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L'autorité de sûreté nucléaire sonne l'alarme alors que l'opérateur de la centrale ne parvient pas à contenir l'eau radioactive qui se déverse dans l'océan.

Vue aérienne du réacteur numéro trois de la centrale nucléaire de Fukushima. (c) Reuters

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L'eau hautement radioactive qui se déverse dans l'océan à partir de la centrale nucléaire de Fukushima, endommagée par un séisme et un tsunami il y a deux ans, créée une "situation d'urgence" que son opérateur a du mal à contenir, a déclaré lundi 5 août un responsable de l'autorité nucléaire japonaise (NRA).

Cette eau contaminée, qui a atteint une barrière en sous-sol, est en train de monter vers la surface et dépasse les limites légales de d'écoulement radioactif, a expliqué Shinji Kinjo, responsable d'un groupe de travail à l'Autorité de régulation nucléaire.

Les contre-mesures prévues par l'opérateur de la centrale, Tokyo Electric Power (Tepco) ne sont qu'une solution temporaire, estime-t-il et Tepco ne réalise pas que l'heure est grave, ajoute-t-il. "C'est pourquoi nous ne pouvons tout simplement pas laisser cela à Tepco tout seul. [...] Actuellement, nous avons une situation d'urgence".

Tepco a été très critiqué pour son manque de préparation à la catastrophe de 2011 et sa réponse inepte à la fusion des réacteurs.

Quelles conséquences pour la mer ?

On ne connait pas pour l'instant avec certitude l'ampleur de la menace posée par l'eau contaminée venant du sol. Dans les premières semaines après la catastrophe, le gouvernement japonais avait autorisé Tepco à déverser en urgence des milliers de tonnes d'eau contaminée dans le Pacifique.

Mais la diffusion de ces eaux toxiques a été très critiquée dans les pays voisins ainsi que par les pêcheurs japonais. Depuis, la compagnie d'électricité a promis qu'elle ne déverserait pas d'eau irradiée sans le consentement des localités voisines.

"Jusqu'à ce que nous connaissions la densité exacte du volume de l'eau qui s'échappe, je ne peux pas honnêtement spéculer sur les conséquences pour la mer", témoigne Mitsuo Uematsu, d'un centre spécialisé de l'université de Tokyo.

L'opérateur quantifie les fuites radioactives

Dimanche, Tepco a communiqué la première estimation publique des fuites radioactives dans l'océan Pacifique depuis la catastrophe du 11 mars 2011.

Entre 20 et 40 mille milliards de becquerels ont ainsi fui dans les eaux de l'océan de mai 2011, soit deux mois après la catastrophe, à juillet 2013, estime Tokyo Electric Power Co.


(Avec agences = vu sur Le nouvel Obs )

Tag(s) : #NATURE - ECOLOGIE

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