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Par Thomas Bourdeau

L’industrie pornographique sait souffler le chaud et le froid. En l’occurrence, depuis la mise en vente des noms de domaines en .xxx, c’est un vent de panique qui souffle dans les enregistrements. Et ce sont les plus éloignés de cette industrie qui s’inquiètent des méfaits qu’un site en .xxx pourrait entraîner sur leur réputation sur la Toile. Pour se protéger, même le Vatican s’y est mis.

Acquérir un bon nom de domaine peut engendrer beaucoup de trafic ou rapporter énormément d’argent. Dans le domaine pornographique, Sex.com avait ainsi été négocié à près de 14 millions de dollars en 2010, alors que porn.com valait, en 2007, plus de 9 millions de dollars.

Depuis mars, l'Icann, l'organisme chargé de réglementer les noms de domaine de l'internet, a autorisé la création d'adresses avec le suffixe .xxx, pour les sites à contenu pornographique. Cette modification peut entrainer de véritables avantages. Entre autres, ce sera la société de sécurité informatique McAfee qui assurera la surveillance quotidienne du domaine. Cela rendra ces sites plus sûrs pour les utilisateurs, mais aussi cette concentration de sites pornographiques permettra de mieux les identifier. Le filtrage parental sera donc plus efficace.

Spéculation à tout crin sur le .xxx

Mais quand on parle de libéralisation, cela peut aussi sous-entendre spéculation, voire foire d’empoigne. C’est ce qui se passe actuellement par l’intermédiaire de l’ICM Registry, le lieu d’enregistrement des noms de domaine en .xxx. ICM Registry avait pourtant permis à diverses sociétés, associations, acteurs et autres célébrités de sécuriser des adresses liées à leur nom.

Mais depuis que la vente de ces adresses a débuté pour les particuliers, c’est un peu la spéculation à tout crin. Dans cette ordre, et afin de se protéger d’enregistrements malveillants, on y a appris qu’une université américaine était prête à débourser plusieurs abonnements en .xxx afin d’éviter que son nom soit récupéré à des fins pornographiques. « A la base, on essaie de protéger le nom et la marque de l'Université, pour éviter que des gens s'en servent d'une façon qui ne nous plairait pas », explique à l'AFP le porte-parole de l'Université de Californie à Berkeley, Robert Sanders.

Un million de visites par jour sur le site buy.xxx

Est-ce un vent de panique justifié ? Toujours est-il qu’en plus d’universités américaines, des musées, des multinationales et même le pape sont prêts à payer cher pour s'acheter des noms de domaine internet avec le suffixe .xxx, dans l'espoir d'éviter de voir leur nom associé à des sites pornographiques.

L’ICM Registry a ainsi enregistré près d'un million de visites par jour sur le site buy.xxx, où l'on trouve les procédures à suivre pour ce faire. L'université de Stanford, le Louvre, Coca-Cola, Sony, le Vatican, l'AFP et des mouvements scouts ont déjà réservé des adresses en .xxx. Pour les acteurs économiques de l’industrie du X en revanche, ce n’est pas la ruée vers le .xxx…

source: RFI

Tag(s) : #INTERNET - COMMUNICATION

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