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La page d'accueil de la version anglaise de Wikipedia le 18 janvier. Le site était fermé pour protester contre les projets de loi antipiratage SOPA et PIPA, soutenus par Hollywood et les grandes maisons de disque américaines.

La page d'accueil de la version anglaise de Wikipedia le 18 janvier. Le site était fermé pour protester contre les projets de loi antipiratage SOPA et PIPA, soutenus par Hollywood et les grandes maisons de disque américaines. CAPTURE D'ECRAN/20MINUTES.FR

WEB - Le rapporteur du texte a annoncé vendredi qu'il le retirait «en attendant qu'un plus large consensus émerge sur une solution»...

L'Internet libre et ouvert a gagné une bataille, mais pas encore la guerre. Vendredi, l'élu américain, Lamar Smith, rapporteur du controversé texte SOPA à la Chambre, a annoncé qu'il le retirait «en attendant qu'un plus large consensus émerge sur une solution.» «J'ai entendu les critiques et prends au sérieux les inquiétudes autour du texte pour répondre au problème du piratage», confie-t-il à Reuters.

Facebook et d'autres acteurs du Net se sont immédiatement réjouis de l'annonce, qui intervient seulement trois jours après le «blackout» mondial, tenu en protestation contre un texte qui voulait obliger les FAI et les moteurs de recherche à bloquer des sites hébergeant des contenus illégaux.

 

«Une nouvelle loi n'est pas nécessaire»

La Maison Blanche avait annoncé qu'elle ne soutenait pas ce Stop Online Piracy Act dans l'état, et qu'une consultation, notamment avec les acteurs de l'Internet, devrait permettre de trouver un compromis.

 

Dans la foulée, les rapporteurs du texte équivalent au Sénat (PIPA) ont également annoncé son retrait. Mais Mozilla a déjà prévenu «que la lutte n'était pas finie». Les ayants droit vont regrouper leurs forces avant de repartir à l'offensive, estiment les observateurs. D'une manière ou d'une autre, les lobbies de l'industrie du disque et du cinéma, généreux contributeurs des politiques, ne vont pas jeter l'éponge. A commencer par le patron de la Motion Picture Association of America, dont le patron est un certain Chris Dodd, qui a passé 36 ans au Congrès.

 

Contactée par 20 Minutes, Julie Samuels, avocate à l'Electronic Frontier Foundation (qui défend les droits des internautes) estime qu'une nouvelle loi n'est pas nécessaire. «La seule vraie réponse au piratage, c'est la multiplication des offres légales s'assurant que les artistes soient rémunérés», lâche-t-elle. Et d'ironiser, soulignant que le FBI n'a pas eu besoin de SOPA pour débrancher MegaUpload.

 

Philippe Berry

source: 20minutes.fr
Tag(s) : #INTERNET - COMMUNICATION

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