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Courrier International publie cette semaine l'histoire d'Anna, une petite fille grecque abandonnée par sa mère qui ne peut plus subvenir à ses besoins. L'article, paru dans Ie quotidien grec I Kathimerini en décembre dernier, avait alors provoqué une vague d'indignation en Grèce et à l'étranger.

Le journal rapportait qu'avec la crise, un nombre croissant de parents dépourvus et désespérés, "tombés dans une impasse économique", étaient contraints de laisser leurs enfants aux soins de centres sociaux ou d'associations caritatives.

Quelque 500 familles auraient récemment demandé de placer leurs enfants dans des foyers dirigés par l'ONG SOS Villages d'enfants, rapportait Marilis Margomenou, l'auteure du papier. Une hausse significative dans un contexte de crise extrême.

Le quotidien britannique The Guardian avait pour sa part publié dans la foulée d'I Kathimirini un reportage à Patras, présentant le cas d'une famille elle aussi contrainte d'abandonner une partie de sa progéniture.

Devant l'émoi suscité par ces informations, Libération s'interrogeait mercredi dernier sur "ces rumeurs d'enfants abandonnés en Grèce". Les services sociaux de la mairie de Patras ont, écrit le journal "expliqué que les motivations du couple [de l'histoire rapportée par The Guardian] n’étaient pas totalement désintéressées et que le problème est en voie de règlement."

"Pour le président de l'association Sourire de l'enfant, les abandons d'enfants sont 'des incidents isolés montés en épingle' ", écrit Libé qui ajoute :

Même indignation chez Marina Katsimbali, directrice du centre chrétien l’Arche du monde, qui s’occupe des enfants des rues : elle se plaint d’appels téléphoniques incessants, 'y compris d’Australie et de Nouvelle-Zélande', et voudrait 'en finir avec cette histoire, d’autant que la journaliste auteure de l’article s’apprête à modifier sa version'.

"Pourtant, le constat n’en est pas moins unanime sur la réelle dégradation de la situation depuis le début de la crise", tempère le quotidien français qui donne également la parole à Stérios Sifnios, de l’ONG SOS Villages d’enfants, à l’origine de l’histoire d’Anna :

Stérios Sifnios […] souligne qu’il y a une forte augmentation des demandes de familles qui 'n’arrivent plus à joindre les deux bouts alors qu’auparavant il s’agissait surtout de cas sociaux'.

Jointe par Alexia Kefalas, la journaliste en charge de la Grèce pour Presseurop et Courrier International, Marilis Margomenou l'auteure du papier d'I Kathimerini, déclare quant à elle n'avoir aucune intention de changer la version des faits écrits dans son reportage et se dit excédée par la remise en cause d'un phénomène qui prend, assure-t-elle, indéniablement de l'ampleur aujourd'hui en Grèce.

C.M

source: presseurop.eu

Tag(s) : #Crise de l'Euro

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