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Niels, né Kyara (à gauche) et Sterre, née Tibor (à droite).

« Ça commençait à pousser là-haut », raconte Niels en voûtant un peu plus ses épaules tout en jetant un regard furtif vers sa poitrine. Manifestement, à voir son rictus de dégoût, cette sensation nouvelle l’écœurait. Sterre aurait bien aimé, elle, sentir sa poitrine naître. Mais c’est un fin duvet qui commence à apparaître au-dessus de ses lèvres… à son plus grand désespoir. Niels a 13 ans. Il est né Kyara, avec deux chromosomes X et l’équipement complet des filles. Sterre, 12 ans, est née Tibor, et son chromosome Y la rangeait d’office du côté des garçons. Sauf que ni l’un ni l’autre ne se sont jamais sentis dans leur sexe biologique.

« Il y a eu une erreur d’attribution : nous ne sommes pas nés avec le bon sexe », affirment ces deux adolescents hollandais de Zaandam, une grosse bourgade située à une vingtaine de kilomètres d’Amsterdam. Or l’« erreur » ne sera pas réparable avant 18 ans, âge à partir duquel la plupart des pays acceptent d’opérer ces jeunes souffrant de dysphorie de genre (le fait de s’identifier à l’autre sexe, aussi appelé transsexuelisme, transgenre ou encore incongruence de genre).

Mais aux Pays-Bas, une solution leur est offerte dès 12 ans : un traitement hormonal qui bloque la puberté et évite de subir les transformations non désirées de leur corps. Un traitement également proposé aux Etats-Unis, au Royaume-Uni ou Canada, mais encore rarissime en France (une dizaine de cas recensés).

Le Centre d’expertise de la dysphorie de genre se trouve dans l’hôpital universitaire d’Amsterdam, le VU Medical Center. Au premier...

souce via Maître Confucius
 
Tag(s) : #Nouvel Ordre Mondial

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