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Prenant le pas d'une note explosive de la Cour des comptes, la justice a décidé d'enquêter sur le financement du "Hollywood-sur-Seine", où l'Elysée pourrait avoir joué un grand rôle.

 

Luc Besson

 

Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire portant sur les conditions de financement de la construction et du fonctionnement de la Cité du cinéma, créée par le réalisateur Luc Besson, a indiqué ce jeudi une source judiciaire. Diligentée lundi et confiée à l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales de la police judiciaire, cette enquête fait suite à un signalement de la Cour des comptes. Dans une "note confidentielle" révélée mi-novembre par Le Parisien, les magistrats de la rue Cambon avaient évoqué des faits susceptibles d'êtres reconnus comme "délit de détournement de fonds publics et de recel de ce délit". Installée dans une ancienne centrale thermique à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), la Cité du cinéma avait été inaugurée en septembre 2012 en l'absence remarquée de la ministre de la Culture Aurélie Filippetti, accusée à l'époque d'avoir "séché" la réception.

 

Enquête préliminaire sur le financement de la Cité du cinéma de Luc Besson

 

 

Un "Hollywood à la Française"

 

Dans un communiqué, Europacorp, la société de Luc Besson, s'était indignée de "cette mise en cause indue" de la Cour des comptes et relevait n'avoir "été interrogée par personne". EuropaCorp avait déploré "que cette magnifique réalisation soit prise en otage pour des règlements de compte politiques". "Il est à rappeler qu'Europacorp n'a bénéficié d'aucune aide financière publique d'aucune sorte pour sa réalisation", souligne de son coté le groupe. Europacorp a rappelé que la Cité du cinéma "a été financée par un partenariat public-privé (La Caisse des Dépôts et le Groupe Vinci) et c'est ce modèle de financement qui a permis sa réalisation - sans l'intervention financière de la Seine-Saint-Denis". Le montage financier de la Cité du cinéma avait été bouclé en 2008: 170 millions d'euros, dont 140 millions pour l'achat du foncier, détenu à 100% par la société Nef-Lumière (75% la Caisse des dépôts, 25% Vinci) et 30 millions pour la construction des plateaux de tournage via différentes sociétés de Luc Besson et Quinta communications, le groupe du producteur et homme d'affaires tunisien, Tarak Ben Ammar. Les concepteurs de la Cité du Cinéma affichent l'ambition d'en faire un "Hollywood à la française", le complexe permettant la production en France de films de A à Z.

 

source

 

 


Tag(s) : #ACTUALITES

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