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Un client dans une supérette bio, à Qimper, le 18 mai 2012 ( AFP/Archives / Fred Tanneau)

Le gouvernement veut encourager les agriculteurs à se convertir et développer la consommation de produits issus de l'agriculture biologique notamment dans la restauration collective où ils restent ultra-minoritaires

Le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll a dévoilé vendredi un plan "Ambition bio 2017". Objectif: multiplier par deux les surfaces en bio en cinq ans, qui ne représentent aujourd'hui que 4% des espaces cultivés en France.

 

De 2007 à 2012, les surfaces en bio avaient déjà doublées, passant d'environ 550.000 hectares à plus d'un million, selon l'Agence Bio.

Le cap du million d'hectares bio a ete franchi au debut de 2012

BIO

 

Combien de paysans faut-il près de chez moi si je veux manger local et bio ?

 

Mais les demandes en conversion subissent un coup d'arrêt ces derniers mois - même si 1.100 agriculteurs se sont installés en bio depuis le début de l'année - face au tassement des prix entre bio et conventionnel.

"Il faut relancer les conversions et organiser les filières pour dynamiser la consommation", abonde le président de l'Agence Bio, Etienne Gangneron dont la mission est de développer et promouvoir l'agriculture biologique.

La période de conversion est particulièrement difficile pour l'agriculteur qui est soumis pendant trois ans aux contraintes de la production bio sans pouvoir vendre ses produits comme tels.

Pour les encourager, le gouvernement prévoit de relever progressivement les aides à la conversion et au maintien en bio, passant de 90 millions actuellement à 160 millions d'euros par an entre 2014 et 2020.


Le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, le 6 mai 2013 à Paris ( AFP/Archives / Martin Bureau)

Dans un premier temps, la priorité sera donnée au développement des grandes cultures, les régions productrices ayant très peu de surfaces en bio, surtout chez les très rentables betteraviers.

20% de bio dans les cantines de l'Etat

Compte tenus des cours élevés des céréales, "l'intérêt qu'il y a à changer de modèle n'est pas le plus soutenu", souligne Stéphane Le Foll, reconnaissant qu'il y a encore "des écarts de rendements" entre conventionnel et bio.

Le ministre, qui a fait de l'agroécologie son grand projet, prône le "produire autant avec moins" (moins d'eau, d'intrants...) et l'échange de savoir pour combiner performance économique et écologique, assure toutefois qu'il est "déterminé à ne pas opposer les agricultures les unes aux autres".

En aval, le plan veut mieux structurer la filière car il ne s'agit pas seulement de produire plus mais de se donner les moyens de développer les outils de stockage, transformation et commercialisation des produits bio.

Ainsi pour soutenir des investissements structurants, le ministère va porter à 3 à 4 millions par an sa participation au Fonds Avenir bio et la Banque publique d'investissement (BPI) s'est engagée, selon Stéphane Le Foll, à accorder des prêts. Aucun montant n'est toutefois précisé.

Mais tout cela ne fonctionnera pas sans l'appétit des consommateurs pour le bio, qui reste une niche avec seulement 2,4% du marché alimentaire des ménages (4 milliards d'euros) même s'il est en progression constante (+6,6% en 2012), selon l'Agence Bio.

source via les M.E.


 


 


 

Tag(s) : #NATURE - ECOLOGIE

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