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Si l’euro ne survit pas à la crise, nous serons obligés de retourner au franc : réponses aux interrogations fréquentes

Nous essaierons ici de répondre aux objections les plus fréquemment formulées contre l’idée d’un retour au Franc.


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L’Euro n’est pas responsable de l’inflation.

Si l’Euro n’est pas la cause de l’inflation, il a indéniablement contribué à faire monter les prix.

L’inflation est un phénomène durant lequel une monnaie perd de sa valeur parce que trop de ses billets, de ses pièces, et de son argent électronique, sont produits.
La chute de la valeur de cette monnaie entraînant une montée des prix, mais aussi des salaires.

Il est donc vrai de dire que l’inflation n’est pas due à l’Euro lui même.

Cependant le phénomène de l’inflation(dépréciation de la valeur d’une monnaie) est à différencier de celui de l’augmentation du coût de la vie.

L’augmentation du coût de la vie est généralement causée par des choses telles que la spéculation financière et la raréfaction des ressources, mais avec l’Euro le coût de la vie a aussi augmenté parce que :

- Des commerçants ont arrondi les prix aux supérieurs.
- Des commerçants tendent à se rapprocher, en valeur absolue, des prix psychologiques qu’ils pratiquaient sous le Franc. Ainsi, des produits qui étaient vendus à 5 Francs coûtent désormais presque 5 Euros. Ces augmentations de prix n’étant justifiées par rien si ce n’est la tentation de se rapprocher des chiffres utilisés sous le Franc afin d’accroître les marges bénéficiaires.

La valeur forte de l’Euro nous avantage lorsque nous importons des produits étrangers, grâce à lui le pétrole nous coûte moins chère, et l’état peut emprunter à des taux moindres.

Une bonne monnaie n’est pas une monnaie dont la valeur est forte, mais une monnaie dont la valeur correspond à l’économie du pays.

Lors de sa création, la valeur de l’Euro a été basée sur celle du deutsch mark(monnaie allemande).
Et en adoptant l’Euro des pays comme la Grèce, l’Espagne, l’Italie et la France se sont retrouvés avec une monnaie bien plus forte que celles qu’ils avaient jusqu’alors.

Ceci a eu pour conséquences d’alourdir les coûts de production de leurs entreprises, de détruire leur compétitivité, de favoriser les délocalisations vers des pays aux monnaies moins fortes, de fortement augmenter le chômage, et de forcer ces états à s’endetter plus encore pour compenser la réduction de leurs exportations.

Cette situation équivaut à un offrir un salaire de 800 Euros à un employé qui en gagnait 3000, et à lui affirmer qu’il est gagnant parce qu’il est désormais obligé de s’endetter à des taux moindres pour pouvoir vivre quand auparavant il n’avait pas besoin de contracter de dettes.

L’Euro nous protège des attaques spéculatives.

L’Euro fait le contraire de nous protéger.

La crise actuelle trouve son origine aux États-Unis. Ce pays a, par le biais de ses lois ultra-libérales, laissé ses banques accorder des prêts à des personnes et à des entreprises dont les ressources financières étaient fragiles ou incertaines.
Un grand nombre de ces personnes et de ces entreprises se sont, par la suite, retrouvées dans l’impossibilité de rembourser les banques qui par voie de conséquence ont fait faillite.

Les faillites sont telles que c’est l’économie du pays dans son ensemble qui est déstabilisée et que celui-ci se voit désormais en mauvaise posture sur les marchés financiers ; cette mauvaise posture sur les marchés financiers ayant pour effet d’accélérer la crise. Aussi c’est là que les Etats-Unis ont choisi de distraire les marchés en attirant leur attention sur l’Euro.

L’Euro n’est pas né d’une volonté populaire que des dirigeants auraient captée et satisfaite. L’Euro est né de la volonté de dirigeants ayant usé de toute sorte d’arguments marketing pour doucement l’imposer aux peuples.
Aussi, bien que les peuples aient tant bien que mal accepté l’Euro, il reste inconcevable pour chacun d’eux d’avoir à payer les dettes d’un autre pays. Il est, par exemple, inconcevable pour les allemands de payer les dettes faramineuses de la Grèce, de l’Espagne, de l’Italie, ou d’un autre pays faisant partie de l’union européenne.

La faiblesse de l’Euro est donc d’être une construction artificielle réalisée par la seule volonté de dirigeants politiques ; et c’est cette faiblesse qu’attaquent les États-Unis dans le but de se faire temporairement oublier des marchés financiers.

La dette va augmenter mécaniquement car la valeur de l’Euro est supérieure à celle du Franc.

Non, les faits indiquent que la dette n’augmentera pas si la France sort de l’Euro.

Par contre la dette augmentera de manière certaine si la France reste dans l’Euro parce que cette monnaie détruit l’activité industrielle du pays, qu’elle réduit fortement ses exportations, et qu’elle le contraint à contracter toujours plus d’emprunts pour compenser le manque à gagner.

De plus, si la valeur du Franc baisse, il en sera de même pour celle de l’Euro.

Lorsque la France sortira de l’Euro, l’Allemagne ne pourra pas supporter à elle seule le poids des autres pays, et elle devra à son tour l’abandonner.

Ces sorties entraîneront une baisse de la valeur de l’Euro.

Retourner à une monnaie dont la valeur correspond à l’économie du pays entraînera un regain d’activité économique, et donc un afflux d’argent. Un afflux d’argent avec lequel les dettes émises en Euro, une monnaie qui aura perdu sa valeur, pourront être plus facilement honorées.

On honore plus facilement ses dettes lorsque l’on a un emploi.

Désirer un retour au Franc c’est être passéiste.

Le retour au Franc ne se justifie pas par un esprit de nostalgie mais par une nécessité économique.

Ce n’est pas être passéiste que de vouloir abandonner une idée faussement progressiste comme l’aura été celle de l’Euro.

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Source : http://blog.retouraufranc.com/repon...

Si vous avez d'autres objections vous pouvez aller les formuler directement sur le blog source de cet article.

Url du sondage : http://www.retouraufranc.com

Source : agoravox vu sur "Wikistrike"

Tag(s) : #Crise de l'Euro

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