitt Romney a fait un lapsus qui a marqué l’Internet pendant de longues journées. Alors que les deux candidats argumentaient sur les femmes au travail, la langue du milliardaire a fourché. Voulant dire « J’ai un classeur/dossier plein de CV de femmes », il a en réalité prononcé « J’ai un classeur/dossier plein de femmes ». Et cette phrase à trous de devenir un véritable mème en quelques heures, comme on peut le voir avec le tumblr Binders full of women. Mon exemple préféré reste probablement celui avec Johnny Castle/Patrick Swayze (mais je manque d’objectivité tant son déhanché me fait suer des narines) :

 

Présidentielle américaine : les plus grands fails « Personne ne laisse Bébé dans un classeur. »

Abigail, 4 ans et les nerfs en vrac (2 novembre 2012)

 


 

 

Une petite fille a fait ce qu’on appelle « le buzz » la semaine dernière en se mettant à pleurer devant la caméra de sa mère. La raison de ses larmes ? « Je suis fatiguée de Bronco Bama et Mitt Romney », lâche-t-elle entre deux sanglots.

Non mais les enfants, franchement… Alors ça pour guetter la sortie des nouveaux jouets chez McDo, on est à fond, mais dès qu’il s’agit de parler conflits internationaux et crise économique y a plus personne hein. Bravo les enfants. Bravo !

 

Et vous, quels sont les fails qui vous ont le plus fait rire pendant cette campagne outre-Atlantique ?

 

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Tag(s) : #Présidentielles 2012

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