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L'émir du Qatar, lors d'une visite officielle en France, en juin 2014

L'émir du Qatar, lors d'une visite officielle en France, en juin 2014 Crédits photo : Jean-Christophe MARMARA / Le Figar

LE SCAN POLITIQUE - Le sénateur UMP Pierre Charon et l'ex-premier ministre Jean-Pierre Raffarin sont à la manœuvre pour lancer cette structure déjà existante à l'Assemblée nationale.

Le Qatar renforce son influence dans la sphère politique française. Selon Le Canard enchaîné, le Sénat doit examiner le 27 janvier prochain la création en son sein d'un groupe d'amitié entre l'Hexagone et le petit mais richissime pays du Golfe. De tels groupes existent déjà à l'Assemblée nationale et au Sénat pour la plupart des pays. Le Qatar a déjà le sien au palais Bourbon, présidé par l'ex-ministre UDI Maurice Leroy.

Au Sénat, Jean-Pierre Raffarin, actuel président de la commission des Affaires étrangères, et Pierre Charon, un sénateur UMP de Paris proche de Nicolas Sarkozy, ont initié cette démarche. «Avant, le Qatar était rattaché au groupe d'amitié Arabie Saoudite - pays du Golfe. On veut maintenant un groupe cohérent», confirme Pierre Charon au Scan. Le but? «Excercer une diplomatie parallèle et réparatrice», dit-il, soucieux d'éviter d'éventuelles crises diplomatiques avec l'émirat.

«On a posé toutes les questions qui fâchent»

Mais l'apparition de cette structure, quelques semaines après les attentats, alors que le Qatar est suspecté de financer le djihadisme, est-elle bienvenue? «Oh vous savez Nicolas Sarkozy est tous les quinze jours au stade avec le prince du Qatar propriétaire du PSG et il n'a pas l'impression d'être en insécurité», élude Pierre Charon, certain que l'émirat ne peut être suspecté. Selon un parlementaire cité par Le Canard enchaîné, c'est justement l'ex-président de la République qui serait derrière la création du groupe d'amitié. «C'est faux et ridicule», assure Pierre Charon. Lui n'y voit qu'une «clarification» de ce qui existe déjà: «Nous sommes déjà une vingtaine d'élus de droite et de gauche à déjeuner régulièrement avec l'ambassadeur. Pendant trois ans, on a posé toutes les questions qui fâchent à son prédécesseur», argumente le sénateur.

Mohamed al-Kuwari, qui a dirigé l'ambassade du Qatar à Paris jusqu'en 2013, est réputé pour s'être constitué un solide carnet d'adresses. «Pour son pot de départ, il y avait toute la République», rappelle Pierre Charon.

source via Les M.E.

Tag(s) : #POLITIQUE

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