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Les soldats français au Mali, à la base aérienne de Bamako, lundi.
Les soldats français au Mali, à la base aérienne de Bamako, lundi. Crédits photo : JOE PENNEY/REUTERS

La France, qui a informé lundi ses partenaires du Conseil de sécurité des progrès de son intervention au Mali, a obtenu leur soutien de principe même si des interrogations demeurent.

La France a informé lundi ses partenaires du Conseil de sécurité des progrès de son intervention au Mali contre les groupes islamistes du Nord et obtenu leur soutien de principe, même si certains s'interrogent sur la suite des événements.

À l'issue de consultations à huis clos au Conseil de sécurité de l'ONU, l'ambassadeur français Gérard Araud s'est félicité de «la compréhension et du soutien» obtenus par Paris. «Tous nos partenaires ont reconnu que la France agit en conformité avec la légalité internationale et la charte de l'ONU», a-t-il déclaré, en réaffirmant que la priorité pour la France est «la mise en œuvre rapide de la résolution 2085 de l'ONU» adoptée le 20 décembre dernier.

Cette résolution autorise le déploiement à terme d'une force internationale, essentiellement africaine - baptisée Mission internationale de soutien au Mali (Misma) - pour reconquérir le nord du Mali, aux mains d'islamistes armés. Elle prévoit aussi un processus de réconciliation politique à Bamako et des négociations avec les rebelles du Nord qui se dissocieraient du terrorisme.

Opérationnelle dans plusieurs mois

L'opération «Serval» doit «encourager ce processus politique», a estimé l'ambassadeur. Elle «est le résultat d'une urgence, mais une fois arrêtée l'offensive (des islamistes), nous devons mettre en œuvre la résolution 2085 dans toutes ses dispositions, dont le processus politique».

Selon des experts, la Misma ne pourra vraiment être opérationnelle que dans plusieurs mois. Et la résolution 2085 prévoit que cette force ne parte à la reconquête du Nord qu'une fois jugée prête au combat.

Le scepticisme américain face à la Misma

«Nous faisons tout à fait confiance à la France», a affirmé l'ambassadrice américaine Susan Rice, estimant que l'intervention française avait une «base ferme». Elle s'est félicitée de ce que «les Français aient heureusement traité de manière professionnelle la menace islamiste».

Mais elle a souligné que les États-Unis restaient sceptiques sur la capacité des forces maliennes et de leurs alliés ouest-africains à reconquérir le Nord. «Les États-Unis se sont toujours posé des questions sur la viabilité du concept» de la Misma, a-t-elle dit, en remarquant que l'armée malienne avait été «mise sens dessus dessous» par la dernière offensive des islamistes. Selon elle, il faut «revoir presque de fond en comble» le schéma de la Misma «étant donné que les circonstances sur le terrain ont beaucoup changé». source

 

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Tag(s) : #CONFLICTS DANS LE MONDE

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