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© REA

Le gouvernement a tranché. Depuis le 1er mars, les automobilistes doivent posséder un éthylotest à bord de leur véhicule. Mais, en l'absence de celui-ci, il n'y aura pas de sanction, selon un décret publié ce vendredi au Journal Officiel.

Pour rappel, cette mesure avait été décidée par le gouvernement Fillon. Au départ, il était prévu que les amendes (11 euros) tombent à partir du 1er novembre dernier. Mais sa mise en place avait été reportée, notamment suite à une polémique sur l'efficacité de ces appareils.

Dans son numéro d'août, le magazine Capital avait réalisé ses propres tests. Jouant les cobayes, cinq de nos collaborateurs ont absorbé de l’alcool, à jeun, jusqu’à atteindre le seuil légal de 0,25 mg par litre d’air expiré (soit 0,5 g/l de sang). Le niveau a été certifié, une demi-heure après le dernier verre avalé, par la machine officielle utilisée par la police. Chacun des testeurs a ensuite soufflé dans dix produits achetés sur Internet ou commandés aux fabricants, pour vérifier qu’ils validaient bien ce franchissement de la limite.

Les résultats sont pour le moins surprenants. D’abord, ces outils ne sont pas aussi simples d’utilisation qu’on le dit. Pour les chimiques, les plus courants, vendus entre 1 et 2 euros, souffler dans le ballon ne suffit pas. Il faut ensuite insérer dans celui-ci un petit tube, puis presser le sac : si les cristaux verts franchissent l’anneau central, vous êtes au-dessus des 0,5 g/l. Pour les appareils électroniques, les choses se compliquent : pour nous signifier notre dépassement, certains affichent «hot», d’autres «stop» ou «positif». Pas clair.

Second enseignement : nous avons découvert que, pour atteindre la limite, selon la machine officielle, il fallait souvent enchaîner trois verres de vin de 12,5 cl, et non deux, comme le proclament les slogans de prévention.

Mais la principale conclusion de l'enquête est
moins réjouissante : sept de nos éthylotests n’ont pas été fiables le jour de notre essai. Ils ont affiché un niveau d’alcoolémie inférieur au seuil légal sur au moins un cobaye sur cinq, alors que tous étaient au-dessus. Or, en la matière, le sans-faute est indispensable. Mais le comble est que la norme NF n’est pas non plus gage de confiance : l’éthylotest chimique Redline et l’appareil électronique PX 8s 
qui affichent ce label se sont trompés respectivement deux et une fois sur cinq. source

Tag(s) : #VIE QUOTIDIENNE

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