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En direct: La fermeture du site de téléchargement de fichiers par le FBI jeudi soir a entraîné une riposte des hackers Anonymous, qui s'en sont pris à de nombreux sites institutionnels et d'entreprises

 

 Par LIBÉRATION.FR, QUENTIN GIRARD

 

Image représentant les Anonymous. (Photo DR)

 

 

L'essentiel:

•Le site Megaupload a été fermé par le FBI jeudi soir lors d'une vaste opération de police. Plusieurs personnes ont été arrêtées, notamment en Nouvelle-Zélande, dont le fondateur, Kim Dotcom.

Le site de téléchargement de fichiers, fréquenté par 50 millions de visiteurs chaque jour, est jugé «responsable d'un piratage considérable sur Internet de nombreux types de contenus protégés par les droits d'auteur». L'acte d'accusation de la justice américaine a été mis en ligne.

Les pirates Anonymous ont organisé la riposte sur Internet. Plusieurs sites institutionnels américains sont tombés dans la nuit, avant de revenir. Vendredi soir, c'est le site de l'Elysée qui semble à son tour être attaqué.

La fermeture du site intervient dans un contexte de guerre ouverte entre les législateurs américains qui veulent faire passer une loi très restrictive contre les violations de droits d'auteur et plusieurs acteurs majeurs de l'Internet. Wikipédia a fermé ainsi ses pages en anglais pendant 24 heures, mercredi, en signe de protestation.

En France, Nicolas Sarkozy s'est réjoui de l'action contre le groupe Megaupload. La Commission européenne désapprouve pour sa part cette fermeture.

A lire: C'est quoi Megaupload ?

 

21 heures. Le site du ministère de la justice est actuellement indisponible tout comme celui d'Hadopi mais celui de l'Elysée a résisté aux attaques.

 

20 heures. Le site Alloshowtv, qui recensait notamment les films et séries hébergés sur des sites comme Megaupload, a annoncé ce vendredi soir qu'il fermait «définitivement» ses portes. «Cette fermeture est principalement due au déréférencement de notre site par les moteurs de recherches (google, yahoo, bing) mais aussi par la pression exercée par les ayants droits sur les fournisseurs d'accès pour bloquer le site», expliquent les créateurs.

18h30. Le site de l'Elysée malmené par les Anonymous ? Comme le signale Pc Inpact, le site officiel de l'Elysée serait aussi actuellement attaqué par le collectif de pirates informatiques. S'il est toujours accessible, dans l'url s'affichent des messages inattendus de manière aléatoire, surtout quand on utilise les navigateurs Chrome ou Safari. «We are legion , «Sarkozy le peuple aura ta peau» ou «Megaupload» peut-on ainsi lire comme le montrent les captures d'écran ci-dessous (cliquez dessus pour les agrandir). Nicolas Sarkozy s'est réjoui ce matin de la fermeture de Megaupload.

Pour s'en prendre aux sites en général via des attaques DDOS (ce qui ne semble pas être le type d'attaque utilisé ici), le collectif Anonymous propose un logiciel baptisé LOIC. Le principe est simple comme l'explique le Monde.fr: «L'utilisateur consent à faire partie d'"un réseau de robots volontaires", permettant une attaque coordonnée.» Des versions en ligne de LOIC peuvent utiliser votre ordinateur sans votre consentement, juste en cliquant sur le lien.

Sur Facebook, la page Opération Revolution France, qui suit d'ordinaire l'actualité des Indignés, appelle à attaquer le site de l'Elysée.

 

17h45. La toute puissance des Etats-Unis. Pour Loïc Damilaville, directeur général adjoint de l'Association française pour le nommage internet en coopération (Afnic), l'office d'enregistrement officiel du .fr., «s'attaquer à des serveurs hébergés dans plusieurs pays équivaut à couper la tête à une hydre. Mais intervenir sur un nom de domaine, c'est taper au cœur du dispositif névralgique».

Le nom de domaine - soit l'identifiant - de Megaupload se terminant par .com, la plateforme tombe sous le coup du droit américain. C'est en effet une société américaine basée en Californie, Verisign, qui gère les 95 millions de noms de domaine en .com.

=> A lire: la fermeture de Megaupload, démonstration du pouvoir américain sur le net

«Une fois que la justice américaine prend une décision et qu'elle enjoint à Verisign de couper le nom de domaine, l'action elle-même ne prend que quelques minutes, même s'il y a ensuite un "délai de propagation" qui peut prendre plusieurs heures», souligne M. Damilaville, interrogé par l'AFP.

«Les autorités américaines ont clairement la mainmise sur toutes les extensions numériques qui sont gérées par des prestataires américains ou situés aux Etats-Unis. On est en plein cœur de la problématique sur le droit applicable lorsque l'on parle de nom de domaine, il y a un vrai conflit de juridiction», selon Loïc Damilaville.

 

17h30. Kim Dotcom, le fondateur de Megaupload, après son arrestation en Nouvelle-Zélande.

(photo TV3/AFP)

17 heures. «Guerre», «contre-attaque», musique épique dans leur vidéo, les Anonymous aiment jouer avec des références de la culture geek, V pour Vendetta pour le masque, mais aussi Star Wars, évidemment. On ne résiste donc pas à mettre la vidéo de la bataille de Hoth entre l'empire et les forces rebelles acculées, lors de l'épisode V de la saga, l'Empire contre-attaque.

Megaupload est aujourd'hui tombé tel la base Echo et les Snowpeeder qui tournent autour des TB-TT comme des mouches rappellent les attaquent dans la nuit des Anonymous contre les sites américains.

 

16h30. De nombreuses vidéos mises en ligne sur YouTube par le collectif Anonymous, ou des personnes s'en revendiquant, dénoncent l'action du gouvernement américain.

 

A lire: Indignés et Anonymous, d'où vient le masque?

16h15. Le collectif Anonymous se félicite sur son blog d'avoir lancé «la plus grande attaque de son histoire» et fait la liste des sites attaqués dans la nuit. «La journée d'hier a été épique», se félicite-t-il.

La plupart des sites visés sont à nouveau accessibles.

16 heures : A Auckland, la police a fouillé toute la journée la maison du fondateur de Megaupload, Kim Dotcom.

15h45. Quels sont les dangers exactement des attaques DDOS utilisées par les collectif Anonymous et comment ça marche? Pour en savoir plus, cliquez ici.

15 heures. «Depuis Napster au milieu des années 1990, quand un système est écarté par la justice, un autre prend la place», explique Sophian Fanen, journaliste au service écrans-médias de Libération dans un tchat en direct, ici. Selon lui, «on se dirige lentement vers une forme de licence globale, au moins partielle, pour valoriser les échanges et permettre à l'argent généré de revenir aux artistes et pas à des organisations quasi-criminelles comme Megaupload».

14h45. Bruxelles mécontent. La commissaire européenne en charge des nouvelles technologies, Neelie Kroes, a jugé ce vendredi «mauvais» les projets de loi antipiratage aux Etats-Unis et la décision de fermer Megaupload.

«Nous n'avons pas besoin d'une mauvaise législation mais plutôt de protections pour un réseau ouvert», a-t-elle affirmé dans un message sur son compte twitter en référence au Sopa, le projet de loi antipiratage en discussion aux Etats-Unis pour renforcer la protection des droits d'auteurs.

«La réglementation sur l'Internet doit être efficace, proportionnée, et préserver les bénéfices d'un réseau ouvert», a-t-elle estimé dans un second message en réaction à la fermeture de Megaupload.

Ces trois commentaires sont «officiels et sont faits sur le site twitter officiel de Mme Kroes», a confirmé son porte-parole.

Les prises de position servent à «ouvrir un débat européen», mais «aucune action n'en découlera», a-t-il insisté.

14 heures. Pour le directeur général du Syndicat national de l'édition phonographique (Snep), la fermeture de Megaupload «est un signal très fort à tous ceux qui pensent se jouer de la justice», car cela montre qu'«Internet n'est pas un espace de non-droit».

«Il faut savoir que les gens de Megaupload ne sont pas des gentils pirates dont la finalité est d'échanger des fichiers. Ce sont des gens qui font avant tout du business. [...] Et, sur ces profits, aucun centime n'a été versé ni aux producteurs, ni aux artistes, ni aux auteurs-compositeurs», a-t-il ajouté.

 

13h30. L'entreprise américaine Akamai suit l'évolution du trafic Internet mondial sur ses cartes en temps réel. Aujourd'hui, les attaques contre des sites web sont en hausse de plus de 24%, menées de façon plus ou moins concertées par les Anonymous.

Même tension du côté du trafic, en hausse de 3 à 6% selon les zones dans les pays visés par des attaques par déni de service (Dos) qui visent les sites de nombreuses institutions et entreprises depuis l'annonce de la fermeture de Megaupload.

12h30. Selon l'inspecteur Grant Wormald, le créateur de Megaupload.com a tenté de se réfugier dans une chambre forte lorsque la police est arrivée.

Kim Dotcom en 2002. (Photo Tobias Schwarz. Reuters)

«Mr. Dotcom est rentré dans sa maison et a activé plusiers mécanismes de fermeture électronique», a-t-il dit. «Une fois ces codes neutralisés par la police, il s'est barricadé dans une chambre forte [...] et lorsque la police est parvenue à y pénétrer, ils ont trouvé Mr. Dotcom près d'une arme qui avait l'apparence d'un fusil de chasse à canon scié

«Ça a été plus compliqué que de frapper à la porte», a résumé l'inspecteur.

 

11h45. Pour Eva Joly, candidate Europe Ecologie-les Verts à la présidentielle, «la fermeture de Megaupload et l'arrestation de ses dirigeants est un symptôme supplémentaire de l'incapacité des pouvoirs publics à se projeter au XXIe siècle et à concevoir un projet global éthique associant rémunération des auteurs et fluidité de la culture sur Internet. Faute de stratégie publique intelligente et de réflexion internationale indépendante des lobbies, on continuera à assister à une guerre de l'industrie du copyright face aux créatures qu'elle a engendré.»

11h30. «72 minutes de silence pour Megaupload» propose une page Facebook déjà suivie par plus de 18 000 personnes.

Le site permettait en effet aux internautes non inscrits au service premium de regarder des films ou des séries pendant 72 minutes avant de se voir infliger une pause obligatoire d'au moins 30 minutes.

11 heures. Perquisition en Nouvelle-Zélande. La police néo-zélandaise a gelé plusieurs millions de dollars et saisi une Cadillac rose et un fusil à canon scié, après avoir perquisitionné la demeure du fondateur de Megaupload.com.

Des policiers se sont rendus dans la vaste propriété à Auckland (nord du pays) de Kim Dotcom. Le site de Techcrunch a mis en ligne des photos de la résidence et des objets saisis.

Kim Dotcom, également connu sous le nom de Kim Schmitz, un Allemand de 37 ans pourvu de permis de résidence en Nouvelle-Zélande et à Hongkong, a été interpellé à Auckland sur la base de mandats d'arrêt délivrés par les Etats-Unis.

(Kim Dotcom, photo Ho News. Reuters)

Comme le racontait le site Owni.fr dans un article de décembre, «Kim Schmitz est un ancien pirate informatique allemand qui traîne derrière lui un lourd passé. Il s'est illustré en pénétrant les systèmes informatiques les plus protégés, comme celui de la NASA, et s'est enrichi grâce à des transactions frauduleuses».

La justice néo-zélandaise s'est prononcée contre sa mise en liberté sous caution, de même que pour trois autres responsables du site basé à Hongkong, a indiqué la police.

 

10h30. Acte d'accusation. La justice américaine a mis en ligne l'acte d'accusation de 72 pages. Comme le note le site spécialisé Numérama, «les enquêteurs ont eu accès aux mails des dirigeants de Megaupload et aux mouvements financiers sur pas moins de 64 comptes bancaires saisis par les autorités».

Mega Indictment

10 heures. La plupart des sites attaqués par les Anonymous, comme le site du FBI, sont de nouveau accessibles ce matin. Vous pouvez suivre les dernières informations et, surtout, rumeurs sur #opmegaupload sur Twitter.

6 heures. La police néo-zélandaise a indiqué que les quatre personnes arrêtées sur son sol comparaîtront vendredi devant la justice après une demande d'extradition formulée par les Etats-Unis. Les perquisitions ont mené à la saisie d'un coupé Rolls Royce Phantom. Auckland a précisé avoir travaillé sur cette affaire pendant des mois avec les Etats-Unis.

2 heures. La fermeture de Megaupload.com a été saluée par Nicolas Sarkozy. Le chef de l'Etat français a souligné "que la lutte contre les sites de téléchargement direct ou de streaming illégaux, qui fondent leur modèle commercial sur le piratage des oeuvres, constitue une impérieuse nécessité pour la préservation de la diversité culturelle et le renouvellement de la création", selon un communiqué de l'Elysée.

Minuit. La fermeture du site a été suivie de représailles du collectif de pirates Anonymous, qui a annoncé sur Twitter avoir mis hors service de nombreux sites:

• Le ministère de la Justice américain

Universal Music Group (en guerre ouverte contre Megaupload et inversement)

Warner Music Group

Hadopi (y’a pas de raison)

• La Recording Industry Association of America,

• La Motion Picture Association of America.

Jeudi soir. La justice américaine a ordonné la fermeture du site Megaupload.com, plateforme emblématique et controversée du téléchargement direct sur internet, accusé de violation des droits d'auteur, s'attirant aussitôt une cyber-attaque des pirates d'Anonymous.

Quatre responsables du site basé à Hong Kong, dont son fondateur, Kim Dotcom, 37 ans, ont été interpellés à Auckland (Nouvelle-Zélande) sur la base de mandats d'arrêt délivrés par les Etats-Unis.

Le FBI (police fédérale américaine) et le ministère de la Justice américain ont estimé, dans un communiqué commun, qu'il s'agissait de l'une des plus "grandes affaires de violation de droits d'auteur jamais traitées aux Etats-Unis".

Le site Megaupload.com, qui était inaccessible jeudi soir depuis les Etats-Unis, permettait d'héberger des fichiers et de les partager sur internet. Dans les faits, il offrait des milliers de films, séries, émissions de télévision ou chansons en libre accès, par téléchargement direct ou streaming.

Outre le site-mère, une vingtaine de noms de domaine affiliés à Megaupload.com ont été fermés par la justice américaine, qui a également saisi 50 millions de dollars d'avoirs et lancé des poursuites contre sept responsables du site, parmi lesquels figurent les quatre personnes arrêtées en Nouvelle-Zélande.

Ces sept personnes sont "responsables d'un piratage considérable sur internet de nombreux types de contenus protégés par les droits d'auteur à travers Megaupload.com et d'autres sites", affirment les autorités américaines.

Elles sont ainsi accusées d'avoir tiré de leurs forfaits quelque 175 millions de dollars de profit et entraîné "plus d'un demi-milliard de dollars de perte pour les ayant-droits", en offrant sur leur site des produits piratés, poursuivent les autorités américaines.

Megaupload Ltd, et une autre entreprise liée à l'affaire, Vestor Ltd, ont en outre été inculpées par une chambre d'accusation de Virginie (est) de violations de droits d'auteur mais aussi d'association de malfaiteurs en vue de commettre racket et blanchiment d'argent, des infractions passibles de 20 ans de prison.

Fort de son succès sur internet, le site avait réussi à attirer les stars d'Hollywood et la presse américaine rapportait que Swizz Beatz, un producteur de musique marié à la chanteuse Alicia Keys, en était devenu le patron.

 

L'annonce de la fermeture de Megaupload.com intervient en pleine polémique aux Etats-Unis sur des projets de loi antipiratage, qui ont poussé Wikipédia à fermer l'accès à ses services en anglais mercredi et Google à masquer son logo

 

Tag(s) : #INTERNET - COMMUNICATION

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